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Dernière modification : 16/01/2018

"En Pologne, le droit à l'avortement dans le collimateur du gouvernement"

© Capture d'écran France 24

Au menu de cette revue de presse internationale du mardi 16 janvier : la visite du pape François au Chili et au Pérou, la mobilisation des pro et anti-avortement en Pologne, et la découverte du "micro-cheating", cette "micro-infidélité" dont on se rendrait "coupable" sans même en avoir conscience.

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On commence cette revue de presse internationale au Chili, où le pape François est arrivé cette nuit pour sa sixième visite en Amérique latine, qui le mènera aussi au Pérou.

 

Son arrivée fait la une de La Cuarta. Le journal montre le souverain pontife accueilli par la présidente du Chili, Michelle Bachelet, qui va bientôt céder sa place au milliardaire conservateur Sebastian Piñera, élu en décembre dernier. Ces images de joie et de cordialité contrastent avec le climat de défiance à l’égard de l’Église catholique dans lequel se déroule cette visite. Le site de TeleSur rappelle que depuis les années 2000, près de 80 membres du clergé chilien ont été accusés d’abus sexuels sur mineurs, dont plus de la moitié ont été condamnés par la justice vaticane. Ces affaires ont provoqué l’indignation de nombreux Chiliens à l’égard de l’Eglise catholique, selon TeleSur, qui évoque aussi les protestations de défenseurs des droits de l’Homme et la mobilisation des indigènes Mapuche dans le sud du pays, où le pape François doit également se rendre. D’après The Daily Beast, les défenseurs des droits de l’Homme sont vent debout contre l’impunité dont jouiraient, selon eux, les membres du clergé au Chili, mais aussi au Pérou, où le fondateur d’un mouvement catholique très controversé, Sodalitium Christianae Vitae, accusé de pédophilie et de torture sur des mineurs, est finalement parvenu à trouver refuge à Rome. Les Mapuche, quant à eux, attendraient du pape François qu’il mette en lumière leur combat pour récupérer leurs terres, qui font l'objet depuis des années d'une activité minière intense et illégale.

 

Le pape François, en revanche, ne se rendra toujours pas en Argentine, dont il est pourtant originaire. La presse argentine ne manque pas de relever ce fait, tout en hésitant sur les explications à lui donner, à l’image de La Nacion, qui rapporte que «ce geste significatif» engendre «beaucoup de questions» en Argentine. «Le premier pape originaire d’Amérique latine évite son pays natal», relève le journal, qui fait état de l’hypothèse selon laquelle le souverain pontife, adepte du dialogue et défenseur des droits sociaux, et conscient, aussi, du poids particulier de sa parole en Argentine, chercherait à éviter de diviser encore davantage une opinion déjà très «polarisée», notamment sur les mesures néo-libérales appliquées par le président Mauricio Macri. D’autres encore évoquent une «décision très personnelle», intime en somme, à l’égard d’un pays où Jorge Mario Bergoglio a passé l’essentiel de sa vie religieuse, et où il n’est pas retourné depuis qu’il est devenu le pape François.

 

En Pologne, l’Église catholique a réussi à préserver son influence, notamment auprès du gouvernement ultraconservateur. Le parti PiS au pouvoir présente en tout cas un programme très proche de l'épiscopat sur les questions de société telles que la fécondation in vitro et l’avortement. D’après Libération, l’exécutif a d’ailleurs présenté la semaine dernière «une initiative citoyenne» visant à interdire l’avortement, même en cas de malformation du fœtus, provoquant l’indignation d’une partie des Polonaises et des Polonais, qui ont prévu de manifester demain pour défendre «un droit déjà battu en brèche», selon Libé. Le journal rappelle que l’avortement est interdit en Pologne, sauf dans trois situations : en cas de malformation grave du fœtus, donc, en cas de danger pour la femme et en cas de viol. Il s'agit d'une des législations les plus restrictives en Europe, avec Malte et l’Irlande, que le gouvernement ultraconservateur espère limiter encore davantage. Le journal évoque notamment l’influence d’une organisation catholique radicale, Ordo Iuris, qui aurait déjà tenté de pousser l’exécutif à faire passer en 2016 une loi interdisant totalement l’avortement, mais aussi toute forme de contraception. Des dizaines de milliers de femmes et d’hommes étaient descendus dans les rues à l’époque, poussant le pouvoir à reculer. Ce n’était visiblement que partie remise.

 

Avant de nous quitter, parlons du «micro cheating», qui signifie littéralement «micro-infidélité». De quoi s'agit-il ? D'une petite infidélité de presque rien du tout, qui n’aurait rien à voir avec l’infidélité éhontée du 5 à 7. D’après The Edge, ce serait même une infidélité dont on se rendrait coupable sans même en avoir conscience. Comment la déceler ? En recensant toutes ces petites actions qui, mises bout à bout, démontrent l'intérêt physique ou mental envers quelqu'un d'autre que son partenaire, comme par exemple le fait de se connecter en toute discrétion avec quelqu'un sur les réseaux sociaux, d’échanger des blagounettes avec lui ou elle, ou encore de dénigrer l'importance et le sérieux de la relation avec son partenaire officiel. Quelle différence entre le «micro-cheating» et l’amitié ? Ce serait bien là toute la difficulté, selon une experte appelée à la rescousse. En d’autres temps, le «micro-cheating» s’appelait tout simplement l’amour platonique.

 

Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse française (du lundi au vendredi, 6h23-7h10-10h40 heure de Paris) et la Revue de presse internationale (du lundi au vendredi à 9h10 et 13h10). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

 

Par Hélène FRADE

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