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L'Euro-2020 passera-t-il par Bruxelles ? L'UEFA se prononce jeudi

© Belga/AFP/Archives / Par Matthieu DEMEESTERE | La maquette de l'Eurostadium, lors de la présentation du projet le 25 mai 2016 à Bruxelles

BRUXELLES (AFP) - 

Le comité exécutif de l'UEFA doit dire jeudi s'il conserve Bruxelles parmi les villes hôtes de l'Euro-2020, un verdict très incertain, lié à un projet de grand stade toujours pas sorti de terre et qui semble plus que jamais enlisé.

Pour l'instance dirigeante du football européen, la décision relève du casse-tête, alors que la Flandre, la région belge qui doit trancher en dernier recours, n'a pas encore délivré le permis de construire.

La firme de BTP Ghelamco se dit capable de bâtir en 18 mois l'"Eurostadium" de 60.000 places, sur un terrain appartenant à la ville de Bruxelles située en terre flamande, sur la commune limitrophe de Grimbergen.

Mais ces dernières semaines, c'est surtout la détermination des opposants, sur fond de rivalités communautaires, qui a marqué les esprits en Belgique.

Jeudi le sort de Bruxelles, l'une des treize villes choisies en 2014 pour accueillir l'Euro-2020, figure en tête de l'agenda du comité exécutif de l'UEFA qui se réunit à Nyon (Suisse) jeudi à partir de 10H00 (09H00 GMT).

Concernant le match d'ouverture, pour lequel Bruxelles est en lice, les plans B possibles sont Amsterdam, Glasgow, Rome ou Saint-Pétersbourg, qui figurent toutes déjà parmi les treize cités choisies.

Si la capitale belge devait être écartée, pour les autres matches de poules et le 8e de finale elle serait remplacée par Cardiff, Stockholm ou Londres, qui doit déjà accueillir à Wembley la finale et les demi-finales.

- Les avis négatifs s'empilent -

A Grimbergen, les riverains du site choisi, dit du "parking C", sont nombreux à espérer ces solutions alternatives car ils craignent les nuisances de bruit et de circulation si le stade est bâti.

Dans cette commune d'environ 30.000 habitants, l'enquête publique sur la nouvelle demande de permis de Ghelamco a débouché mi-novembre sur plus de 1.200 réclamations individuelles et près de 50 pétitions collectives contre le stade, d'après la presse belge.

Le groupe de BTP, retenu en 2014 par la ville et la région de Bruxelles pour construire et gérer la future infrastructure, a été aussi été accusé cette semaine de ruser sur sa superficie, qui serait deux fois supérieure aux 70.000 m2 annoncés (dont près d'un tiers pour les bureaux jouxtant le stade).

Résultat: entre celui de la municipalité de Grimbergen et ceux des administrations locales de la mobilité ou de l'urbanisme, les avis négatifs s'empilent sur le bureau de la ministre de l'Environnement de la région flamande, Joke Schauvliege, censée trancher d'ici fin janvier.

"Il reste à voir quels arguments pourraient être avancés pour passer outre ces avis, à ce stade-ci je n'en vois pas beaucoup", résume pour l'AFP Arnaud Pinxteren, député écologiste du Parlement régional bruxellois.

Pour cet élu, qui plaide plutôt pour une rénovation de l'actuel stade "Roi-Baudouin", l'UEFA a deux options: écarter Bruxelles dès jeudi ou lui laisser encore une chance en exigeant "une série de garanties" sur la faisabilité du grand stade dans les délais.

-'Une Belgique qui ne marche plus'-

Le projet actuel de Ghelamco survivrait-il à un désaveu de l'UEFA pour l'Euro-2020 ? La fédération belge de football ne s'exprime pas. Mais l'inquiétude est perceptible chez d'autres ardents supporters, comme Alain Courtois, échevin (adjoint au maire) chargé des sports à Bruxelles.

"Le stade à l'heure actuelle c'est le symbole de cette Belgique qui ne marche plus parce qu'il y a trop de décideurs, trop de communautés, trop de régions, trop de tout", s'est emporté le 1er décembre cet élu qui porte le projet depuis trente ans.

L'élu libéral francophone en a appelé au gouvernement fédéral, qui "doit se déterminer".

Il n'a pas caché ses regrets sur le manque d'implication du Premier ministre Charles Michel, issu du même parti que lui, soupçonné de vouloir ménager ses partenaires de la N-VA (nationalistes flamands) au sein du gouvernement qui sont réputés fermes opposants au dossier.

Selon le quotidien La Libre Belgique, Charles Michel aurait répliqué devant des élus de son parti que le dossier était "mal torché depuis le début par des amateurs", jugeant "absurde" de "faire un stade bruxellois sur un terrain flamand".

Par Matthieu DEMEESTERE

© 2017 AFP