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EUROPE

L'ex-directeur d'Oxfam en Haïti a reconnu en 2011 avoir payé des prostituées

© Justin Tallis, AFP | Oxfam a dévoilé, vendredi, un plan d'action pour empêcher de nouveaux abus sexuels et tenter ainsi d'apaiser la polémique d'ampleur mondiale.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 19/02/2018

Oxfam a présenté ses excuses au peuple haïtien pour les dérives de certains de ses employés, dont son ancien directeur en Haïti. Ce dernier a reconnu avoir eu des rapports tarifés avec des prostituées lors de sa mission, après le séisme de 2010.

Au cœur d'un scandale d'ampleur internationale, l'ONG Oxfam  présenté ses excuses au peuple haïtien, lundi 19 février, pour les dérives de certains de ses employés. "Nous sommes venus ici (...) pour exprimer notre honte et nos excuses au gouvernement haïtien et à la population haïtienne pour ce qu'il s'est passé", a déclaré Simon Ticehurst, directeur régional d'Oxfam pour l'Amérique Latine et les Caraïbes, à l'issue d'une rencontre de deux heures avec Aviol Fleurant, ministre de la Planification et de la coopération externe.

"On va maintenant solliciter des rapports de toutes sortes, audits, rapports financiers, dans un souci de reddition de comptes", a indiqué M. Fleurant, s'interrogeant sur une éventuelle "obstruction à la justice" car les autorités haïtiennes "n'ont jamais été informées de ces crimes commis dans les locaux de l'institution".

Un rapport interne accablant

Pour preuve de sa bonne foi, Aviol Fleurant a remis un rapport interne datant de 2011 aux autorités de Port-au-Prince. Il dépeint en onze pages une mission humanitaire en Haïti, après le séisme meurtrier de 2010, entachée de nombreuses dérives : l'ex-directeur de l'ONG en Haïti y reconnaît notamment avoir eu des rapports tarifés avec des prostituées dans des locaux financés par l'organisation.

Avec deux autres responsables de l'organisation, le Belge Roland van Hauwermeiren, 68 ans, avait dû démissionner à la suite d'allégations selon lesquelles les trois hommes avaient acheté les services de jeunes prostituées lors de leur mission en Haïti.

Roland van Hauwermeiren s'était défendu la semaine dernière en affirmant qu'il n'avait pas organisé d'orgies avec de jeunes prostituées et qu'il n'était "jamais entré dans un bordel" en Haïti. Dans une lettre publiée par des médias belges, il avait seulement reconnu avoir eu des rapports sexuels avec une "femme honorable et mature", et maintenu qu'il ne lui avait pas versé d'argent.

Menace physique

Or, selon le rapport interne de 2011, qu'Oxfam a rendu public dans une version partiellement censurée, le responsable belge avait admis avoir eu des rapports avec des prostituées à son domicile haïtien, qui était financé par Oxfam.

>> À lire : "La question des abus sexuels est débattue depuis longtemps par les ONG"

L'ONG avait alors choisi de proposer à son responsable en Haïti un "départ digne, à condition qu'il coopère pleinement avec le reste de l'enquête". Le rapport interne de 2011 avait conclu "qu'aucune des allégations initiales de fraude, népotisme ou recours à des prostituées mineures n'avait pu être étayée par l'enquête" mais qu'il ne "pouvait être exclu", cependant, que l'une au moins des prostituées fût mineure.

Le rapport indique par ailleurs que trois employés d'Oxfam ont "menacé physiquement" et "intimidé" un de leurs collègues qui était appelé à témoigner dans le cadre de l'enquête interne menée par l'ONG en 2011.

Transparente

L'ONG dit avoir choisi de rendre public ce rapport pour "être aussi transparente que possible quant aux décisions prises durant l'enquête". Elle affirme avoir communiqué aux autorités compétentes les noms des personnes soupçonnées de comportements sexuels inappropriés, et a adressé une version intégrale du rapport aux autorités haïtiennes, qui ont annoncé jeudi vouloir mener leur propre enquête.

L'ONG a dévoilé, vendredi, un plan d'action pour empêcher de nouveaux abus sexuels et tenter ainsi d'apaiser la polémique d'ampleur mondiale. Dans cette affaire, l'organisation s'est également vu reprocher d'avoir laissé les salariés incriminés rejoindre d'autres ONG, sans mise en garde. Après Oxfam, Roland van Hauwermeiren avait ainsi rejoint l'ONG française Action contre la faim au Bangladesh. Cette dernière a déploré de ne pas avoir été prévenue.

Avec AFP

Première publication : 19/02/2018

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