Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Madagascar : la justice exige la nomination d'un gouvernement d'union nationale

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Irlande: référendum historique sur l'avortement

En savoir plus

TECH 24

VivaTech 2018 : Paris veut s'imposer sur la mappemonde du numérique

En savoir plus

BILLET RETOUR

La bataille et ses héros en mémoire, Kobané se reconstruit

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

En Guadeloupe, les papilles des Antilles

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Coalition populiste en Italie : une nouvelle crise en Europe ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Données personnelles : qui a peur du RGPD ?

En savoir plus

#ActuElles

Salvador : en prison pour une fausse couche

En savoir plus

MODE

Anti_Fashion, mais pas anti-mode !

En savoir plus

DANS LA PRESSE

Grands titres, éditos, photos et dessins du jour... Nos chroniqueurs passent en revue les Unes de la presse française et étrangère, ainsi que les débats qui l’alimentent. Du lundi au vendredi à 7h15 et 9h15.

Dernière modification : 17/01/2018

Natalité : vers la fin de "l'exception française?"

© France 24

Au menu de cette revue de presse française du mercredi 17 janvier : les témoignages inédits d’anciens employés syriens du groupe Lafarge, dont six ex-dirigeants ont été mis en examen pour "mise en danger de la vie d’autrui" et "financement du terrorisme", l’ouverture du parquet national financier concernant Richard Ferrand, la condamnation du PDG de Radio France, Mathieu Gallet, et des naissances en baisse dans l’Hexagone depuis trois ans.

Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook

 

À la Une de la presse française, ce matin, les témoignages inédits d’anciens salariés syriens de Lafarge, qui affirment avoir été livrés à eux-mêmes entre 2011 et 2014, en pleine guerre civile.

 

Ces ex-employés assurent dans Libération avoir passé trois ans sans aucune protection de la part du cimentier français, accusé de s’être «acharné» à maintenir son activité à Jalabiya, entre Kobané et Raqqa, au cœur des combats. Parmi eux, Jarir Yayaalmullaali dit avoir reçu en septembre 2014 un coup de fil de son responsable l’enjoignant de regagner «tout de suite» la cimenterie, alors qu’il était réfugié avec toute sa famille de l’autre côté de la frontière turque. Il raconte notamment s’être retrouvé «seul» à aller dans le sens de Jalabyia. «Je voyais toutes les voitures qui fuyaient el pays. C’était très angoissant, mais la direction nous assurait que l’usine était en sécurité», témoigne-t-il. Mais dans le mail envoyé depuis Paris par le responsable de l’usine, que Libé s’est procuré, il apparaît que Frédéric Jolibois aurait envoyé en réalité des consignes «totalement déconnectées du danger encouru par les salariés». Dans ce message, le dirigeant ordonnait simplement de «garder un minimum d’employés», de «préparer des matelas, de la nourriture et de l’eau, du sucre», et «si les affrontements arriv(aient) à l’usine, (de) déplacer les équipes dans les tunnels et (d’)attendre». Aucun plan d’évacuation n’aurait été prévu. Jarir et la trentaine de salariés présents sur place auraient finalement été contraints de fuir «en catastrophe» avant que l’usine ne soit attaquée par les jihadistes. Six ex-dirigeants de Lafarge, aujourd’hui Lafarge-Holcim, ont été mis en examen en France pour «mise en danger de la vie d’autrui», mais aussi pour «financement du terrorisme», le cimentier étant aussi soupçonné d’avoir versé de l’argent à des groupes jihadistes, dont l’organisation État islamique (EI), pour continuer à faire fonctionner son usine.

