Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Notre-Dame-des-Landes : le gouvernement abandonne

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ethiopie, Merera Goudina libéré de prison

En savoir plus

LE DÉBAT

Notre-Dame-des-Landes : Le choix de la raison ? (partie 2)

En savoir plus

LE DÉBAT

Notre-Dame-des-Landes : Le choix de la raison ? (1ere partie)

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Obiang : "La tentative de coup d'État en Guinée équatoriale a commencé en France"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Cinéma : les mères courage inspirent les réalisateurs

En savoir plus

FACE À FACE

Emmanuel Macron à Calais : humanité et fermeté ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Vaudeville sino-américano-britannique"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Faillite du groupe britannique de BTP Carillion : mais que s'est-il donc passé ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Grands titres, débats, éditos et histoires du jour... Nos chroniqueurs passent en revue la presse française et la presse internationale. Du lundi au vendredi à 7h20 et 9h20.

Dernière modification : 02/01/2018

Manifestations en Iran : "Un cri persan"

© France 24

Au menu de cette revue de presse française, mardi 2 janvier, le mouvement de contestation en Iran, les manifestations contre le maintien au pouvoir de Joseph Kabila en RD Congo, les vœux d'Emmanuel Macron et la possibilité d'une île...

Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook

 

À la une de la presse française, ce mardi 2 janvier, le mouvement de contestation en Iran, qui a fait une dizaine de morts en cinq jours.

Libération évoque une contestation à "l’ampleur inédite depuis 2009", lorsque les Iraniens étaient descendus dans la rue pour protester contre la réélection de l'ex-président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad. Cette fois, le mouvement serait né de "revendications économiques" et aurait élargi ses critiques contre le régime – accusé par Libé d’avoir "oublié" les Iraniens, fatigués de "se serrer la ceinture pour assouvir la soif de conquête", notamment en Syrie, de leurs dirigeants. Cette "vague de colère va-t-elle grossir au point d’inquiéter, voire de balayer" le pouvoir en place ? Le journal estime qu'"il est trop tôt pour le dire", mais que "tout est aujourd’hui possible", et qu'"on ne peut pas écarter (non plus) la possibilité que des forces internes au régime, liées aux plus conservateurs, aient cherché à déstabiliser l’actuel président réformateur, Hassan Rohani". D’où le mécontentement de Libération face à la façon dont Donald Trump se serait "empressé de souffler sur les braises en encourageant les manifestants". Libé, qui renvoie dos à dos l’Iran et l’Arabie saoudite – des deux puissances rivales "dans un même état de chamboulement interne".

Le mouvement de contestation iranien reste difficile à lire, pour le moment. D’après le chercheur Thierry Coville, toujours dans Libération, ce serait "paradoxalement (...) parce que l’économie iranienne se porte mieux que la colère s’exprime aujourd’hui". Selon lui, la situation économique se serait en réalité améliorée depuis l’arrivée de Rohani en 2013 et depuis l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, qui permet au pays d’exporter librement son pétrole. Et ce serait justement pour cette raison, parce que les attentes des Iraniens sont très fortes depuis ce moment-là, que leur mécontentement se manifeste enfin. "Les Iraniens pensaient que tous leurs problèmes allaient être résolus. Huit mois après avoir reconduit Rohani au pouvoir, ils ont le sentiment que rien ne change", explique-t-il. "Les Iraniens n’ont pas reçu les dividendes qu’ils espéraient après l’accord sur le nucléaire de 2015", confirme le politologue Vincent Eiffling dans L'Opinion – qui évoque aussi que le problème du manque d’investissements étrangers liés, d’après lui, "au risque que l’administration américaine fait peser sur les banques susceptibles de prêter de l'argent" à l’Iran.

