Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Grève générale au Bénin, mouvement contre la suppression du droit de grève

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Calais : plus jamais "jungle"

En savoir plus

LE DÉBAT

Macron à Calais : quelle politique migratoire ?

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Philippe Martinez : "La France a un devoir d'accueil, elle a toujours été une terre d'asile"

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Xavier Emmanuelli : "Il faut accueillir les migrants"

En savoir plus

FOCUS

Contrôle renforcé des chômeurs : le Danemark, un modèle à suivre ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Enquête au Paradis" : rencontre avec la jeunesse algérienne sous influence du salafisme

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"En Pologne, le droit à l'avortement dans le collimateur du gouvernement"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Renégociation de l'Alena : aux États-Unis, le secteur automobile s'inquiète

En savoir plus

Jérusalem: Poutine et Erdogan mettent en garde contre un regain de tension

© Sputnik/AFP | Le président turc Recep Tayyip Erdogan (D), et son homologue russe Vladimir Poutine, lors d'une rencontre à Ankara, le 11 décembre 2017

ANKARA (AFP) - 

Le présidentturc Recep Tayyip Erdogan et son homologue russe Vladimir Poutine ont averti lundi lors d'une conférence de presse conjointe que la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme capitale d'Israël risquait d'accroître les tensions au Moyen-Orient.

"La Russie et la Turquie croient toutes deux que (cette décision) n'aide pas à stabiliser la situation au Moyen-Orient mais au contraire déstabilise une situation déjà compliquée", a déclaré Vladimir Poutine, qui s'est rendu à Ankara lundi soir pour rencontrer son homologue turc.

M. Erdogan a lui estimé qu'"Israël verse de l'huile sur le feu". "Israël voit ce processus comme une opportunité pour accroître la pression et les violences contre les Palestiniens", a ajouté le chef de l'Etat turc, affirmant que M. Poutine et lui ont "une approche similaire" sur la question.

Lors d'un passage éclair en Egypte lundi après-midi, M. Poutine a appelé à "une reprise immédiate des négociations directes israélo-palestiniennes sur tous les sujets disputés, y compris le statut de Jérusalem", selon une traduction officielle simultanée en arabe de ses propos en russe.

Plus tôt lundi, M. Erdogan avait lui affirmé dans un discours qu'"avec cette reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, ils (les Etats-Unis) sont devenus complices de l'effusion de sang" dans les territoires palestiniens occupés.

M. Erdogan a une nouvelle fois dénoncé les agissements israéliens contre les Palestiniens à Jérusalem, accusant Israël d'avoir transformé la ville sainte "en une prison pour les musulmans et les fidèles d'autres religions".

"Ils ne pourront jamais laver leurs mains du sang dont elles sont trempées", a-t-il lancé. "La lutte ne s'arrêtera pas avant la création d'un Etat palestinien indépendant dans les frontières de 1967 et avec Jérusalem-Est pour capitale".

M. Erdogan a en outre affirmé qu'un sommet des leaders du monde musulman qu'il accueillera mercredi à Istanbul représenterait un "tournant" dans leur action face à la décision du président américain Donald Trump de reconnaître unilatéralement Jérusalem comme capitale d'Israël.

Depuis cette décision, annoncée le 6 décembre, M. Erdogan a multiplié les critiques contre M. Trump.

Dimanche, il s'en est pris à Israël, le qualifiant d'Etat "terroriste" qui use d'une force disproportionnée contre les Palestiniens.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, en déplacement à Paris, lui a sèchement répondu, affirmant n'avoir "pas de leçons de moralité à recevoir d'un dirigeant qui bombarde des villages kurdes en Turquie, qui emprisonne des journalistes, aide l'Iran à contourner les sanctions internationales et aide des terroristes, notamment à Gaza".

Cette flambée de tensions survient alors que les relations entre la Turquie et Israël restent fragiles, en dépit d'une normalisation l'an dernier après six années de froid dues à un grave incident maritime.

burs-lsb/glr

© 2017 AFP