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JO-2018: dopage, indiscipline et malchance: la dernière semaine débute mal

© AFP | Le couple français Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron lors du programme court de danse sur glace des Jeux de Pyeongchang, le 19 février 2018

PYEONGCHANG (CORÉE DU SUD) (AFP) - 

La dernière semaine des JO-2018 de Pyeongchang a débuté dans la douleur avec le retour du dopage russe, l'exclusion du skieur Mathieu Faivre pour indiscipline, et les conséquences désastreuses d'une robe mal ajustée pour Papadakis et Cizeron en danse sur glace.

Le sport d'abord... enfin, pas vraiment: les images du sein gauche de Gabriella Papadakis apparaissant malencontreusement à la vue de tous à cause d'un souci vestimentaire risquent de causer beaucoup de tort à la patineuse française, en premier lieu, et à son partenaire Guillaume Cizeron.

Les Français, favoris pour le titre, ont évidemment été perturbés par l'incident, même si la patineuse a fait preuve d'une extrême habileté pour éviter le pire.

Au final, le duo se place en 2e position à l'issue du programme court, derrière le duo canadien Tessa Virtue et Scott Moir, auteur d'un nouveau record du monde (83,67 pts).

Avec 81,93 pts, les Français gardent intact leur rêve de sacre olympique, avant le programme libre mardi, leur point fort.

Il faudra tout de même se remettre mentalement de ce double coup dur, sportif et de communication.

C'est une mauvaise histoire qui symbolise à merveille un lundi noir pour les JO-2018.

Car on croyait le nuage du dopage pour un temps évacué, mais il est revenu bien vite assombrir le ciel de Pyeongchang.

Ce serait "extrêmement décevant" si un curleur russe sous bannière olympique était testé positif au meldonium, a concédé Mark Adams, porte-parole du Comité international olympique (CIO).

- 'Alexander n'est pas stupide' -

La nouvelle, qui s'est répandue dimanche soir comme une traînée de poudre, n'est pas encore officielle, car les résultats de la contre-expertise - l'échantillon B - se font attendre. Mais à Pyeongchang, dans la zone de montagnes, où à Gangneung, la ville côtière qui accueille les épreuves de glace, l'issue ne fait plus aucun doute.

"C'est stupide, et Alexander n'est pas stupide", a tonné le coach de l'équipe féminine russe de curling Sergei Belanov, identifiant au passage l'athlète concerné comme étant Alexander Krushelnitsky, médaillé de bronze dans la compétition par équipe mixte. Krushelnitsky est le seul curleur prénommé Alexander au sein de l'équipe de Russie sous bannière olympique.

"Il n'y a aucun bénéfice (à tirer de ce produit pour un curleur). Aucun avantage, a ajouté Belanov. Et je ne crois pas qu'un jeune homme choisisse de prendre un risque ou d'utiliser une substance dopante connue depuis deux ans", a-t-il ajouté.

Le meldonium, un médicament très répandu dans les pays de l'Est sous le nom de Mildronate, est interdit depuis janvier 2016 dans le sport.

Normalement destiné à soigner les angines et les cardiopathies, son usage a été détourné car il accroît la vascularisation du muscle cardiaque.

- Comme Sharapova -

De nombreux Russes ont été contrôlés positifs à ce produit, avec une victime de marque, la joueuse de tennis Maria Sharapova. Elle a été suspendue 15 mois avant de pouvoir réintégrer le circuit WTA.

Si le cas était confirmé, ce serait un nouveau coup dur pour le CIO et la Russie, exclue en raison des tricheries organisées dans le cadre des Jeux Olympiques de Sotchi en 2014.

Dans le même temps que la suspension, le CIO avait décidé d'accorder des invitations à un certain nombres de sportifs russes dont le parcours et le profil, scrupuleusement étudiés par un panel de spécialistes, permettrait d'établir qu'ils sont "propres".

Au final, 168 invitations avaient été délivrées à ces sportifs, dénommés officiellement Athlètes olympiques de Russie (OAR), qui ont défilé à la cérémonie d'ouverture sous la bannière olympique. En cas de victoire d'un de ses sportifs, c'est l'hymne olympique qui serait joué.

Ce nouveau cas, sur un sportif présenté comme propre, rend hypothétique la réintégration prochaine de la Russie.

Les Français aussi ont eu leur part d'exclusion, lundi, avec le skieur Mathieu Faivre renvoyé en France pour "raison disciplinaire".

"Si vous saviez ce que j'en ai à faire du tir groupé collectif... Je suis là pour ma pomme, pour faire ma course", avait-il lâché après sa 7e place dans le slalom géant.

"Il a tenu (...) des propos qui ne sont pas dans l'esprit de l'équipe", a tranché David Chastan, directeur de l'équipe de France messieurs de ski alpin.

On ne plaisante pas avec la bonne tenue.

© 2018 AFP