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Moyen-Orient

Syrie : les Kurdes vont constituer une force frontalière avec la coalition internationale

© Delil Souleiman, AFP | Des combattants du YPG et du YPJ lors d'un entraînement à Derik, en Syrie, le 1er juin 2017.

Vidéo par Kim VO DINH

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 15/01/2018

Les Forces démocratiques syriennes (FDS) vont contrôler les frontières avec la coalition internationale menée par les États-Unis. La Turquie, qui considère les FDS comme une menace terroriste, juge cette décision "inacceptable".

La coalition sous commandement américain a annoncé, dimanche 14 janvier, travailler avec ses alliés des Forces démocratiques syriennes (FDS) à la formation d'une nouvelle force frontalière de 30 000 hommes, ce qui a provoqué la colère de la Turquie.

Le porte-parole du président turc Recep Tayyip Erdogan a jugé dimanche "inacceptable" la constitution de cette "Force de sécurité aux frontières", qui devrait être en bonne partie composée de miliciens kurdes syriens des Unités de protection populaire (YPG). "Les États-Unis prennent des initiatives inquiétantes pour légitimer cette organisation et l'installer dans la région. Il est impossible de l'accepter", a déclaré Ibrahim Kalin.

En signe de riposte, Ankara a menacé de lancer "dans les jours à venir" une offensive sur Afrin, ville du nord de la Syrie tenue par ces forces kurdes. "Avec la volonté de Dieu, nous continuerons dans les jours à venir nos opérations lancées dans le cadre de l'opération Bouclier de l'Euphrate pour nettoyer nos frontières sud et débarrasser Afrin de la terreur", a déclaré le président de la Turquie dans une allocution télévisée.

"Le moindre trouble à la frontière sera, pour nous, un signal pour intervenir", a-t-il ajouté.

Un groupe terroriste, selon Ankara

Les YPG sont considérées par Ankara comme une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), le mouvement séparatiste kurde de Turquie classé sur la liste des organisations terroristes de la Turquie, l'Union européenne et des États-Unis, entre autres.

"Nous continuerons à lutter contre les organisations terroristes quel que soit leur nom ou leur forme, à l'intérieur comme à l'extérieur des frontières", a prévenu le porte-parole de la présidence turque.

Un responsable turc a déclaré à Reuters que la constitution de cette force était la raison pour laquelle le chargé d'affaires américain avait été convoqué à Ankara mercredi. Il n'a pas fait d'autre commentaire.

Contrôle des frontières et déminage

Dans un courriel adressé dimanche à Reuters, le service de communication de la coalition confirme une information du site The Defense Post, qui évoque le recrutement de 15 000 anciens combattants des FDS, l'alliance arabo-kurde qui a notamment repris Raqqa au groupe jihadiste État islamique.

La coalition indique que la nouvelle force chargée d'assurer la sécurité aux frontières du territoire contrôlé par ses alliés dans le nord de la Syrie, sera placée sous l'autorité des FDS, dont la principale composante sont les Unités de protection du peuple (YPG).

>> À voir sur France 24 : "Reportage : en Syrie, des Occidentaux se battent aux côtés des YPG contre l'EI"

Les combattants kurdes de la Force de sécurité aux frontières contrôleront principalement la frontière avec la Turquie, tandis que les soldats arabes seront plutôt déployés dans la vallée de l'Euphrate, territoire dont ils sont originaires, indique la coalition.

"Ils assureront la sécurité des frontières en établissant des points de contrôle de manière professionnelle et en menant des opérations de déminage", précise-t-elle. La Turquie n'est pas le seul pays hostile à la constitution de cette nouvelle force. Le gouvernement du président syrien Bachar al-Assad, soutenu par la Russie et l'Iran, a récemment dit considérer les FDS comme des "traîtres" et les 2 000 soldats américains qui les encadrent comme une force d'occupation étrangère.

Avec Reuters

Première publication : 14/01/2018

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