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Biathlon: les Bleus et Fourcade de retour à la maison

© AFP / Par Keyvan NARAGHI | Le biathlète français Martin Fourcade, le 13 décembre 2017 à l'entraînement au Grand-Bornand

LE GRAND-BORNAND (FRANCE) (AFP) - 

Après quatre ans d'absence, la Coupe du monde de biathlon repasse par la France et le Grand-Bornand où les Bleus, emmenés par Martin Fourcade, auront à c?ur, de jeudi à dimanche, de briller devant leur public à moins de deux mois des JO d'hiver de Pyeongchang (9-25 février).

Cette 3e étape de la saison, après Östersund (Suède) et Hochfilzen (Autriche), sera forcément très particulière pour les Tricolores, habitués depuis longtemps à évoluer loin de leurs bases. Certes, tous les yeux sont rivés cet hiver vers le grand rendez-vous olympique mais pour les biathlètes français, le passage par la station de Haute-Savoie pourra difficilement être négligé. Avec un chef de file de la trempe de Fourcade et une belle densité globale en haut de la hiérarchie, hors de question de se cacher.

Obnubilé par son rêve olympique, Fourcade ne fait pas d'un 7e Gros Globe d'affilée une obsession mais nul doute qu'il a coché les dates du "Grand Bø" sur son agenda. Le N.1 mondial et futur porte-drapeau de la délégation française aux JO goûterait volontiers une revanche sur Johannes Bø, qui le malmène depuis le lancement de l'exercice actuel. Avec 3 victoires en 5 courses, le Norvégien est intenable et a démarré la saison sur les bases du Fourcade 2016-2017, le Pyrénéen ne devant sa première place au général qu'à sa formidable régularité (5 podiums dont un succès). L'occasion est belle de rétablir l'ordre et de marquer le coup devant les supporteurs français.

- 'Gérer les émotions' -

"On a envie d'en profiter au maximum, a expliqué Fourcade, qui entrera en scène vendredi avec le sprint. A partir du moment où on milite pour une Coupe du monde à la maison, ce qui est mon cas depuis dix ans, on a envie de vivre ces moments, de les partager avec notre public, et de rendre à notre discipline ce qu'elle nous donne. Je suis conscient qu'on attend beaucoup de moi, le public, la presse. Je suis plutôt content de ma forme, de l'état d'esprit et j'ai envie de me nourrir de l'atmosphère, de cette énergie, pour savourer l?événement."

Ne pas être déstabilisé par la passion des fans et les encouragements, un contexte nouveau pour les biathlètes français, sera justement la principale problématique à laquelle seront exposés les Bleus.

"Je n'ai aucun doute sur la capacité de nos gars à tenir le coup physiquement mais le biathlon est un sport où il faut gérer les émotions, surtout derrière la carabine, donc il faudra faire avec un public que l'on n'a pas l'habitude de domestiquer", a analysé l'entraîneur de l'équipe de France Stéphane Bouthiaux.

- Braisaz est attendue -

Chez les dames, dont les débats débuteront jeudi (14h15) avec le sprint, Marie Dorin traverse une très mauvaise passe et il sera intéressant de voir si l'air du pays fait du bien à la quintuple championne du monde, elle qui n'a pas fait mieux qu'une 14e place cette saison et évolue très loin de son meilleur niveau.

C'est surtout la jeune Justine Braisaz (21 ans) qui porte haut les couleurs françaises en ce début de saison. La biathlète d'Albertville a joué les premiers rôles en ouverture de la Coupe du monde à Östersund (2e du sprint et de la poursuite) avant d'étrenner durant deux courses le dossard jaune de leader du classement général. Elle est depuis lors rentrée dans le rang (6e), abandonnant sa tunique à la Finlandaise Kaisa Makarainen, mais elle sera sans doute avec Anaïs Bescond, artisane de la 3e place du relais dimanche à Hochfilzen, la principale chance des Bleues.

Mais gare à Laura Dahlmeier. Absente d'Östersund pour cause de refroidissement, l'Allemande, ultra-dominatrice la saison dernière, a effectué son retour une semaine plus tard en Autriche. Encore trop juste sur le plan individuel, elle est tout de même montée sur la plus haute marche du podium avec ses collègues du relais et pourrait venir gâcher la fête de l'équipe de France à la maison.

Par Keyvan NARAGHI

© 2017 AFP