Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

CAP AMÉRIQUES

La lutte sans fin des peuples autochtones

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"La liberté de la presse vous appartient"

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Mille et un kebabs : à chaque pays ses secrets !

En savoir plus

DANS LA PRESSE

En Italie, l'effondrement du "pont malade"

En savoir plus

L'ENTRETIEN DE L'INTELLIGENCE ECONOMIQUE

Capitalisme addictif : l'empire du désir

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"En Tunisie, l'égalité entre hommes et femmes dans l'héritage ne fait pas l'unanimité"

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"Il faut empêcher Assad de se refaire une virginité sur la scène internationale"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Slimane Dazi : le livre "Indigène de la nation" est un acte politique

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le Brésil sous le choc après la mort d'une femme battue

En savoir plus

Afrique

Algérie : des milliers de médecins bravent l'interdiction de manifester à Alger

© Ryad Kramdi, AFP | Un millier de "médecins en colère" se sont regroupés, lundi matin, devant la Grande Poste, à Alger.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 12/02/2018

Malgré l'interdiction de manifester, un millier de médecins se sont rassemblés en plein centre d'Alger afin de demander l'abrogation d'un "service civil" les obligeant à exercer dans des zones parfois reculées.

Ils ont bravé l'interdiction de toute manifestation à Alger. Un millier de médecins dits "résidents", en formation de spécialisation, se sont rassemblés, lundi 12 février, en plein centre de la capitale algérienne, dans le cadre du mouvement de grève qu'ils observent depuis trois mois.

Arborant pour certains "Médecins en colère" sur des brassards ou des masques chirurgicaux noirs, les manifestants ont réussi à se regrouper en milieu de matinée devant la Grande Poste, bâtiment emblématique d'Alger, a constaté un journaliste de l'AFP.

Ce rassemblement a eu lieu malgré les très nombreux policiers, en uniforme et en civil, déployés depuis le début de matinée et qui filtraient de façon stricte l'accès au quartier, selon la même source.

>> À lire : "Les médecins résidents veulent être "traités comme tous les citoyens algériens"

Entourés par un cordon serré de plusieurs centaines de policiers, certains casqués, et par des véhicules de police bloquant l'accès au parvis, des manifestants poursuivaient un sit-in devant la Grande Poste en début d'après-midi, scandant notamment "Résidents, dignité !". La police n'est pas intervenue dans l'immédiat pour les disperser.

Quelque 300 manifestants ont par ailleurs réussi à échapper à la vigilance des policiers et à marcher vers le siège de l'Assemblée populaire nationale (APN, Chambre basse du Parlement). Parvenus à une centaine de mètres du bâtiment, ils ont été encerclés par des renforts de police, dépêchés à la hâte, et ont été contraints de faire demi-tour jusqu'à la Grande Poste, canalisés par la police anti-émeute.

Mouvement de grève "illégal"

Équivalent des internes en France, les quelque 13 000 médecins "résidents" algériens sont diplômés de médecine générale et étudient une spécialisation à l'issue d'un concours. Ils poursuivent un mouvement de grève, bien qu'il ait été déclaré "illégal" le 24 janvier par la justice, et boycottent les concours de fin de spécialisation.

Les grévistes réclament notamment l'abrogation du "service civil" les obligeant à exercer entre un et quatre ans dans des zones parfois reculées, au terme de leurs longues études (7 ans de médecine générale + 4 ou 5 ans de spécialisation), en plus des 12 mois de service militaire, obligatoire pour tous les Algériens de sexe masculin.

Ils demandent aussi une réforme de leur formation, la révision du statut de résident et de pouvoir bénéficier, comme les autres Algériens, des dispenses de service militaire après 30 ans.

Le 3 janvier, une tentative de manifestation de médecins résidents dans les rues d'Alger avait été violemment dispersée par la police, faisant 20 blessés parmi les manifestants, selon le Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra). Les images de médecins en sang avaient choqué sur les réseaux sociaux.

Avec AFP

Première publication : 12/02/2018

  • ALGÉRIE

    Les médecins résidents veulent être "traités comme tous les citoyens algériens"

    En savoir plus

  • ALGÉRIE-FRANCE

    En Algérie, Emmanuel Macron veut "tourner la page" du passé

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)