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Dernière modification : 11/01/2018

"Le Pakistan malade du patriarcat"

© France 24

Au menu de cette revue de presse internationale, jeudi 11 janvier, des manifestations qui dégénèrent au Pakistan, où le correspondant de France 24 Taha Siddiqi affirme avoir été l’objet d’une tentative d’enlèvement, hier. Un vrai-faux fait divers en Australie. Le système de santé britannique au bord de l’implosion. Et une bonne nouvelle pour les homards suisses.

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On commence cette revue de presse internationale au Pakistan, où une manifestation a dégénéré hier à Kasur, dans le nord-est du pays. Le rassemblement avait été organisé pour demander justice, après le viol et le meurtre d'une fillette de 8 ans.

 

D’après Dawn, ces heurts auraient fait deux morts chez les manifestants, qui étaient descendus dans la rue pour réclamer justice pour Zainab, le nom de cette petite fille assassinée, la douzième enfant en un an à avoir été violée avant d’être étranglée à Kasur, d’après le quotidien pakistanais. L’affaire, en tout cas, provoque une indignation nationale, comme en témoigne The Daily Times, rallié, lui aussi, au hashtag «JusticePourZainab», et qui vilipende l’impunité dont jouiraient, selon lui, les auteurs de crimes visant des femmes et des fillettes au Pakistan. «Il faut reconnaître que ce pays a un problème que l’on pourrait comparer à une addiction à la drogue: le patriarcat», dénonce le journal, qui demande à l’Etat d’«investir dans la société civile », pour que la société pakistanaise devienne le lieu de l’égalité des sexes. Un lieu où les femmes pourraient investir l’espace public en toute sécurité».

L’insécurité subie par les femmes au Pakistan, mais aussi par les journalistes, comme en témoigne la tentative d’enlèvement à laquelle Taha Siddi, qui affirme avoir échappé à Islamabad. Ce lauréat du prix Albert-Londres 2014, qui collabore avec France 24, est connu pour ses critiques visant les autorités militaires. D’après le site de France24, le journaliste a annoncé hier sur Twitter avoir été agressé par un groupe d'une douzaine d'hommes alors qu'il était en route pour l'aéroport de Rawalpindi. Il aurait réussi à prendre la fuite, en subissant tout de même de légères blessures au passage. Taha Siddiqui avait déjà porté plainte l'année dernière pour harcèlement après avoir subi des pressions liées selon lui à ses positions critiques sur l'armée et les services secrets pakistanais. Et son cas ne serait pas isolé, selon Amnesty International, qui demande la fin de l’impunité pour les auteurs d’agressions contre les journalistes au Pakistan. L’ONG rappelle les attaques subies en 2017 par trois autres journalistes, Rana Tanveer, Matiullah Jan et Ahmad Noorani et celles subies trois ans auparavant par Hamid Mir et Raza Rumi, qui avaient échappé de justesse à une tentative d’assassinat.

En Australie, le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur ont accusé, au début du mois, des jeunes gens d’origine africaine d’avoir formé des gangs semant la terreur à Melbourne. L’affaire a pris une tournure allant au-delà de la simple polémique, depuis que le tabloïd britannique The Daily Mail a étayé ces accusations avec un reportage racontant que des gangs avaient ouvertement agressé, en plein jour, des policiers appelés dans un centre commercial de la ville. Une histoire toutefois mise en doute par le journal britannique The Guardian, qui rapporte que la police de l’Etat de Victoria accuse, en réalité, le photographe et le journaliste qui ont rapporté cette histoire, d’avoir «entièrement provoqué» l’émeute dont ils ont témoigné, d’avoir délibérément provoqué un groupe de jeunes gens qui étaient tout simplement en train de discuter, en commençant à les prendre en photo alors qu’ils n’auraient rien eu à se reprocher. Bien que largement biaisé, leur récit a ensuite été largement médiatisé, à la grande colère d’une partie des Australiens d’origine africaine, selon Quartz, qui explique qu’une partie d’entre eux perçoit cette affaire comme la manifestation du racisme institutionnalisé et des caricatures dont ils se disent victimes.

Au Royaume-Uni, il est beaucoup question du délabrement du système de santé, le NHS, qui a annoncé il y a quelques jours qu'il allait devoir annuler ou reporter au mois prochain près de 55 000 opérations chirurgicales non urgentes. La situation a même obligé la Première ministre Theresa May à présenter ses excuses télévisées, amenant les dirigeants des hôpitaux britanniques à s’adresser directement au ministre de la santé pour lui demander de mettre un terme à la politique d’austérité dans le domaine de la santé, et d’augmenter leur budget de façon substantielle, 4 milliards de livres, au lieu des 2,5 milliards accordés, faute de quoi plus rien ne pourra sauver le NHS. Un appel relayé ce matin à la une du Guardian. Le journal français La Croix parle lui d’un système «en plein chaos», dont le budget ne serait plus adapté à la hausse de la population et au vieillissement et dont les effectifs auraient «fondu» ces dernières années.

On ne se quitte certainement pas là-dessus, mais sur cette riante nouvelle, qu’on a trouvée dans Le Parisien, qui nous apprend qu’à partir du 1er mars, les homards devront obligatoirement être étourdis avant de passer à la casserole, chez nos voisins suisses. Les homards ne seraient d’ailleurs pas les seuls à être concernés par l’évolution de la législation, puisque tous les dispositifs empêchant les chiens d’aboyer, même ceux n’émettant qu’un jet d’eau ou de l’air comprimé, seront eux aussi interdits.

Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse française (du lundi au vendredi, 6h23-7h10-10h40 heure de Paris) et la Revue de presse internationale (du lundi au vendredi à 9h10 et 13h10). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

 

Par Hélène FRADE

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