Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

En Allemagne, une baisse significative de la délinquance juvénile

En savoir plus

À L’AFFICHE !

La chanson française à fleur de peau

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Les "nouveaux visages" de la lutte contre les armes à feu aux États-Unis

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Lettonie : le gouverneur de la banque centrale arrêté

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Fourcade en or : "Quel pied !"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Pete Souza, ancien photographe à la Maison Blanche : "Obama a beaucoup d'humour"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Arnaud Danjean : "Les Européens doivent assumer leur sécurité de façon plus autonome"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Défense et sécurité : le couple franco-allemand seul au front ?

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Groupe Renault : des résultats record, mais une rémunération en baisse pour son PDG

En savoir plus

Moyen-Orient

Scandale de corruption en Israël : Netanyahou exclut de démissionner

© Archives AFP | Le Premier ministre Benjamin Netanyahou est soupçonné de corruption dans deux affaires différentes.

Vidéo par Antoine MARIOTTI

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 14/02/2018

La police israélienne a recommandé à la justice, mardi 13 février, d'inculper pour corruption, fraude et abus de confiance le Premier ministre Benjamin Netanyahou. Il clame son innocence et exclut de démissionner.

Après onze ans au pouvoir, Benjamin Netanyahou, visé par de nombreuses enquêtes, a toujours fait preuve d'un grande capacité de résilience. À nouveau accusé de fraude, de corruption et d'abus de confiance, l'indéboulonnable Premier ministre israélien reste confiant. Lors d'une intervention télévisée mardi soir, il a réfuté les accusations dont il fait l'objet et a exclu de démissionner. "Notre gouvernement terminera son mandat, et je suis sûr qu'aux prochaines élections (en novembre 2019), j'obtiendrai de nouveau votre confiance", a-t-il assuré. "Ces recommandations n'ont aucune valeur juridique dans un pays démocratique".

Soupçonné à plusieurs reprises par le passé, Benjamin Netanyahou n'a jamais été inquiété. Fort de ces expériences, il a tenté de minimiser l'affaire. "Ces dernières années, j'ai été l'objet de pas moins de quinze vérifications et enquêtes. Certaines se sont achevées avec des recommandations tonitruantes de la police, comme celles de ce soir. Toutes ces tentatives n'ont débouché sur rien et, cette fois aussi, les choses ne déboucheront sur rien", a assuré le Premier ministre.

>> À lire sur France 24 : "La menace d'une mise en examen pour corruption plane sur Benjamin Netanyahou"

Son sort est néanmoins entre les mains du procureur général Avishaï Mandelblit, qui devrait mettre plusieurs semaines ou mois pour décider de sa mise en examen ou non. Dans un communiqué, la police a indiqué "qu'il existait suffisamment de preuves contre le Premier ministre pour l'inculper pour avoir accepté des pots-de-vin, pour fraude et abus de confiance" dans deux affaires qui ont demandé deux ans d'enquête.

Cigares, champagne et bijoux

Dans la première des deux affaires qui lui sont reprochées, Benjamin Netanyahou est soupçonné d'avoir reçu des pots-de-vin de la part de riches personnalités comme James Packer, milliardaire australien, ou Arnon Milchan, producteur israélien à Hollywood. Selon la police, le montant des cadeaux offerts par ces hommes d'affaires à Benjamin Netanyahou et aux membres de sa famille s'élève à un million de shekels (environ 230 000 euros) entre 2007 et 2016, sous forme de cigares, bouteilles de champagne et bijoux.

En échange, selon la police, il a tenté de faire voter une loi fiscale qui aurait profité à Arnon Milchan, tout en essayant de lui obtenir un visa aux États-Unis et en accordant un traitement de faveur à certaines de ses entreprises. La police, qui a interrogé pas moins de 80 témoins, a préconisé des poursuites contre Arnon Milchan pour avoir versé des pots-de-vin.

La police a également estimé qu'il y avait corruption dans le cadre d'un accord secret que M. Netanyahou a tenté de passer avec le propriétaire du Yediot Aharonot, Arnon Moses, pour une couverture favorable de la part de ce journal, le plus grand quotidien israélien payant. Elle a aussi préconisé la mise en examen de M. Moses pour corruption.

La justice peut avoir la main lourde

À la tête du gouvernement depuis 2009, après un premier mandat entre 1996 et 1999, M. Netanyahou a dépassé les onze ans de pouvoir. Sans rival apparent, il battra le record de longévité de David Ben Gourion, fondateur de l'État d'Israël, si l'actuelle législature va jusqu'à son terme en novembre 2019. La ministre israélienne de la Justice, Ayelet Shaked, a déjà affirmé qu'un Premier ministre inculpé officiellement n'était pas obligé de démissionner.

Mais la justice israélienne peut avoir la main lourde contre les plus hauts dirigeants reconnus coupables de corruption. Le prédécesseur et ancien adversaire de M. Netanyahou, Ehoud Olmert, au pouvoir de 2006 à 2009, a été libéré en juillet 2017 après un an et quatre mois de prison pour corruption. Ce dernier est d'ailleurs sorti de son silence mercredi, souhaitant que M. Netanyahou "achève son mandat de manière rapide et honorable".

Pour le leader d'opposition du parti travailliste, Avi Gabbay, "l'ère Netanyahou est terminée".

Avec AFP

Première publication : 14/02/2018

  • ISRAËL

    La police israélienne recommande l'inculpation de Netanyahou pour corruption

    En savoir plus

  • ISRAËL

    L'ONU exhorte Israël de renoncer à son plan de renvoi forcé de migrants africains

    En savoir plus

  • FRANCE-ISRAËL

    Macron condamne "toutes les formes d’attaques" contre Israël

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)