Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

7 JOURS EN FRANCE

Devenir Français, mode d'emploi

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

À la découverte du sanctuaire Pélagos en Méditerranée

En savoir plus

TECH 24

Handigamer : le jeu vidéo pour tous

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Présidence Macron : l'avalanche de réformes

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Métamorphoses du monde : le multilatéralisme menacé

En savoir plus

FOCUS

Footballers binationaux : le choix du drapeau

En savoir plus

#ActuElles

Roxanne Varza : "C’est le moment pour les femmes de s’investir dans le numérique"

En savoir plus

MODE

Dior part en croisière à Chantilly

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Tous superhéros" : Lilian Thuram signe une BD contre le racisme

En savoir plus

Amériques

États Unis : Ravi Ragbir, défenseur des sans-papiers à New York, sera bientôt expulsé

© Kena Betancur / AFP | Ravi Ragbir, le directeur de la New Sanctuary Coalition, le 9 mars 2017 à New York.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 12/01/2018

Un militant connu pour son soutien aux immigrés clandestins a été arrêté jeudi à New York en vue de son expulsion vers l'archipel de Trinité-et-Tobago qu'il a quitté il y a 25 ans.

Un défenseur des droits des immigrés clandestins, qui vivait aux États-Unis depuis 25 ans, a été arrêté jeudi 11 janvier à New York en vue de son expulsion vers Trinité-et-Tobago, dont il est originaire. Ravi Ragbir, marié à une avocate américaine et directeur de l'ONG de défense des sans-papiers "New Sanctuary Coalition", a été interpellé alors qu'il se présentait à la police de l'immigration pour un rendez-vous annuel. Il a été conduit en prison en ambulance après un bref malaise, a expliqué Donna Schaper, pasteure de l'église baptiste de Washington Square Park qui lui prêtait un espace de travail.

Des dizaines de sympathisants, y compris des élus locaux, ont entouré l'ambulance, scandant "Ravi ! Ravi !" et l'empêchant de passer, ce qui a entraîné des échanges musclés avec la police, selon le New York Times. Un élu, Corey Johnson, a retweeté une photo de la police malmenant un autre élu, Ydanis Rodriguez, et a qualifié ces violences de "totalement inacceptables".

Dix-huit manifestants ont été interpellés et accusés pour la plupart d'atteinte à l'ordre public et d'obstruction à des véhicules de secours, a indiqué la police à l'AFP. Tous sauf un avaient été remis en liberté jeudi soir, a-t-elle ajouté. Depuis les soutiens s'organisent, notamment sur les réseaux avec le #IStandWithRavi.

Soutien à Ravi Ragbir arrêté le 11 janvier à New York

Une politique immigratoire qui se durcit sous l'èreTrump

Ravi Ragbir sera expulsé car "les délinquants étrangers ont toujours été une priorité" de la police de l'immigration, a indiqué Rachel Yong Yow, porte-parole de cette force. "Il a épuisé toutes les possibilités d'appel et restera emprisonné jusqu'à son transfert à Trinité".

Cette arrestation illustre une priorité du président Donald Trump: de plus en plus d'immigrés dotés d'un titre de séjour, qui ont refait leur vie aux États-Unis mais ont enfreint un jour la loi, sont désormais dans le collimateur. L'administration Obama avait intensifié la lutte contre les immigrés clandestins et expulsé un nombre record de 2,5 millions d'entre eux en huit ans, mais elle avait mis la priorité sur les auteurs de délits graves.Cette arrestation survient sur fond de nouvelles annonces par l'administration Trump pour restreindre l'immigration : quelque 200.000 Salvadoriens pourront notamment être expulsés à partir de 2019, après la suppression de leur statut spécial de protection.

Ravi Ragbir, un homme engagé auprés des sans papier rattrapé par son passé 

"Ravi est un homme bien, un père, un époux, un meneur, plus soucieux des autres que de lui-même", a déclaré Alina Das, son avocate, lors d'un rassemblement de soutien organisé après son arrestation. Sa femme et sa fille, toutes deux citoyennes américaines, "sont dévastées".

Ravi Ragbir est arrivé aux États-Unis légalement il y a 25 ans et a obtenu une carte verte. Mais en 2001, alors qu'il travaillait pour une société de prêts immobiliers sur hypothèques, il a été condamné pour fraude bancaire. Après trois ans de recours, il a été débouté puis incarcéré pendant deux ans et demi. Il risquait théoriquement l'expulsion depuis sa libération mais les autorités avaient toujours décidé jusqu'ici de le laisser en liberté.

Avec AFP

Première publication : 12/01/2018

  • ÉTATS-UNIS

    Donald Trump qualifie Haïti et des nations africaines de "pays de merde"

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    États-Unis : un juge bloque l'abrogation du programme DACA de protection des jeunes migrants clandestins

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)