Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Notre-Dame-des-Landes : le gouvernement abandonne

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ethiopie, Merera Goudina libéré de prison

En savoir plus

LE DÉBAT

Notre-Dame-des-Landes : Le choix de la raison ? (partie 2)

En savoir plus

LE DÉBAT

Notre-Dame-des-Landes : Le choix de la raison ? (1ere partie)

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Obiang : "La tentative de coup d'État en Guinée équatoriale a commencé en France"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Cinéma : les mères courage inspirent les réalisateurs

En savoir plus

FACE À FACE

Emmanuel Macron à Calais : humanité et fermeté ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Vaudeville sino-américano-britannique"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Faillite du groupe britannique de BTP Carillion : mais que s'est-il donc passé ?

En savoir plus

EUROPE

Brexit : Theresa May lâchée par sa majorité sur un vote crucial au Parlement

© Daniel Leal-Olivas, AFP | Le drapeau européen flottant à côté du Parlement, à Londres, le 13 décembre 2017.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 13/12/2017

Theresa May a perdu de justesse un vote crucial concernant un amendement modifiant la feuille de route pour les négociations sur le Brexit. Un revers qui fragilise la Première ministre britannique à la veille d'un sommet européen.

Un sérieux revers pour Theresa May. La Première ministre britannique a perdu à quatre voix près, mercredi 13 décembre, un vote crucial sur le Brexit au Parlement, en raison de la rébellion d'une partie de son camp conservateur, exposant sa faiblesse à la veille d'un sommet européen.

Malgré les efforts déployés tout au long de la journée par le gouvernement pour s'y opposer, l'amendement a été adopté par 309 voix contre 305, à l'issue d'un débat de plusieurs heures, dans le cadre de l'examen du projet de loi gouvernemental sur la sortie de l'UE. May dispose d'une courte majorité de 13 voix à la chambre des Communes.

Cet amendement, soumis par un député de la majorité conservatrice, l'ancien procureur général Dominic Grieve, prévoit que tout accord final conclu avec Bruxelles soit ratifié par un vote contraignant du parlement de Westminster.

La Première ministre en mauvaise posture

Son adoption illustre la position difficile de Theresa May, qui, depuis son revers aux dernières législatives de juin et la perte de la majorité absolue, est à la merci d'une fronde parlementaire.

Ce revers, le premier depuis l'examen du projet de loi, vient ternir la dynamique positive sur laquelle surfait la dirigeante après la conclusion vendredi d'un compromis avec Bruxelles sur les conditions du Brexit.

>> À lire : "Brexit : un premier compromis trouvé entre l'Union européenne et le Royaume-Uni"

Il tombe également fort mal pour la Première ministre, au moment où s'ouvre jeudi à Bruxelles un sommet européen de deux jours, qui doit notamment décider de passer à la 2e phase des discussions du Brexit, sur les futures relations commerciales entre Londres et l'UE. "Nous sommes déçus que le Parlement ait voté en faveur de cet amendement", a réagi dans un communiqué un porte-parole du ministère du Brexit.

Jusqu'au dernier moment, le gouvernement avait tenté de faire pencher la balance, Theresa May et son ministre chargé de la sortie de l'UE, David Davis, montant au créneau pour tenter d'apaiser les députés rebelles. "Nous soumettrons l'accord final de retrait conclu entre le Royaume-Uni et l'UE à un vote au sein des deux chambres du Parlement avant qu'il n'entre en vigueur", avait déclaré May devant la chambre des Communes.

"Trop tard !"

Davis avait quant lui assuré dans un communiqué que le gouvernement s'était "engagé à organiser un vote sur l'accord final au Parlement dès que possible après la fin des négociations". "Ce vote prendra la forme d'une résolution dans les deux chambres du Parlement et concernera tant le projet de loi de retrait (de l'UE) que les termes de notre future relation" avec le bloc européen, avait-il ajouté.

Et quelques instants avant le vote, le secrétaire d'État à la Justice Dominic Raab s'était lancé dans une ultime tentative d'amadouer les députés rebelles, avant de s'entendre sèchement signifier depuis les bancs de la chambre des Communes : "Trop tard !".

L'introduction de l'amendement avait provoqué la colère de partisans d'un Brexit dur, à l'instar du député conservateur Iain Duncan Smith, qui avait accusé Dominic Grieve de "chercher des moyens de faire dérailler le projet de loi". L'amendement, a-t-il argumenté, liera "les mains du gouvernement" dans ses négociations avec l'Union européenne.

Avec AFP

Première publication : 13/12/2017

  • BREXIT

    Brexit : un premier compromis trouvé entre l'Union européenne et le Royaume-Uni

    En savoir plus

  • UNION EUROPÉENNE

    Brexit : Londres et Bruxelles buttent toujours sur la question irlandaise

    En savoir plus

  • UNION EUROPÉENNE

    Brexit : les trois enjeux cruciaux des négociations entre Londres et Bruxelles

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)