Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Côte d'Ivoire : l'eau coule à nouveau des robinets à Bouaké

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Élections anticipées en Turquie : Erdogan est-il toujours l'homme fort du pays ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Devenir Français, mode d'emploi

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

À la découverte du sanctuaire Pélagos en Méditerranée

En savoir plus

TECH 24

Handigamer : le jeu vidéo pour tous

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Présidence Macron : l'avalanche de réformes

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Métamorphoses du monde : le multilatéralisme menacé

En savoir plus

FOCUS

Footballers binationaux : le choix du drapeau

En savoir plus

#ActuElles

Roxanne Varza : "C’est le moment pour les femmes de s’investir dans le numérique"

En savoir plus

La police de Marseille enquête sur... la dernière lettre d'un poilu

© AFP/Archives | (FILES) - A picture taken in 1916 shows Poilus, French World War I infantrymen, taking care of wounded soldiers on a battlefield after an attack during the Verdun battle, eastern France, during the first World War. The battle won by the French in November 1916 cost the life of 163.000 French soldiers and 143.000 German soldiers. AFP PHOTO

MARSEILLE (AFP) - 

La police marseillaise a lancé sur les réseaux sociaux une enquête insolite, après la découverte de la dernière lettre d'un poilu, lors d'une perquisition, et des dizaines de généalogistes amateurs sont déjà sur les traces de ce soldat mort sur le front en 1915.

Tout a commencé par une perquisition, dans le 5e arrondissement de Marseille, dans le cadre d'une affaire de cambriolage. Parmi les objets saisis, une lettre du 27 mai 1915 signée Jean Soulagnes, un poilu engagé sur le front de la Somme, lettre adressée à son "seul ami", Jean Audiffen.

"Cette lettre a évidemment éveillé notre curiosité, et nous nous sommes dit que ce serait bien de la restituer à son propriétaire légitime", explique samedi le major Arnaud Louis, chargé de communication à la Direction départementale de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône, à l'AFP.

"Je m'adresse à vous comme au meilleur, au seul de mes amis", écrit ce soldat, sergent-fourrier au 73e régiment d'infanterie, avant de partir "dans deux heures pour une destination incertaine où doivent se passer de grandes choses".

Et le matricule 3336 de demander un ultime service à son ami Jean Audiffen: "Je connais votre c?ur et je n'hésite pas à lui faire un appel suprême: vous ne refuserez pas le pénible service, en cas d'événement grave, d'avertir ma famille et ma fiancée qu'avant de mourir, après avoir donné ma vie au pays, mon âme ne pense qu'à eux et leur envoie mon adieu suprême".

A partir de ce courrier, les policiers marseillais se lancent sur internet. Mais la recherche ne donne rien: "C'est un vrai cluedo historique, une enquête historique, et nous n'avons pas de généalogistes", explique Arnaud Louis à l'AFP. Le policier songe alors à faire appel aux réseaux sociaux, via le compte Twitter @PoliceNat13.

Un tweet donc jeudi après-midi, avec en photo le fameux courrier, et l'enquête est lancée. Moins de 48 heures plus tard, "ce sont des dizaines d'éléments concrets" qui ont déjà été reçus", explique Arnaud Louis, "sans compter les milliers de messages de soutien".

"L'histoire est d'autant plus poignante que nous nous sommes rendus compte, via le site Mémoire des hommes, du ministère des Armées, que ce soldat est mort deux semaines plus tard, le 8 juin", à Hebuterne (Pas-de-Calais), explique Arnaud Louis, qui a aussi posté sur Twitter la fiche de ce soldat de 24 ans, né à Marseille.

"Nous centralisons les informations qui nous sont transmises, et nous avançons rapidement", se félicitait Arnaud Louis samedi, sur les traces de Jean Soulagnes, Jean Audiffen et leurs descendants.

© 2018 AFP