Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

Pendant le "shutdown", Donald Trump travaille "dur, dur, dur"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Après Poutine, les patrons à Versailles"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Donald Trump : 1 an à la Maison Blanche

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Liberia : le nouveau président, George Weah, prêt à relever les défis

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Aide aux migrants : que dit la loi ?

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts de Sanseverino

En savoir plus

TECH 24

Reporty, l'application anti-délits ou pro-délation ?

En savoir plus

BILLET RETOUR

La Gambie à l'heure d'une nouvelle ère post-Jammeh

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Avec les réformes de Macron, la France sur le retour ?

En savoir plus

La Tunisie marque dans la tension le 7e anniversaire de la révolution

© AFP | Des Tunisiens manifestent contre les mesures d'austérité du gouvernement, le 12 janvier 2018 à Tunis

TUNIS (AFP) - 

Partis et syndicats ont appelé à manifester dimanche à Tunis à l'occasion du 7e anniversaire de la révolution, après une vague de troubles sociaux marqués par les mêmes slogans, "travail, liberté, dignité" qu'en 2011.

Traditionnelles en janvier, la grogne sociale et la contestation ont été particulièrement marquées cette année. Outre une série de manifestations pacifiques, des violences nocturnes ont eu lieu la semaine passée dans plusieurs villes du pays.

Les manifestants réclament de revoir le budget d'austérité 2018 voté en décembre, ainsi qu'une lutte plus efficace contre la corruption, notamment.

Des heurts ont éclaté lundi dernier et se sont étendus après la mort d'un homme durant des échauffourées avec la police à Tebourba, à l'ouest de Tunis. Selon le ministère de l'Intérieur, quelque 803 personnes soupçonnées d'être impliquées dans des actes de violence, de vol et de pillage ont été arrêtées.

Dans ce contexte tendu, un dispositif sécuritaire très important a été déployé dimanche pour l'anniversaire de la révolution sur l'avenue Habib Bourguiba, haut lieu du soulèvement qui provoqua la chute en 2011 de Zine el Abidine Ben Ali après 23 ans de règne sans partage.

Des barricades ont été installées pour bloquer des accès à l'avenue, a constaté une journaliste de l'AFP.

La puissante centrale syndicale UGTT a appelé à défiler en centre-ville, tout comme le parti islamiste Ennahdha, membre de la coalition gouvernementale.

Le Front populaire, parti de gauche accusé par le Premier ministre Youssef Chahed d'être responsable des troubles des derniers jours, a également appelé à manifester à Tunis.

Le président Béji Caïd Essebsi a décidé de marquer l'évènement en se rendant au même moment dans le quartier populaire d'Ettadhamen, en banlieue de Tunis, où des heurts violents nocturnes ont opposé des jeunes contestataires aux forces de sécurité ces derniers jours. Il doit y inaugurer une maison de jeunes.

La grogne est alimentée par un chômage persistant, et des hausses d'impôts grignotant un pouvoir d'achat déjà éprouvé par l'inflation (plus de 6% fin 2017).

La révolution, point de départ du Printemps arabe, avait démarré par l'immolation par le feu le 17 décembre 2010 à Sidi Bouzid, une ville de l'arrière pays déshérité, du vendeur ambulant Mohamed Bouazizi, excédé par la pauvreté et les humiliations policières.

Un mouvement de protestation contre le chômage et la vie chère avait suivi, marqué par des émeutes sanglantes. Sous la pression populaire, le président Ben Ali avait pris la fuite pour l'Arabie saoudite le 14 janvier 2011. Ce soulèvement a fait 338 morts.

Si la Tunisie est parvenue jusque-là à faire avancer sa transition démocratique, elle reste engluée dans la morosité économique et sociale.

© 2018 AFP