Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DANS LA PRESSE

Kanye West s'improvise "philosophe" sur Twitter

En savoir plus

L’invité du jour

Martine Landry : "On ne demande pas à accueillir toute la misère du monde mais à prendre notre part"

En savoir plus

L'INFO ÉCO

Rencontre Macron-Merkel à Berlin : une feuille de route pour réformer la zone euro ?

En savoir plus

DANS LA PRESSE

Sur l'Europe, "Macron et Merkel rentrent dans le dur"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Cuba tourne-t-elle vraiment la page de l'ère Castro ?

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

RDC : l'inquiétude des déplacés en Ituri

En savoir plus

LE DÉBAT

Cuba : la fin du castrisme ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Mes provinciales" : portrait d'une jeunesse romantique et cinéphile

En savoir plus

FACE À FACE

Mouvements de contestation : se dirige-t-on vers une convergence des luttes ?

En savoir plus

BILLET RETOUR

Retour dans les pays qui ont marqué l’actualité, les villes traumatisées par la guerre, une catastrophe naturelle ou un désastre industriel. Le dimanche à 21h10. Et dès le vendredi, en avant-première sur internet!

Dernière modification : 02/02/2018

Vidéo : la Transnistrie, république fantoche du bout de l'Europe

© France 24

La Transnistrie, petite république séparatiste de la Moldavie, est un confetti à l'extrême est de l'Europe, né des cendres de l'URSS. Cet État fantoche qui a déclaré son indépendance il y a près de trente ans, en 1991, n'est toujours pas reconnu par un membre des Nations unies, ni même par le "grand frère" russe. Nos reporters s'y sont rendus.

En Transnistrie, c’est un peu comme si le temps s’était figé à l’époque soviétique. Cette étroite bande de terre coincée entre l’Ukraine et la République de Moldavie, dont elle fait officiellement partie, est peuplée d’une majorité de russophones et d’une minorité de roumanophones. Lorsque l’URSS se disloque, en décembre 1991, la Transnistrie déclare son indépendance. S'ensuit un conflit entre les forces moldaves et transnistriennes, soutenues par l'armée russe. La guerre prend fin en 1992 avec un cessez-le-feu signé à Moscou. Il est alors question que la Moldavie attribue un "statut spécial" à la Transnistrie, mais après 25 ans de discussions, aucune solution concrète n’a émergé. Doté de son propre gouvernement, d'une armée et d'une monnaie, le territoire vit une "indépendance" de fait, à défaut d’être reconnu par la communauté internationale. Même la Russie, son alliée de toujours, ne reconnaît pas l’État de Transnistrie, qu’elle considère comme un avant-poste aux marges de l'Occident.

>> Reporters : "L'Abkhazie, le pays qui n’existe (presque) pas"

Ce territoire n’est pas pour autant une enclave complètement fermée : marchandises et habitants circulent. Sur les 500 000 ressortissants que compte la province séparatiste, au moins 150 000 vivraient à l’étranger, jonglant avec leurs passeports russes et moldaves, sans compter celui, non reconnu, de la Transnistrie.

Les autorités sécessionnistes jurent essentiellement par la Russie. Le géant voisin contribue notamment au paiement des retraites et offre quasiment le gaz, tout en maintenant sur place un contingent d’environ 1 500 soldats, dont 400 sont affectés à une mission de maintien de la paix - le reste étant chargé de protéger un dépôt de munitions datant de l'URSS. Une majorité de la population aspire à être rattachée à la Fédération de Russie, ce que le dernier référendum, organisé en 2006, a confirmé sans équivoque. Mais les liens avec la Moldavie toute proche sont pourtant bien réels, qu’ils s’expriment à travers par le foot – les équipes de Transnistrie sont intégrées au championnat moldave – ou par l’économie.

Car désormais, plus de 65 % des exportations du territoire indépendantiste partent vers l’UE. Outre la crise russe, cette tendance a été renforcée par la signature en 2014 d’un accord de libre-échange entre les Européens et la Moldavie qui comprend un chapitre sur la Transnistrie.

Tiraspol semble maintenir son cap de l’indépendance et continue de demander plus de reconnaissance internationale. Mais à Chisinau, la capitale moldave, Gheorghe Balan, le vice-Premier ministre pour la réintégration, table lui sur une réunification d’ici une dizaine d’années.

Les discussions, au point mort ces dernières années, ont repris fin 2017. Quelques accords ont été signés entre la Transnistrie et la Moldavie sur des questions sensibles : terres agricoles disputées, école en langue roumaine, réouverture d’un pont, reconnaissance des diplômes… Mais sur le terrain, le véritable règlement du conflit semble encore loin.

Par Ilioné SCHULTZ , Pierre LASCAR , Vincent ROUX

COMMENTAIRE(S)

Les archives

13/04/2018 EUROPE

Vidéo : dans les Balkans, la "Yougonostalgie" contre le nationalisme

Nos reporters Michael Sztanke et Julien Alric sont retournés en Bosnie-Herzégovine et en Croatie, près de 30 ans après l'éclatement de la Yougoslavie. Deux pays, deux visions :...

En savoir plus

28/03/2018 Afrique

Vidéo : au Soudan, la pression économique se desserre, mais pas l’étau du régime

Nos reporters Bastien Renouil et Élodie Cousin sont retournés à Khartoum, la capitale du Soudan, six mois après la levée des sanctions américaines. Tandis que les Soudanais ont...

En savoir plus

16/03/2018 EUROPE

Irlande : les anges oubliés de Tuam

Nos reporters sont retournées en Irlande, où les restes de 800 enfants, morts à l’orphelinat de Tuam entre 1925 et 1961, ont été retrouvés dans une fosse commune. Les survivants...

En savoir plus

02/03/2018 Amériques

Vidéo : sur les traces du Sentier lumineux au Pérou

Au centre du Pérou, la région d’Ayacucho a été durement touchée par le conflit qui a déchiré le pays entre 1980 et 2000. Entre massacres de la guérilla du Sentier lumineux et...

En savoir plus

15/02/2018 EUROPE

À Sotchi, le cher héritage des Jeux olympiques

En 2014, Sotchi, station balnéaire du sud de la Russie, accueillait les Jeux olympiques d'hiver. Ils furent les plus chers de l'histoire des JO : 50 milliards de dollars pour un...

En savoir plus