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Cartographie de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes

© AFP | Une exploitation agricole de la Zad de Notre-Dame-des-Landes, le 16 janvier 2018 près de Nantes

NOTRE-DAME-DES-LANDES (FRANCE) (AFP) - 

La "ZAD" de Notre-Dame-des-Landes, acronyme pour "zone d'aménagement différé" transformé par les opposants en "zone à défendre", est un site de 1.650 hectares dans le bocage nantais à la biodiversité riche, préservé depuis cinquante ans de l'intensification agricole du fait du projet d'aéroport, abandonné mercredi.

Le site, choisi en 1970 pour accueillir un nouvel aéroport du Grand Ouest, à une vingtaine de kilomètres au nord de Nantes et à environ 80 km au sud de Rennes, est principalement constitué de zones agricoles encore majoritairement cultivées et en faible partie de milieux forestiers.

Délimité à l'ouest par la route nationale 165 reliant Nantes à Vannes et à l'est par la RN137 Nantes-Rennes, le périmètre du projet est entouré de communes rurales, dont Notre-Dame-des-Landes, raccordées entre elles par de petites routes départementales traversant la zone du nord au sud.

L'une d'elles, la RD281, dite aussi "route des chicanes", est obstruée depuis cinq ans de divers obstacles à la libre circulation. Jonchée de pneus, d'épaves de véhicules et de barricades en tous genres, elle est "gardée" quasiment en permanence depuis des cabanes et miradors.

La création de la "ZAD" en 1974, pour permettre au conseil général de Loire-Atlantique de préempter au fur et à mesure les terres agricoles, protégeant ainsi ce territoire de tout remembrement, a de facto figé l'ensemble bocager, composé à 98% de zones humides - sortes d'éponges régulant inondations et sécheresses - et situé en amont de deux bassins versants.

Des cultures, prairies, forêts ou landes humides, mais aussi des sources, ruisseaux et mares abritent une centaine d'espèces protégées, floristiques ou faunistiques, des oiseaux aux chauve-souris.

Les habitats, fermes et maisons en dur comme squats de qualité inégale, sont présents sur les plus de 900 hectares dédiés à la réalisation de l'aéroport et à la desserte routière. Ils sont plus particulièrement concentrés à proximité des deux pistes dessinées dans le projet de nouvelle infrastructure, au nord-ouest et au sud-est, ainsi que près de la tour de contrôle, au coeur de la ZAD, et du futur barreau routier, au sud.

© 2018 AFP