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EUROPE

Catalogne : l'ex-vice-président Oriol Junqueras ne sera pas libéré

© Josep Lago, AFP | Oriol Junqueras a été arrêté début novembre peu après la déclaration d'indépendance du gouvernement catalan.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 05/01/2018

Le Tribunal suprême espagnol a annoncé, vendredi, le maintien en détention préventive de l'ex-vice-président du gouvernement de Catalogne, Oriol Junqueras, accusé de sédition, rébellion et malversation.

Oriol Jonqueras n'assistera pas à la séance inaugurale du nouveau Parlement régional de Catalogne. En effet, la Cour suprême d'Espagne a décidé, vendredi 5 janvier, de maintenir en prison l'ancien vice-président indépendantiste catalan, incarcéré pour "rébellion" présumée.

Oriol Junqueras, chef de la Gauche républicaine de Catalogne, a été arrêté début novembre à la suite de la proclamation d'indépendance unilatérale faite par le gouvernement régional le 27 octobre.

Les trois magistrats composant la chambre d'appel de la Cour, saisis contre la décision de placement en détention prise par le juge en charge de l'affaire, ont décidé à l'unanimité de confirmer son ordonnance, a-t-on appris auprès d'un porte-parole de la Cour.

Pour les magistrats, il y a bien dans le dossier "des indices de commission des délits de rébellion, sédition et malversation de fonds de la part de Oriol Junqueras, incarcéré depuis deux mois". En outre, la possibilité de répéter de tels délits ne peut être écarté "car aucune donnée ne permet de déduire que le plaignant a l'intention d'abandonner la voie qu'il a suivie jusqu'à maintenant".

La Cour se défend de tout procès politique, soulignant que le fait d'être indépendantiste "est légitime puisque la Constitution admet la défense de n'importe quelle position politique".

De possibles conséquences politiques

La décision de la Cour a en tout cas bien des conséquences politiques: depuis les élections du 21 décembre, les indépendantistes jouissent de la majorité absolue en sièges au nouveau parlement catalan (70 sur 135) mais huit de ces députés ne peuvent pas siéger car ils sont soit en fuite en Belgique, soit en prison pour trois d'entre eux, dont Oriol Junqueras.

Au moins six de ces huit élus doivent donc trouver une solution pour permettre au bloc indépendantiste de conserver le seuil de 68 députés qui lui garantit la majorité. S'ils ne peuvent sortir de prison ou restent en exil, ils pourraient céder leur siège au candidat suivant sur la liste aux élections régionales.

Avec AFP

Première publication : 05/01/2018

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