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Pétrole: Ryad veut créer un cadre de coopération permanent Opep/non Opep

© AFP | Réunion des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et non Opep engagés dans un accord de réduction de la production pour soutenir les prix du brut, le 21 janvier 2018 à Mascate

MASCATE (AFP) - 

L'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, a appelé dimanche à une coopération à long terme entre les pays de l'Opep et ceux non membres du cartel comme la Russie, après un premier accord ayant permis de faire remonter les prix de l'or noir.

Confrontés à une chute vertigineuse des cours du brut entamée en 2014, les 14 membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), menés par l'Arabie saoudite, s'étaient mis d'accord fin 2016 avec dix autres pays pétroliers, dont la Russie, pour limiter la production. Objectif: écluser les réserves mondiales, rééquilibrer le marché et faire remonter les prix.

Le prix du baril tourne désormais autour de 70 dollars contre 30 dollars début 2016.

"Nous ne devons pas limiter nos efforts (à des quotas de production) en 2018. Nous devons parler d'un cadre pour notre coopération à plus long terme", a donc plaidé le ministre saoudien de l'Energie Khaled al-Faleh avant une réunion à Mascate des signataires de l'accord de 2016.

Il s'agit de "prolonger au delà de 2018 le cadre que nous avons établi, c'est-à-dire la déclaration de coopération" entre pays producteurs de l'Opep et pays non membres du cartel comme la Russie, a-t-il indiqué.

C'est la première fois que Ryad appelle explicitement à une extension de l'accord sur les quotas de production avec les pays non Opep.

- Rassurer -

Cet accord à long terme n'impliquera pas nécessairement les mêmes quotas de production que ceux en vigueur actuellement, a souligné le ministre saoudien.

Un "cadre de coopération" sur le long terme visera à assurer aux producteurs, investisseurs, consommateurs et à la communauté internationale que l'accord "est là pour rester", a-t-il ajouté.

Il s'agira de faire savoir que "nous allons travailler ensemble", a insisté M. Faleh en précisant que d'autres pays producteurs de pétrole seront invités à rejoindre le groupe des 24 déjà engagés dans cette coopération.

De son côté, le ministre russe de l'Energie Alexandre Novak, également présent à Oman où il a rencontré samedi M. Faleh, a déclaré dimanche qu'il fallait poursuivre les efforts jusqu'au bout pour bien rééquilibrer le marché pétrolier.

"En dépit du fait que les progrès sont évidents, nous ne devons pas baisser la garde, nous sommes déterminés à poursuivre sur la même voie à travers le rééquilibrage", a-t-il dit, selon des propos rapportés par l'agence de presse russe Interfax.

- Stocks encore importants -

L'agence russe RIA Novosti a elle cité M. Novak affirmant: "Nous considérons que cette année dans l'ensemble, le marché devrait se rééquilibrer de lui-même (...). Un bon équilibre est en train de se produire avec une réduction des stocks restants à travers le monde".

Il a estimé que grâce aux efforts de tous, les surplus ont été réduits de "plus de moitié".

Sur ce point, le ministre saoudien s'est montré moins affirmatif. Il a souhaité la poursuite des efforts pour faire baisser les stocks de brut à "des niveaux normaux".

"Cet objectif n'a pas été atteint et nous ne sommes pas près de le réaliser", a dit M. Faleh. "Certainement pas au premier (semestre). Je pense que cela prendra toute l'année 2018 pour atteindre un niveau normal", a-t-il ajouté en annonçant qu'il sera "plus précis en juin" à la prochaine réunion de l'Opep à Vienne.

De son côté, le ministre omanais du Pétrole Mohamed al-Romhi a dit que "d'ici la fin de l?année, le niveau des stocks sera très bas et il sera temps de discuter de différents arrangements ou accords".

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) table sur une restriction de la production de l'Opep cette année, après une baisse l'an dernier. En revanche, elle prévoit la croissance de l'offre venue des pays non membres de l'Opep.

"Si les pays de l'Opep et leurs partenaires hors-Opep continuent de respecter l'accord (de baisse de production, ndlr), alors le marché devrait se rééquilibrer sur l'année", écrit l'Agence.

Toutefois, plusieurs facteurs d'incertitudes, au Venezuela, en Iran ou sur le rythme de la production américaine, la font s'attendre à une année "volatile" sur le front des prix.

© 2018 AFP