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Grands titres, débats, éditos et histoires du jour... Nos chroniqueurs passent en revue la presse française et la presse internationale. Du lundi au vendredi à 7h20 et 9h20.

Dernière modification : 06/02/2018

Migrants : Israël veut se débarrasser des "infiltrés" africains

© Capture d'écran France 24

Au menu de cette revue de presse internationale du mardi 6 février : la censure de plusieurs télévisions au Kenya après la prestation de serment "alternative" de l’opposant Raila Odinga, la volonté d’Israël d’expulser des milliers de sans-papiers africains, la culture de la résistance pacifique dans les Territoires palestiniens, et la fin des "grid girls" en Formule 1.

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On commence cette revue de presse internationale au Kenya, où deux chaînes de télévision viennent de recevoir l’autorisation d’émettre à nouveau. KTN et NTV avaient vu leur signal coupé, il y a une semaine, alors qu’elles souhaitaient diffuser en direct la prestation de serment de l’opposant Raïla Odinga.

Deux autres chaînes, également coupées, Citizen TV et Inooro TV, n’ont quant à elles toujours pas repris leurs programmes, malgré des décisions de justice en ce sens. Une situation critiquée par The Daily Nation, qui juge que cet épisode a montré sous un mauvais jour le gouvernement, qui n’aurait par ailleurs jamais caché son «aversion» pour les médias, et créé un climat de méfiance. Les condamnations de sa décision, tant nationales qu’internationale, n’augurent «rien de bon pour le Kenya», avertit le journal. The Star, qui critique lui aussi les attaques contre la liberté de la presse, fustige surtout, quant à lui, la décision de Raila Odinga de se présenter comme «le président du peuple». Ce titre n’est mentionné nulle part dans la Constitution kényane, que l’opposant est accusé d’avoir toujours refusé de respecter.

En Israël, les autorités ont commencé à distribuer des lettres à des milliers de migrants africains en situation irrégulière leur ordonnant de partir d'ici le 1er avril, sous peine d'être emprisonnés. D’après Le Monde, le gouvernement cherche à se débarrasser de quelque 38 000 «infiltrés» africains, comme les désigne l’expression généralement utilisée en Israël. Ces expulsions concerneront tout d’abord les hommes (donc ni les femmes, ni les enfants), des Érythréens à 72% et des Soudanais à 20%, qui seront envoyés vers l’Ouganda et le Rwanda avec un pécule de 3500 dollars. Compte tenu des inquiétudes qui pèsent sur le sort réservé aux migrants expulsés dans ces pays, le mot «déportation» commençant à être employé par une partie de l’opinion israélienne, qui s’interroge aussi sur «l’opacité de cette sous-traitance» et sur «le prix qu’Israël a payé» pour mener à bien cette opération. D’après l’ONG Hotline pour les réfugiés, sur les 15 000 demandes d’asile déposées ces dernières années, seule une moitié aurait été examinée, et 11 acceptées.

Dans les Territoires palestiniens, la résistance pacifique serait de plus en plus populaire auprès des jeunes, d’après La Croix. Le journal rapporte que depuis une quinzaine d’années, un nombre croissant d’organisations israéliennes comme palestiniennes promeuvent cet état d’esprit, «pour rompre avec la tradition de violences qui se sont exprimées notamment lors des deux Intifada». «Peut-être l’une des raisons pour lesquelles, deux mois après, la décision de Donald Trump de déclarer Jérusalem capitale d’Israël n’a pas donné lieu à l’explosion attendue», relève le journal, qui raconte notamment une expérience menée par l’ONG Youth against settlements (la jeunesse contre les colonies). Elle dispense des cours d’anglais et des leçons destinées à enseigner comment réagir calmement face aux soldats israéliens et comment utiliser de manière systématique les téléphones portables et les appareils photo pour relayer ce qu'il se passe sur les réseaux sociaux. «Aujourd’hui, témoigne Sundus, qui participe à ces formations, si j’ai choisi la résistance pacifique, c’est parce que je suis convaincue que la violence ne mène nulle part».

Un mot, également, d’un anniversaire important : les cent ans du droit de vote pour les femmes, au Royaume-Uni. Le 6 février 1918, le Parlement britannique accordait ce droit aux femmes de plus de 30 ans. Une victoire obtenue après plus de 50 ans de combats mené par des suffragistes et des suffragettes, auxquelles rend hommage The Daily Telegraph, photo à l'appui d’Annie Kenney et Emmeline Pankhurst, dont le combat leur a valu d’être jetées en prison. Il s’est poursuivi au Royaume-Uni jusqu’en 1928, lorsqu’une seconde loi a finalement établi que les femmes puissent voter dès le même âge que les hommes, à 21 ans. Cent ans après, le quotidien demande la réhabilitation de Kenney et Pankhurst. L’arrière petite-fille de cette dernière, Helene Pankhurst, qui est elle aussi une militante féministe, dit dans The Sidney Morning Herald, qu’elle perçoit le mouvement «#Metoo» comme le digne héritier de la lutte de son ancêtre.

Ce dernier a sans doute contribué à la fin des «grid girls», ces jeunes femmes choisies pour leur plastique afin d'indiquer l’emplacement des bolides en Formule 1. Je ne sais pas si c’est un progrès, mais The London Evening Standard nous apprend que les accortes jeunes femmes seront remplacées par des enfants – des garçons, semble-t-il. Le vrai progrès, la vraie parité sera sans doute plutôt pour le jour où l’on verra apparaître des «grid boys», de charmants jeunes hommes torses nus et shorts moulants.

 

Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse française (du lundi au vendredi, 6h23-7h10-10h40 heure de Paris) et la Revue de presse internationale (du lundi au vendredi à 9h10 et 13h10). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

 

Par Hélène FRADE

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