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Afrique

L'Algérienne Leila Zerrougui, nouvelle tête de pont de l'ONU en RD Congo

© Mohammed Huwais, AFP | Leila Zerrougui, alors représentante de l'ONU pour les enfants et les conflits armés, lors d'une conférence de presse à Sanaa, le 28 novembre 2012.

Texte par Aude MAZOUÉ

Dernière modification : 29/12/2017

À compter du 31 janvier, la Monusco sera dirigée par la diplomate Leila Zerrougui. Mais celle qui prend la tête de la mission de paix la plus importante et la plus coûteuse de l'ONU, hérite aussi de l'une des plus délicates. Portrait.

La tâche qui attend Leila Zerrougui n’est pas simple. L’Algérienne de 61 ans a été nommée, mercredi 27 décembre, chef de la mission de la paix de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco), ce géant d’Afrique centrale constamment menacé par des groupes armés.

La nouvelle promue n’est pas une débutante en la matière. Cette juriste de formation a passé plus de 30 ans à des postes de direction en droit international et en protection des civils, et dans de nombreux groupes de l'ONU chargés de défendre les droits de l'Homme. Diplômée de l’École nationale d’administration d’Alger, d’où elle est sortie en 1980, cette native de Souk Ahras, dans le nord-est de l’Algérie, a commencé sa carrière comme enseignante dans les facultés de droit et à l’École supérieure de la magistrature d’Alger, avant de devenir magistrate.

De magistrate à diplomate

Juge des mineurs et juge dans un tribunal de première instance de 1980 à 1986, puis juge de cour d’appel de 1986 à 1997, son parcours professionnel prend un tour plus politique lorsqu’elle devient conseillère juridique au cabinet du ministre algérien de la Justice, de 1998 à 2000. Elle embrasse enfin une carrière internationale en participant à plusieurs missions sous l’égide de l’ONU, notamment au Tibet en 2004 et à Guantanamo en 2005 .

Sa nomination à Kinshasa ne doit rien au hasard : de 2008 à 2012, Leila Zerrougui a aussi endossé les fonctions d’adjointe du représentant de l'ONU pour la RD Congo. Elle a également, par son parcours professionnel, développé une solide expertise dans le domaine de la défense des enfants. "J’ai passé quatre ans au Congo, la colère et le découragement peuvent parfois se faire ressentir mais il ne faut pas être fataliste, les choses finissent par avancer", confiait, le 18 janvier 2013, la représentante de l'ONU pour les enfants et les conflits armés, à France 24. "On ne peut pas se décourager car les enfants n’ont pas de voix, c’est à nous, adultes, de les faire entendre."

Mieux avec moins

Un optimisme dont elle ne devra pas se départir pour mener à bien sa mission. Car la diplomate, qui prend officiellement ses fonctions le 31 janvier 2018, commence son mandat dans un contexte sécuritaire particulièrement dégradé. Le 7 décembre, les casques bleus ont subi la pire attaque de leur histoire récente dans l'est de la RD Congo, quand quinze soldats tanzaniens ont péri alors qu'ils se défendaient contre des milices dans une de leurs bases.

Leila Zerrougui est d’autant plus attendue à ce poste que son prédécesseur, le Nigérien Maman Sidikou, jugé "trop effacé", a laissé de nombreux dossiers en suspens, notamment sur la crise dans le Kasaï ou encore l’assassinat en mars de deux experts de l’ONU.

Restent les difficultés logistiques. L’experte en droits de l’Homme devra se montrer plus efficace avec moins de moyens. La Monusco, présente depuis 1999 sur le sol congolais, reste à ce jour la mission la plus importante et la plus onéreuse de l'ONU. Avec un budget de 14 milliards de dollars par an, la mission dispose d'environ 18 000 militaires et policiers, plus de 4 000 civils postés sur le terrain. Mais les coupes budgétaires d’ores et déjà votées pour 2018 sous la pression américaine pourraient bien encore entraver son action.

Première publication : 29/12/2017

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