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Dernière modification : 03/01/2018

"Faut-il abolir la bise ?"

© France 24

Au menu de cette revue de presse française, mercredi 3 janvier, le numéro anniversaire de Charlie Hebdo, trois ans après l’attentat qui a décimé sa rédaction. La colère des policiers, après l’agression filmée de deux d’entre eux. Une militante accusée de «délit de solidarité». Et l’épineuse question de la bise.

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A la Une de la presse française, ce matin, le numéro anniversaire de Charlie Hebdo, trois ans après l’attaque qui a décimé sa rédaction.

 

Trois ans après, les conséquences de l’attentat continuent de bouleverser le quotidien de ses journalistes. Escorte policière, sécurisation permanente des locaux… «trois ans dans une boîte de conserve», ironise l’hebdo – fidèle à son humour: «Le calendrier de Daech? On a déjà donné», déclare l’un des journalistes de Charlie Hebdo, claquemuré dans sa rédaction, dans le dessin de Riss. Le directeur de la rédaction, déplore notamment le coût très lourd de la protection des locaux, entre 1 et 1,5 millions d’euros par an, entièrement à la charge de Charlie Hebdo, selon lui. «Est-il normal pour un journal d’un pays démocratique que plus d’un exemplaire sur deux vendu en kiosque finance la sécurité des locaux et des journalistes qui y travaillent», interpelle Riss, qui affirme que la liberté d’expression «est en train de devenir un produit de luxe». Les juges antiterroristes, eux, espèrent achever au printemps leur enquête sur les attentats de janvier.

 

A la Une également, la colère des policiers, après le lynchage filmé de deux d’entre eux en banlieue parisienne, en marge du réveillon de la Saint-Sylvestre. «La police réclame une sévérité sans faille», annonce le Figaro, qui partage l’indignation des policiers, en demandant un «big bang pénal» face à «l’explosion» supposée de l’insécurité et une «réforme de la justice à la hauteur des promesses formulées» par Emmanuel Macron, où les peines de prison prononcées seraient réellement exécutées. L’agression filmée de deux policiers «a réveillé le malaise d’une profession dont l’autorité est de plus en plus souvent mise à mal», d’après le Parisien, qui soutient que «la police ne fait plus peur», et estime que le déploiement de la «police de sécurité du quotidien», promis par le gouvernement, ne sera sans doute pas suffisant, à lui, seul, pour «répondre à la dégradation de la situation». Le journal évoque la «cassure» qui existerait entre policiers et magistrats, dont seule une réponse commune serait en mesure d’«inverser» la tendance actuelle. La police de proximité à la sauce Macron, supposée améliorer les relations entre les habitants des quartiers populaires et la police, sera-t-elle une solution? L’Humanité en doute aussi, qui cite cette analyse d’un policier de Vigi CGT Police: «C’est toujours la même chose. On déshabille Paul pour habiller Jacques, et on change d’acronyme. Le fait est que cela ne change rien au naufrage de la politique du gouvernement dans les quartiers».

 

L’Humanité s’indigne de la comparution prochaine d’une militante d’Amnesty International devant la justice, pour avoir «facilité l’entrée (en France) de deux mineurs étrangers en situation irrégulière». D’après le journal, Martine Landry, 73 ans, serait poursuivie, en réalité, pour avoir cherché à apporter une aide juridique à des mineurs étrangers isolés, illégalement renvoyés en Italie depuis la France - un «délit de solidarité», institué par le gouvernement, selon le journal, qui l’accuse de «criminaliser tous ceux qui viennent en aide aux réfugiés», et d’avoir installé la France «dans le macabre cortège des pays murés dans leur indignité».

 

L’immigration, mais aussi les institutions, l’assurance-chômage, ou encore l’égalité hommes-femmes, des dossiers inscrits à l’agenda des six prochains mois d’Emmanuel Macron. Libération évoque un «chantier permanent», et un programme de réformes «chargé», probablement dans la ligne des mois précédents - davantage dans l’esprit de «l’orthodoxie libérale, que du centrisme flamboyant de la campagne», selon Libé. «Si la tendance se confirme, prédit le journal, le macronisme sera d’abord un alignement de la France sur les normes préconisées par les institutions internationales. Qui ne sont pas particulièrement progressistes». Le côté gauche atrophié du «macronisme», à voir aussi du côté du dessin de Willem, qui montre le président s’adressant aux sans domicile fixe, les protégeant de la pluie par de simples paroles. «Nous voilà à l’abri», ironisent-ils.

 

Un mot, pour terminer, de l’initiative d’une élue de l’Isère, qui veut abolir la bise entre les élus de sa région. La bise, cette spécialité hexagonale, qui déstabilise parfois les visiteurs étrangers, serait-elle menacée? Le Parisien relaie le cri d’une cœur de la maire du petit village de Morette: «Conseil communautaire, commissions, conférences diverses et variées, séminaires, cérémonies, manifestations : je n’en peux plus de faire la bise à des dizaines de personnes. Je souhaite pouvoir faire comme les hommes avec les autres hommes: serrer la main à tous les hommes et à toutes les femmes à la place des deux bises habituelles». Le Parisien, qui ne se prononce pas sur cette épineuse question, a, du coup, mené l’enquête. Comment s’embrasse-t-on en France? D’après le journal, on tend davantage la joue droite sur tout le nord, le centre et l’ouest de la France, contre la gauche, dans le sud-est. Les plus froids sont les habitants des Deux-Sèvres et du Finistère, avec une petite bise seulement en moyenne chaque fois, contre quatre, dans l’Aube et la Haute-Marne – on l’on ne boude pas ce plaisir.

 

Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse française (du lundi au vendredi, 6h23-7h10-10h40 heure de Paris) et la Revue de presse internationale (du lundi au vendredi à 9h10 et 13h10). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

 

Par Hélène FRADE

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