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En Inde, se "purifier l'âme" dans le Gange

© AFP/Archives | Des pèlerins se rassemblent dans le nord de l'Inde pour le festival Magh Mela à la confluence du Gange et de la Yamuna ainsi que de la - mythologique - rivère Sarasvati, le 14 janvier 2018

ALLAHABAD (INDE) (AFP) - 

Pour montrer sa dévotion, l'ascète Shiv Yogi Moni Swami n'effectue pas à pied le kilomètre qui sépare sa tente des eaux sacrées du Gange: il le parcourt en roulant sur lui-même.

Chaque mois de janvier, une dizaine de millions d'hindous affluent à Allahabad (Uttar Pradesh, nord de l'Inde) pour le festival Magh Mela, à la confluence du Gange et de la Yamuna ainsi que de la - mythologique - rivière Sarasvati.

Dans la foule colorée de pèlerins, le sadhu (ascète hindou) Shiv Yogi Moni Swami effectue des rites enduit de poudre de santal, un trident à la main et vêtu de rien de plus qu'un pagne au motif léopard et d'une profusion de colliers de perles.

Pour ses ablutions matinales dans le Gange, entouré par son cortège de fidèles, il descend jusqu'au fleuve révéré en se laissant rouler sur le côté.

La tâche n'est pas aisée. Son corps amasse de la poussière et de la crasse, qu'il purge en s'immergeant entièrement dans les eaux sombres.

Cet acte "purifie l'âme et lave tous les péchés", explique-t-il à l'AFP après avoir offert des pétales de rose au soleil levant et accompli ses ablutions.

"En se baignant en ce jour saint dans le Gange, nous ne prions pas seulement pour la paix de notre esprit mais pour le bien du monde", dit le yogi.

Impressionnés par sa piété, des pèlerins viennent lui toucher les pieds et recueillir sa bénédiction. Certains se prosternent même devant lui en signe de vénération.

Nombre d'Indiens croient que les "hommes saints" comme Swami possèdent des pouvoirs mystiques et sont capables de guérir les maux de l'âme comme ceux du corps.

Pour toute la durée du Mela, qui se déroule actuellement, le sadhu dit ne manger qu'un fruit par jour. Chants, rituel du feu, prières: ses journées sont bien remplies.

"Je crois que si vous vous inclinez devant le Gange, vous serez béni par la paix éternelle et le bonheur", déclare-t-il pour expliquer la dévotion envers le cours d'eau le plus saint de l'hindouisme.

Le Gange "est comme une mère. Tout comme une mère est tendre envers tous, que ce soit un chrétien, un bouddhiste, un musulman ou un jaïn, le Gange accueille tout le monde".

Ce rituel annuel se déroule à Allahabad depuis des siècles. Il est une version réduite du Kumbh Mela, considéré comme le plus grand rassemblement humain sur Terre avec des dizaines de millions de personnes qui revient à Allahabad tous les douze ans.

© 2018 AFP