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Dernière modification : 09/01/2018

"Complotisme, le côté obscur de la France"

© France 24

Au menu de cette revue de presse française, mardi 9 janvier, la réunion de hauts représentants des deux Corée, pour la première fois depuis deux ans. La suite de la visite d’Emmanuel Macron en Chine. L’inauguration de la rupture conventionnelle collective dans les entreprises. Et une étude sur le complotisme… qui suscite la suspicion.

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Au menu de cette revue de presse française, la réunion, qui a eu lieu ce matin,  de hauts représentants des deux Corée, pour leur premier face à face officiel depuis plus de deux ans.

«La détente est-elle en marche dans la péninsule coréenne?», s’interroge le Huffington Post, qui rapporte, notamment, que le Nord a annoncé l'envoi d'une délégation aux JO de Pyeongchang, que Séoul s'efforçait de présenter comme une "Olympiade de la paix"». D’après l’Opinion, le choix par le sud et le Nord de deux chefs de délégation expérimentés, indique que ces discussions sont «prises au sérieux des deux côtés. Le journal rappelle aussi que les services de renseignement américains reconnaissent pour leur part avoir «sous-estimé» la capacité des Nord-Coréens à se doter d’une force nucléaire efficace – le New York Times affirmant hier qu’ils auraient expliqué à la nouvelle Administration Trump, au début de 2017, qu’elle disposait de temps, jusqu’à 4 ans, avant que Pyongyang ne possède les moyens de frapper les Etats-Unis.

 

Toujours en Asie, en Chine, Emmanuel Macron s’est rallié hier aux «nouvelles routes de la soie», tout en mettant en garde contre toute tentation hégémonique de Pékin. Ces routes ne peuvent «mettre en état de vassalité les pays qu’elles traversent», «si ce sont des routes, elles ne peuvent pas être univoques», a déclaré le président – dont les Echos évoquent le «oui mais» au projet économique phare de son homologue Xi Jinping. Les réserves d’Emmanuel Macron porteraient aussi, notamment, sur le respect des normes sociales et environnementales, l’accès au marchés publics et la propriété intellectuelle. Sa fermeté affichée plaît en tout cas beaucoup au Figaro, qui estime que la diplomatie française doit s’employer à «déjouer les pièges du contre-modèle offert par Pékin» - «en Europe, prévient le journal, ses investissements se concentrent sur les pays les plus fragiles, ceux qui pourraient un jour devenir dépendants économiquement de la seconde puissance économique (mondiale), là où la tentation d’une dérive autoritaire plane déjà».

 

A noter également, l’arrestation, hier, à Londres, de l’homme d’affaires français Alexandre Djouhri, visé par un mandat d'arrêt européen dans l'enquête sur le présumé financement libyen de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Cette information a été révélée par l’Obs, qui affirme qu’Alexandre Djouhri «devrait être rapidement déféré par la justice française», qui souhaiterait l’entendre en particulier sur la revente d’une villa lui appartenant à Mougins, sur la Côte d’Azur, au fonds libyen dirigé par Béchir Saleh, l’ex-grand argentier du colonel Kadhafi. Les juges le soupçonnent de s'être entendu avec Saleh pour fixer un prix «très surévalué», et de l’avoir aidé à quitter la France au printemps 2012, alors qu'il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt dans son pays, une exfiltration qui lui aurait permis de rejoindre ensuite l'Afrique du Sud.

 

Il est aussi beaucoup question de la présentation, hier, par la direction du groupe d’habillement Pimkie, de son projet de rupture conventionnelle collective. Aujourd’hui, ce sera le tour de PSA. D’après la Croix, les deux entreprises «inaugurent» ce dispositif créé par les ordonnances sur le Code du travail, quinze jours à peine après leur entrée en vigueur – «les entreprises n’ont pas traîné», relève le journal – qui précise qu’«il ne s’agit pas de donner un chèque en blanc aux employeurs», dans la mesure où les indemnités de rupture ne peuvent être inférieures aux indemnités de licenciement et que des mesures de reclassement externe doivent être respectées. Pour l’Humanité, la messe est dite: en recourant à la rupture conventionnelle collective, Pimkie et PSA se seraient lancées «dans la course aux licenciements low cost», les directions des entreprises pouvant désormais «réduire les effectifs sans avoir besoin de prouver le moindre motif économique»: «le licenciement pour convenances financières peut voir le jour», accuse le journal, tandis que les Echos estiment que c’est «sur le contenu concret des accords conclus dans les entreprises, que l’on pourra évaluer la nouvelle procédure».

 

Un mot, pour terminer, de l’étude de l’Ifop sur le conspirationnisme en France – une enquête publiée hier dont il ressortirait que les Français sont de plus en plus sensibles aux théories conspirationnistes. D’après Libération, «l’attrait pour le côté obscur» toucherait en particulier les plus jeunes et ceux qui votent aux extrêmes – «la vérité est ailleurs», ironise Libé, qui met en garde contre la tendance consistant à affirmer que la parole officielle n’est que mensonge, et que le contenu des «médias traditionnels» n’est que manipulation. Ce faisant, «on donne un brevet de respectabilité aux vrais menteurs et aux vrais manipulateurs, qui forment l’internationale informelle et erratique du complotisme», «au détriment de la démocratie», s’inquiète le journal. L’Humanité, lui, est sceptique, mettant en cause à la fois la méthode et les conclusions de cette analyse – «on peut se demander, devant ces conclusions, qui manipule qui, et à quelle fin», critique l’Huma.

 

Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse française (du lundi au vendredi, 6h23-7h10-10h40 heure de Paris) et la Revue de presse internationale (du lundi au vendredi à 9h10 et 13h10). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

 

Par Hélène FRADE

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