Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

"Royaume" : Yumi et Moonboy, un tandem poétique, électro-pop

En savoir plus

DANS LA PRESSE

Aux Etats-Unis, la réalité "sinistre" des enfants séparés de leurs parents sans-papiers

En savoir plus

L’invité du jour

Alexandre Mars : "Faire une société dans laquelle le don sera la norme"

En savoir plus

L'INFO ÉCO

Éthiopie : le barrage pharaonique construit sur le Nil

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"Je pense, donc je foot"

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Fête de la musique : une fête qui résonne au-delà des frontières

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Nord-Sud : la place des femmes en question

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Josef Borrell : "Avec l'Aquarius, la réponse a été espagnole et non européenne"

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Journée mondiale des réfugiés : l'Europe à l'heure d'une nouvelle polémique

En savoir plus

Afrique

Comprendre le dispositif antiterroriste du G5 Sahel en 6 dates

© Ludovic Marin, AFP

Texte par Florence RICHARD

Dernière modification : 13/12/2017

Au lendemain du sommet sur le climat, la France réunit mercredi une vingtaine de dirigeants pour accélérer la mise en œuvre de la nouvelle force conjointe G5 Sahel en raison de "l'urgence" sécuritaire sur le terrain.

Lancée en début d'année, l'initiative d’une nouvelle force conjointe du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad) vise à former 5 000 soldats des cinq pays impliqués d'ici à mi-2018, dans un contexte de recrudescence d'attaques djihadistes dans la région.

Son rôle est de reconquérir et de sécuriser les zones où les groupes extrémistes mènent "des actions par surprise" avant de s'évanouir dans l'immense désert sahélien, une région aussi vaste que l'Europe.

Elle a déjà un quartier général, à Sévaré au Mali, et a récemment mené une première opération dans la zone des "trois frontières" entre Mali, Niger et Burkina Faso mais manque toujours cruellement de financements.

• 6 Février 2017 : Création d’une force conjointe décidée

Les pays membres du G5 Sahel décident lors d'un sommet organisé en février 2017, dans la capitale malienne Bamako, de réactiver le projet de création de cette force conjointe, déjà évoqué en 2015. Une décision prise dans un contexte de dégradation de la situation dans le centre du Mali, limitrophe du Burkina Faso et du Niger, gagnés à leur tour par les violences djihadistes. L’initiative reçoit le soutien de l'Union africaine (UA) et de l'Union européenne (UE).

• Juin 2017 : Première résolution adoptée à l’ONU

La France présente en juin 2016 un projet de résolution au Conseil de sécurité de l'ONU autorisant le déploiement d'une force militaire africaine chargée de combattre les jihadistes et les trafiquants de drogue dans le Sahel. Au terme de quinze jours de discussions âpres en raison des réticences américaines, cette résolution est finalement adoptée à l'unanimité. Ce premier texte est "a minima" : si le soutien est politique, le financement reste toujours en question.

• Juillet 2017 : Macron lance officiellement la force conjointe antijihadiste

Le sommet du G5 Sahel se tient dimanche 2 juillet 2017, à Bamako, au Mali, en présence des chefs des États impliqués. Un rendez-vous qui marque le coup d’envoi de la création de cette force militaire conjointe.

>> À lire sur France 24 : "G5 au Sahel : Macron lance la force conjointe antijihadiste"

• Septembre 2017: La question centrale du financement à l’ONU

Plus de deux mois après son lancement officiel, le G5 Sahel s’invite de nouveau à l’ONU. Les présidents du Mali, du Niger, du Burkina Faso, du Tchad et de la Mauritanie se retrouvent lundi 18 septembre en marge de l'assemblée générale des Nations unies, avec Emmanuel Macron, pour discuter de la mise en œuvre de cette force conjointe, appuyée par la France.

>> À lire sur France 24 : "Sous-financé, le G5 Sahel en quête de soutien à l'ONU"

L’enjeu principal est de trouver des financements, qui manquent encore cruellement à l’initiative. À ce jour, le financement de la force G5 Sahel n'est toujours pas assuré. Il est estimé à 250 millions d'euros pour ses débuts et à "400 millions à plein exercice" au printemps 2018, selon Paris. L'UE a promis 50 millions d'euros, la France 8 millions (surtout en matériels), chacun des cinq pays fondateurs 10 millions, et l'Arabie Saoudite 100 millions. Les États-Unis ont promis aux cinq pays membres de la force une aide bilatérale de 60 millions de dollars.

• Fin Octobre 2017 : Premières opérations menées par la force

Soutenue sur le terrain par la France, la nouvelle force antijihadiste G5 Sahel lance ses premières opérations aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger, une zone très instable, devenue un foyer pour les groupes extrémistes.

>> Reportage France 24 : "Premier déploiement des forces maliennes du G5 Sahel"

Le président français Emmanuel Macron déclare aussi que le succès de cette force est une "obligation collective" dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.

• 8 décembre 2017 : La Minusma en appui

Le Conseil de sécurité adopte à l'unanimité une résolution autorisant les Casques bleus de la force de l'ONU déployée au Mali à apporter un soutien logistique et opérationnel à la force antijihadiste naissante du G5 Sahel.

Le soutien de la Minusma (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali) s'exercera dans les domaines de l'évacuation médicale, du ravitaillement en carburant, en eau et en rations alimentaires. Les Casques bleus pourront aussi mettre à disposition de la force G5 Sahel leurs unités d'ingénierie lors de l'établissement de camps de base des unités antijihadistes.

Première publication : 13/12/2017

  • MALI

    Contre-terrorisme : les forces spéciales françaises dans l’immensité sahélienne

    En savoir plus

  • MALI

    Reportage : premier déploiement des forces maliennes du G5 Sahel

    En savoir plus

  • SAHEL

    G5 Sahel : Washington annonce 60 millions de dollars d'aide

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)