Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

L’État turc est "extrêmement faible", selon l'historien Edhem Eldem

En savoir plus

L’invité du jour

Turquie : "Des fraudes sont possibles, mais qui ne remettent pas en cause le résultat"

En savoir plus

L'INFO ÉCO

L'économie turque en surchauffe

En savoir plus

Pas 2 Quartier

La ferme plutôt que du ferme

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"Déclassifions les archives sur le génocide rwandais"

En savoir plus

DANS LA PRESSE

Crise migratoire en Europe : le "crash test" ?

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Côte d'Ivoire : l'eau coule à nouveau des robinets à Bouaké

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Élections en Turquie : Erdogan est-il toujours l'homme fort du pays ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Devenir Français, mode d'emploi

En savoir plus

EUROPE

Catalogne : Puigdemont demande à Madrid la restitution de son gouvernement

© Emmanuel Dunand, AFP | Carles Puigdemont lors d'une conférence de presse le 22 décembre 2017 à Bruxelles.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 31/12/2017

Depuis Bruxelles où il est exilé, l'indépendantiste catalan Carles Puigdemont a profité de ses vœux 2018 pour demander au pouvoir espagnol des négociations politiques ainsi que la restitution de son gouvernement, destitué le 27 octobre.

La demande risque de rester un vœu pieu. Samedi 30 décembre, dans ses vœux pour 2018, l'indépendantiste catalan Carles Puigdemont a exigé une négociation politique et la restauration par Madrid de son gouvernement, destitué après la déclaration d'indépendance du 27 octobre.

"Comme président, j'exige du gouvernement espagnol et de ceux qui le soutiennent [...] qu'ils restaurent tout ceux qu'ils ont destitué sans l'autorisation des Catalans", a déclaré Carles Puigdemont dans un discours enregistré à Bruxelles, dans lequel il demande aussi à Madrid de commencer à "négocier politiquement".

>> À lire : Puigdemont pourrait gouverner la Catalogne depuis Bruxelles, "absurde" estime Rajoy

Dans ce message de sept minutes, Carles Puigdemont estime que les Catalans sont un "peuple démocratiquement mature, qui a gagné le droit de constituer une République d'hommes et de femmes libres", sans cependant préciser s'il encouragera à nouveau une tentative de rupture.

"Légitime"

Carles Puigdemont, qui se présente comme le dirigeant "légitime" de la Catalogne, a fui en Belgique peu avant son inculpation pour rébellion et sédition, en lien avec la tentative de rupture unilatérale du 27 octobre. S'il rentre en Espagne, il sera placé en détention provisoire, au titre d'un mandat d'arrêt émis par la justice.

"Les urnes ont parlé [...] Qu'attend donc Monsieur [Mariano] Rajoy pour accepter les résultats ?", s'interroge Carles Puigdemont dans cette allocution, faisant référence au chef du gouvernement conservateur espagnol.

Lors d'élections régionales le 21 décembre, les trois partis indépendantistes ont obtenu ensemble 47,5 % des suffrages, ce qui leur permet, grâce à une pondération des voix profitant aux régions rurales, traditionnellement séparatistes, d'avoir la majorité absolue des sièges au Parlement régional et donc, en principe, de former un gouvernement.

Mais près de 52 % des Catalans ont voté pour des partis qui défendent le maintien de la région en Espagne, compliquant davantage la sortie de crise. Carles Puigdemont dirige la liste qui a recueilli le plus de voix au sein du camp indépendantiste, "Ensemble pour la Catalogne", ce qui lui donne selon ses partisans le droit de retrouver son poste, quelle que soit sa situation judiciaire.

Avec AFP

Première publication : 31/12/2017

  • CATALOGNE

    Catalogne : Puigdemont veut rentrer de Bruxelles pour obtenir la présidence de la région

    En savoir plus

  • ESPAGNE

    Catalogne : Mariano Rajoy se dit ouvert au dialogue avec le futur gouvernement régional

    En savoir plus

  • ESPAGNE

    Les unionistes catalans : majoritaires en voix, minoritaires au Parlement

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)