Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

CAP AMÉRIQUES

La lutte sans fin des peuples autochtones

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"La liberté de la presse vous appartient"

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Mille et un kebabs : à chaque pays ses secrets !

En savoir plus

DANS LA PRESSE

En Italie, l'effondrement du "pont malade"

En savoir plus

L'ENTRETIEN DE L'INTELLIGENCE ECONOMIQUE

Capitalisme addictif : l'empire du désir

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"En Tunisie, l'égalité entre hommes et femmes dans l'héritage ne fait pas l'unanimité"

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"Il faut empêcher Assad de se refaire une virginité sur la scène internationale"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Slimane Dazi : le livre "Indigène de la nation" est un acte politique

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le Brésil sous le choc après la mort d'une femme battue

En savoir plus

EUROPE

Le leader serbe du Kosovo Oliver Ivanovic assassiné en pleine rue

© Armend Nimani, AFP | Oliver Ivanovic a été tué par balles dans la partie serbe de la ville Mitrovica (archives).

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 16/01/2018

Une figure politique serbe du Kosovo, Oliver Ivanovic, a été tuée, mardi matin, dans le nord du territoire. L'assassinat de ce modéré a provoqué l'annulation d'une réunion à Bruxelles entre des représentants serbes et kosovars albanais.

Un leader politique serbe du Kosovo, Oliver Ivanovic, a été tué par balles à Mitrovica, ville du nord du territoire, mardi 16 janvier. Première conséquence de l'assassinat : les représentants serbes ont annulé une réunion à Bruxelles avec leurs homologues kosovars albanais.

Oliver Ivanovic, 64 ans, a été assassiné vers 7 h 15 (GMT), alors qu'il arrivait à la permanence de son parti, située à Mitrovica-Nord, selon une source policière. "Nous ne savons toujours pas qui pourrait être derrière cette attaque menée depuis un véhicule qui roulait", a déclaré à l'AFP le procureur public Shyqri Syla.

Un mois avant le dixième anniversaire de la proclamation d'indépendance du Kosovo – que les Serbes refusent toujours de reconnaître –, cet assassinat est de nature à tendre davantage la situation dans cette ville divisée entre quartiers serbes au Nord (13 000 habitants) et albanais au Sud (72 000 habitants).

>> À voir sur France 24 >> Kosovo, l'impossible État

Un responsable modéré

Chef d'un parti social-démocrate local, l'Initiative civique, Oliver Ivanovic était considéré comme un responsable politique serbe modéré dans un univers politique resté radical, près de deux décennies après la guerre entre forces de Belgrade et rébellion indépendantiste kosovare.

En mai, ce père de quatre enfants avait raconté à l'AFP que son véhicule personnel avait été incendié. Il y voyait une tentative de le faire taire, vouée à l'échec, ajoutait-il. En octobre, il s'était présenté aux municipales face à la puissante Srpska Lista, soutenue par Belgrade. "Nous sommes dans une situation où les Serbes ont peur de parler", avait-il indiqué aux médias.

Le président du Kosovo Hashim Thaçi a "fermement condamné" l'assassinat, tandis que son homologue serbe, sans explicitement désigner de suspects, a dénoncé "une attaque [...] d'abord contre les Serbes du Kosovo, mais aussi contre la Serbie dans son ensemble". Il a demandé à ce que son pays soit associé à l'enquête. Pristina a de toutes façons beaucoup de mal à exercer son autorité dans cette partie serbe de la ville. 

De son côté, le Premier ministre kosovar Ramush Haradinaj a convoqué "un conseil de sécurité national pour examiner la situation sécuritaire du pays". 

Un rare critique de Belgrade

Oliver Ivanovic était une personnalité politique locale singulière. D'abord condamné à neuf ans de prison pour crimes de guerre, il avait vu sa peine annulée par une cour d'appel en février. Libéré, il devait être rejugé.

Conseiller municipal d'opposition de Mitrovica-Nord, il était un des rares membres de la scène politique serbe kosovare à parler l'albanais, et à critiquer publiquement la politique menée par Belgrade au Kosovo. S'il ne reconnaissait pas l'indépendance du Kosovo, Oliver Ivanovic semblait plus enclin au dialogue avec Pristina.

La guerre du Kosovo a fait 13 000 morts, dont 11 000 Kosovars albanais, et quelque 2 000 Serbes. Cette ancienne province albanaise de la Serbie avait été placée sous protection internationale, avant qu'elle ne proclame en février 2008 son indépendance. Avec le soutien de la Russie à l'ONU, Belgrade et la minorité serbe du Kosovo, refusent toujours de la reconnaître.

L'Union européenne, qui a appelé mardi "au calme et à la retenue", tente actuellement de relancer le dialogue de normalisation des relations entre le Kosovo et la Serbie, au point mort depuis plusieurs mois.

Avec AFP

 

Première publication : 16/01/2018

  • KOSOVO

    Législatives au Kosovo : fragile avantage pour la vieille garde des "guérilleros"

    En savoir plus

  • KOSOVO

    Économie et crimes de guerre : deux enjeux au cœur des législatives anticipées au Kosovo

    En savoir plus

  • BILLET RETOUR

    Kosovo, l'impossible État

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)