Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

Samy Gemayel : "Au Liban, le Hezbollah dicte au gouvernement sa politique étrangère"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Lulendo, maître des rythmes de la forêt

En savoir plus

FOCUS

Immigration en Allemagne : l'apprentissage de la langue, clé de l'intégration

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Panne et pagaille à l'aéroport d'Atlanta

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les sommets de la honte"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Guy Verhofstadt : "L'avenir de nos régions ne se trouve pas dans le séparatisme"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Dimitris Avramopoulos : "L'Union européenne fait son devoir moral et légal"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Le Mexique ne contribuera en aucune façon au financement du mur de Trump"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Les Tunisiens sont de plus en plus nombreux à s’immoler par le feu

En savoir plus

Seconde phase des élections au Népal

© AFP | Une Népalaise s'apprête à déposer son bulletin de vote lors de la deuxième phase des élections, le 7 décembre 2017 à Katmandou, au Népal

KATMANDOU (AFP) - 

Les Népalais se rendaient aux urnes jeudi dans le sud du pays dans l'espoir de tourner la page de l'instabilité qui mine ce pays pauvre de l'Himalaya depuis la fin d'une sanglante guerre civile il y a une décennie.

Ce vote marque la second temps d'élections pour les assemblées nationale et provinciales et sont les premières du genre sous la Constitution de 2015. Issue de longues années de négociations depuis la fin du conflit en 2006, la charte fondamentale a institué un État démocratique à structure fédérale, en établissant sept provinces.

12,2 millions d'électeurs des régions méridionales étaient appelés aux urnes jeudi, onze jours après que le nord montagneux eut voté.

Des milliers de policiers et soldats ont été déployés à Katmandou et dans les plaines jouxtant l'Inde par crainte de troubles. Le sud du Népal est une mosaïque de minorités ethniques qui s'estiment floutées par la nouvelle Constitution, mécontentement à l'origine de sanglants heurts ces dernières années.

Les rues de la capitale népalaise étaient particulièrement calmes à l'ouverture des bureaux de vote, les véhicules étant interdits de circulation.

Les Népalais votent pour la première fois pour des assemblées provinciales tout juste créées. Celles-ci devraient contrebalancer l'influence du gouvernement central, marqué par une grande instabilité politique.

"Maintenant il y aura des personnes spécifiques pour différentes parties du pays, ce sera plus responsable", a déclaré Bishwa Shrestha, 46, après avoir déposé son bulletin dans l'urne à Katmandou.

La nation enclavée a été déchirée entre 1996 et 2006 par une décennie d'insurrection maoïste, qui a coûté la vie à 17.000 personnes et abouti à la chute de la monarchie.

Mais la transition démocratique a été chaotique: au cours des 11 dernières années, le Népal a ainsi connu 10 changements de Premier ministre.

Les analystes estiment que le changement pourrait être limité car les trois partis qui dominent la scène politique depuis la fin du conflit devraient remporter le gros des sièges, tant au niveau national que provincial.

Le parti maoïste formé par d'anciens guérilleros a passé un accord avec les communistes du CNP-UML, créant un mastodonte électoral difficile à battre.

Actuellement aux commandes, le Congrès népalais, parti centriste, s'est acharné, lui, à former des alliances avec des formations plus petites pour essayer de se maintenir au pouvoir.

Le décompte des bulletins commencera dans tout le pays à la fermeture des bureaux de vote à 17h00 (11H15 GMT). Les résultats sont attendus dans les prochains jours.

© 2017 AFP