Également dans cette rubrique justice, l’ouverture d’une information judiciaire par le parquet national financier concernant Richard Ferrand. Selon Le Canard enchaîné, le député du Finistère, qui est également le patron du groupe La République en marche à l’assemblée, est mis en cause pour «prise illégale d’intérêts» présumée, après le dépôt d’une plainte déposée par Anticor. Le parquet avait classé sans suite cette affaire en octobre dernier, mais l’association avait porté plainte un mois après pour relancer cette affaire rendue publique en mai dernier - là encore, par Le Canard enchaîné. Le journal satirique avait révélé que tandis que les Mutuelles de Bretagne cherchaient un endroit pour relocaliser l’un de leurs centres de soin, Richard Ferrand, alors directeur général des Mutuelles, avait organisé l’achat de locaux par sa compagne de l’époque, pour qu’elle les loue aux Mutuelles dans la foulée. Richard Ferrand, à l’époque tout juste nommé ministre, avait démissionné. Il maintient, pour sa part, n’avoir «rien commis de répréhensible».

 

Le PDG de Radio France, lui, a été condamné lundi à un an de prison avec sursis pour délit de «favoritisme» alors qu’il était patron de l’Institut national de l’audiovisuel, l’INA. Mathieu Gallet a fait appel de cette décision et refuse de démissionner, malgré les pressions du gouvernement. «Un dirigeant d’entreprise publique condamné pour favoritisme, ce n’est pas une situation acceptable», a déclaré hier la ministre de la Culture, Françoise Nyssen. On la retrouve dans le dessin de Kak pour L’Opinion expliquant au Premier ministre, Édouard Philippe, qu’«apparemment», ils doivent «passer ça sur toute la sphère publique» - le «ça» en question étant du détergent Monsieur Propre. D’après le journal, Emmanuel Macron chercherait à «élargir le périmètre» de la «République exemplaire» promise par son prédécesseur, François Hollande. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel doit se réunir aujourd’hui pour faire connaître sa décision. Le CSA se prononcera-t-il contre un dirigeant qu'il a nommé? Il s'agirait en ce cas d'une première.

 

Un mot, pour terminer, de la baisse du nombre de naissances pour la troisième année consécutive en France. Le Figaro affirme que «l’exception française» en matière de natalité «est en train de disparaître». Un déclin jugé «inquiétant», mis sur le compte du quinquennat de François Hollande, accusé d’avoir «sonné le glas de l’universalité de la politique familiale», mais aussi de la crise économique, et d’autres «mouvements subtils et profonds», tels que «l’avènement de l’individualisme». «Pour faire à nouveau des enfants, la France doit surtout retrouver le chemin de l’altruisme et envisager sans crainte ce qu’elle deviendra», recommande le journal. Rappelons toutefois que si le nombre de naissances baisse, le taux de fécondité des Françaises, reste l’un des plus forts d’Europe, avec 1,88 enfant par femme.

 

Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse française (du lundi au vendredi, 6h23-7h10-10h40 heure de Paris) et la Revue de presse internationale (du lundi au vendredi à 9h10 et 13h10). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

 

Par Hélène FRADE

COMMENTAIRE(S)

Les archives

25/05/2018 Protection des données

"Souriez, vous êtes (mieux) protégés"

Dans cette seconde revue de presse de la matinée : que penser du règlement général sur la protection des données (RGPD) qui entre en vigueur ce vendredi, de nouvelles...

En savoir plus

25/05/2018 Donald Trump

Plus du tout de sommet États-Unis - Corée du Nord ?

L'annulation du sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un est la une de cette première revue de presse du vendredi 25 mai. Également au menuÉ: le référendum irlandais sur...

En savoir plus

24/05/2018 revue de presse

"Le football américain s'agenouille devant Trump"

Dans la presse ce jeudi 24 mai : le référendum irlandais sur l’avortement, la décision de la NFL d’obliger les joueurs de football américain à se tenir debout au moment de...

En savoir plus

24/05/2018 Revue de presse française

"From Russia with luck"

À la une de la presse ce jeudi 24 mai : la désignation de Giuseppe Conte pour diriger le nouveau gouvernement italien, la visite d’Emmanuel Macron en Russie, la première...

En savoir plus

23/05/2018 revue de presse

"Un archevêque australien condamné pour avoir couvert un pédophile"

Dans la presse ce mercredi 23 mai : la mort de l’écrivain américain Philip Roth, la condamnation de l’archevêque australien Philip Wilson accusé d’avoir couvert des faits de...

En savoir plus