Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Groupe Renault : des résultats record, mais une rémunération en baisse pour son PDG

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Nouvel an chinois : une émission de CCTV fait scandale avec un sketch raciste

En savoir plus

LE GROS MOT DE L'ÉCO

Le bitcoin, la monnaie 2.0

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Discours de Ramaphosa: le président sud-africain promet un "fantastique départ"

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Abus Sexuels : des ONG dans la tempête

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

L'après Zuma : Cyril Ramaphosa présente son plan d'action pour le pays

En savoir plus

TECH 24

Corée du Sud : l'innovation en forme olympique

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Infrastructures : les grands travaux de Donald Trump

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Chômage en baisse : la France est-elle sortie de la crise ?

En savoir plus

Allemagne: Martin Schulz quitte immédiatement la tête du SPD

© AFP | Martin Schulz quitte la scène après une conférence de presse au siège du SPD à Berlin, le 13 février 2018

BERLIN (AFP) - 

Martin Schulz a annoncé mardi soir son départ immédiat de la présidence du parti social-démocrate allemand en crise, mais sa remplaçante désignée, Andrea Nahles, va devoir patienter pour lui succéder en raison d'une fronde en interne.

"J'ai annoncé aux instances du parti que je quittais à compter d'aujourd'hui mes fonctions", a déclaré l'intéressé à la presse à Berlin.

"Le SPD a besoin d'un renouveau en termes de personnes et de programme", a-t-il ajouté.

Martin Schulz avait annoncé déjà la semaine dernière son intention de renoncer à ce poste. Il entendait alors passer le relais à la tête du parti en crise à Andrea Nahles, actuelle présidente du groupe parlementaire ud SPD, et ce dans plusieurs semaines seulement, afin de devenir ministre des Affaires étrangères du futur gouvernement d'Angela Merkel.

En quelques jours, ce scénario a été remis en cause. Martin Schulz a d'abord dû renoncer au poste de chef de la diplomatie face aux critiques de sa base qui lui reprochait de trop penser à sa carrière personnelle et de revenir sur une promesse.

Martin Schulz avait en effet affirmé fin 2017, après une défaite aux élections législatives, qu'il ne ferait jamais partie d'un gouvernement sous la direction de la chancelière conservatrice. Sa prétention à devenir le futur chef de la diplomatie lui a aussi attiré les foudres de l'actuel occupant du poste, Sigmar Gabriel, un autre cacique du SPD.

Martin Schulz a reconnu mardi soir que la présidence du parti était un "poste difficile" qui "ne procure pas seulement du plaisir".

"J'ai connu des hauts et des bas à ce poste comme rarement", a-t-il ajouté.

Autre difficulté: il était prévu qu'Andrea Nahles prenne dès mardi la succession de Martin Schulz, d'abord par intérim, puis officiellement via une nomination lors d'un congrès au printemps.

Mais plusieurs responsables et fédérations régionales du parti s'y sont opposés. Ils ont demandé qu'Andrea Nahles attende de se soumettre au vote d'un congrès du parti pour occuper le poste suprême.

Dans l'intervalle, c'est donc le maire de Hambourg, Olaf Scholz, également futur ministre désigné des Finances d'Angela Merkel, qui assurera l'intérim à la tête du SPD, selon plusieurs médias allemands.

Andrea Nahles devrait elle être intronisée lors d'un congrès du parti social-démocrate le 22 avril à Wiesbaden. Les instances dirigeantes du SPD ont proposé mardi à l'unanimité sa candidature. Elle deviendra alors la première femme présidente de ce mouvement créé il y a un siècle et demi.

© 2018 AFP