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Amériques

Honduras : le candidat de l'opposition reconnaît sa défaite à la présidentielle

© Orlando Sierra, AFP | "Avec la décision des États-Unis, je suis hors-jeu", a déclaré Salvador Nasralla, le 22 décembre 2017.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 23/12/2017

Le candidat de l'opposition à la présidentielle du Honduras, Salvador Nasralla, a renoncé, vendredi, à contester la victoire au chef de l'État sortant Juan Orlando Hernandez, après que ce dernier a reçu les félicitations de Washington.

Washington a salué, vendredi 22 décembre, la réélection du président du Honduras, Juan Orlando Hernandez, provoquant l'abandon de l'opposant Salvador Nasralla, qui contestait ce scrutin controversé.

"Avec la décision des États-Unis, je suis hors-jeu", a déclaré à la chaîne HCH le candidat de l'Alliance de l'opposition contre la dictature (gauche) qui s'était présenté aux élections du 26 novembre. Salvador Nasralla a annoncé son retrait de la politique et la fin de la coalition d'opposition dirigée par l'ancien président hondurien Manuel Zelaya.

Le Tribunal électoral suprême (TSE) avait validé, dimanche 17 décembre, la victoire de Juan Orlando Hernandez avec 42,95 % des voix contre 41,42 % pour Salvador Nasralla, un animateur de télévision sans expérience politique, qui exigeait la tenue d'un nouveau scrutin.

Le secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA), Luis Almagro, s'était prononcé pour un nouveau scrutin présidentiel et la mission d'observation de l'Union européenne avait appelé le TSE à la prudence avant de déclarer un vainqueur.

>> À voir : sur France 24, le candidat Nasralla demande un recomptage des votes

"Nécessité d'un dialogue national robuste"

Après avoir félicité Juan Orlando Hernandez pour sa victoire, la porte-parole du Département d'État, Heather Nauert, a indiqué, vendredi, dans un communiqué que "le résultat serré, les irrégularités identifiées par les missions d'observation de l'OEA et de l'UE, et les réactions fortes des Honduriens de tout le spectre politique soulignaient la nécessité d'un dialogue national robuste".

Les autorités du Honduras doivent, pour leur part, entamer "un important effort à long terme pour calmer les divisions politiques dans le pays et engager des réformes électorales nécessaires", a-t-elle ajouté.

Washington a aussi appelé la population à "éviter les violences" et le gouvernement hondurien à "s'assurer que les services de sécurité respectaient les droits des manifestants pacifiques, et assumer la responsabilité de toute violation de ces droits".

>> À voir : Odebrecht, le scandale qui fait trembler toute l'Amérique latine

Brutalités

Avant la déclaration de Salvador Nasralla, vendredi, l'opposition avait minimisé la portée de la reconnaissance américaine, appelant à la poursuite de la contestation. Depuis le scrutin, le pays est secoué par des manifestations réprimées par les forces de sécurité. Au moins douze personnes sont mortes lors des affrontements, selon des organisations internationales.

L'ONU et la Commission interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) ont condamné, mercredi, "l'usage excessif de la force utilisée pour disperser les manifestations, et les brutalités commises sur les manifestants arrêtés.

Le gouvernement de Juan Orlando Hernandez est un proche allié de Washington dans la région et a montré sa solidarité en votant, jeudi, contre une résolution de l'ONU, condamnant la décision américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël.

Avec AFP

Première publication : 22/12/2017

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