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FRANCE

#WeToo : les hommes rejoignent le mouvement contre les violences faites aux femmes

© Alex Wong, Getty images, AFP | Manifestation contre les violences faites aux femmes, le 25 janvier à Washington, aux États-Unis.

Texte par Florence RICHARD

Dernière modification : 30/01/2018

Deux tribunes, l'une écrite par le cinéaste Michel Hazanavicius et l'essayiste Raphaël Glucksmann, et l'autre par un collectif d'hommes, apportent leur soutien aux femmes victimes de violences et au mouvement de libération de la parole #MeToo.

"Nous aussi, nous voulons l’égalité." Dans une tribune publiée lundi 29 janvier dans le Nouveau magazine littéraire, le cinéaste Michel Hazanavicius et l'essayiste Raphaël Glucksmann, également directeur du magazine, signent une tribune commune pour soutenir les femmes victimes de harcèlement et d'agressions sexuelles."Depuis l’éclatement de l’affaire Weinstein, le mouvement #MeToo a ébranlé l’antique domination masculine de l’espace public. Tant mieux !", affirment-ils en introduction de ce texte qu’ils défendent depuis dans les médias.

"Depuis la nuit des temps, nos mots d’hommes structurent le débat et il nous a semblé évident, essentiel d’assister au déploiement de ces discours et de ces récits féminins", poursuivent Michel Hazanavicius et Raphaël Glucksmann.

>> À voir : Davos 2018, au tour des femmes ?

Ils reviennent ensuite sur la tribune d’un collectif de 100 femmes, dont Catherine Millet, Ingrid Caven et Catherine Deneuve, publiée dans Le Monde le 9 janvier, défendant la "liberté d’opportuner". "Pour dire que nous ne voulons pas de ces 'libertés' si elles s’inscrivent dans des situations et des structures de domination : on nous a appris enfants que notre liberté s'arrêtait là où commençait celle des autres et nous pensons que la liberté des femmes à ne pas être importunées est ici la question centrale", insistent l’essayiste et le cinéaste. "Pour affirmer que, loin de nous angoisser, ce mouvement d’émancipation nous réjouit car il ne s’agit pas d’une révolte des femmes contre les hommes, mais d’un combat commun contre les injustices faites aux femmes."

"Pour réclamer avec les femmes qui le font courageusement, la fin de l’omerta et de l’impunité pour les agresseurs. Nous aussi, nous voulons l’égalité qui seule nous rendra tous et toutes réellement libres. Nous aussi. We Too", concluent les deux hommes.

"Notre société reste profondément inégalitaire"

Lundi 30 janvier, c’est un collectif d’hommes qui a pris la plume dans une tribune, là aussi publiée dans Le Monde. Parmi eux, le psychiatre Christophe André, des députés, des sportifs, des chercheurs… qui dénoncent ensemble les comportements violents à l’encontre des femmes. "En tant qu’hommes, nous jugeons donc le moment venu d’exprimer notre solidarité avec ce mouvement de libération de la parole des femmes, de révolte contre les violences sexuelles et sexistes, et de dénonciation des privilèges et abus masculins."

Et de dresser le constat d’une société qui "reste, dans tous les domaines de la vie privée et publique – politique, médiatique, culturelle, sportive, économique –, profondément inégalitaire."

"Contrairement à ce que certains ont voulu affirmer, le mouvement #MeToo n’est en aucun cas l’expression d’un 'puritanisme', ni d’une 'haine des hommes'. C’est bien plutôt une occasion unique pour ces derniers de s’affirmer, non pas comme des prédateurs sexuels, harceleurs, agresseurs, prostitueurs, violeurs aux 'besoins sexuels irrépressibles', mais au contraire comme des compagnons, des maris, des amants soucieux d’un désir et d’un plaisir partagés, des collègues, des pères, des amis, des frères, des hommes du quotidien portant simplement une même attitude de respect à leurs proches, à toutes les femmes et à toutes les filles", écrivent-ils.

"Pour les hommes, avancer vers une égalité réelle dans la vie privée et publique est un défi d’envergure que nous voulons relever en solidarité avec #MeToo", conclut le collectif.

Première publication : 30/01/2018

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