Mouvement de contestation également en République démocratique du Congo, où les manifestations de dimanche à Kinshasa ont fait plusieurs morts. La Croix, qui parle de huit morts et de "centaines d'arrestations", rappelle que cette répression a eu lieu en marge de manifestations catholiques, relayées par des laïcs, contre le maintien au pouvoir de Joseph Kabila, en place depuis 2001. Une mobilisation due au fait que c’est sous l’égide des évêques congolais qu’a été signé, il y a un an, un accord prévoyant des élections à la fin de 2017 pour organiser le départ de Kabila, dont le mandat a expiré fin 2016. Cet accord n’a finalement pas été appliqué, et aurait laissé à beaucoup "le sentiment d'avoir été manipulés". D’après La Croix, "les observateurs voient mal comment la situation pourrait évoluer sans une pression résolue de la communauté internationale".

La situation en Iran, au Congo, mais aussi en Corée du Nord, aux États-Unis et en Europe, font partie des "grands enjeux" de l’année 2018, d’après Le Figaro, qui revient en particulier sur les fractures politiques auxquelles l’Union européenne va se retrouver confrontée cette année : "la révolte de l’Europe centrale contre Bruxelles, le Brexit avec un divorce à coucher sur le papier d’ici 2019, et le brûlant casse-tête de la Catalogne". Cette série de défis, Emmanuel Macron l’a résumée lors de ses vœux du 31 décembre, en déclarant que 2018 serait "une année décisive pour l’Europe". Une intervention dont Le Figaro a surtout retenu la déclaration du président aux Français : "J’ai besoin de vous", saluée comme la manifestation d’un "volontarisme corrigé" et d’un "début d’humilité" salutaire. Libération est moins convaincu. "Fêtes ce que je dis, pas ce que je fais", ironise le journal, en critiquant la posture "compassionnelle" du chef de l’État, qui aurait tenté de se débarrasser de son image de "président des riches", sans toutefois préciser la façon dont il aurait décidé de se mettre au service des Français les "plus démunis".

Dans une tout autre veine "fêtes de fin d’année", le Huffington Post raconte l’initiative pour le moins originale de Néo-Zélandais qui ont décidé de célébrer les débuts de 2018 et de contourner l’interdiction qui leur était faite de boire sur une plage, en construisant leur propre petite île au large de ladite plage. D’après le Huffington Post, le petit îlot en question aurait survécu à la soirée du réveillon. On ne sait pas, en revanche, si les fêtards sont rentrés à la nage.

 

Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse française (du lundi au vendredi, 6h23-7h10-10h40 heure de Paris) et la Revue de presse internationale (du lundi au vendredi à 9h10 et 13h10). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

Par Hélène FRADE

COMMENTAIRE(S)

Les archives

17/01/2018 Revue de presse internationale

"Vaudeville sino-américano-britannique"

Au menu de cette revue de presse internationale du mercredi 17 janvier : l’accord conclu entre la Birmanie et le Bangladesh pour le rapatriement des réfugiés Rohingya, des...

En savoir plus

17/01/2018 Revue de presse française

Natalité : vers la fin de "l'exception française?"

Au menu de cette revue de presse française du mercredi 17 janvier : les témoignages inédits d’anciens employés syriens du groupe Lafarge, dont six ex-dirigeants ont été mis en...

En savoir plus

16/01/2018 Revue de presse internationale

"En Pologne, le droit à l'avortement dans le collimateur du gouvernement"

Au menu de cette revue de presse internationale du mardi 16 janvier : la visite du pape François au Chili et au Pérou, la mobilisation des pro et anti-avortement en Pologne, et...

En savoir plus

16/01/2018 Revue de presse française

"Monsieur le président, traitez les migrants humainement !"

Au menu de cette revue de presse française du mardi 16 janvier : la première visite d’Emmanuel Macron à Calais, l’un des symboles de la crise migratoire en Europe, sur fond de...

En savoir plus

15/01/2018 Revue de presse internationale

"Donner sa chance à la Tunisie"

Au menu de cette revue de presse internationale du lundi 15 janvier : les manifestations anti-austérité en Tunisie, les remous provoqués par l’accord conclu entre Angela Merkel...

En savoir plus