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Moyen-Orient

Syrie : les forces de Bachar al-Assad progressent dans l'enclave rebelle de la Ghouta orientale

© Stringer, AFP | De la fumée s'élève de la Ghouta orientale, après des frappes du régime, le 27 février 2018.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 05/03/2018

Bachar al-Assad a affirmé dimanche que ses forces "progressaient" dans l'enclave rebelle de la Ghouta orientale, confirmant qu'une opération au sol était en cours, après quinze jours de bombardements meurtriers, et malgré une trêve quotidienne.

Le régime syrien a affirmé, dimanche 4 mars, avoir "progressé sur plusieurs fronts" dans la Ghouta orientale, après une percée inédite et la conquête de nouveaux secteurs de l'enclave rebelle, où quelque 400 000 civils assiégés depuis 2013 vivent une grave crise humanitaire.

"L'opération doit se poursuivre, parallèlement à la possibilité donnée aux civils de rejoindre les territoires" du régime, a affirmé Bachar al-Assad, dont les forces ont entamé le 18 février une campagne aérienne d'une rare violence, prélude à une offensive terrestre en cours, qui lui a permis de reprendre plus du quart de l'enclave.

Le régime a fait dimanche sa première annonce officielle concernant cette opération au sol, qui se déroule malgré la trêve quotidienne de cinq heures, à l'initiative de la Russie, observée depuis mardi. "Il n'y a aucune contradiction entre la trêve et les combats", a estimé le président syrien. Malgré cette trêve, 34 civils ont été tués dimanche dans des bombardements du régime, 690 depuis le début de la campagne, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Ces raids aériens et tirs d'artillerie du régime ont poussé des centaines de civils à fuir leurs localités vers l'ouest de l'enclave, a rapporté l'OSDH. "Un convoi de 46 camions transportant des aides médicales et de la nourriture pour 27 500 personnes" devrait finalement se rendre lundi dans la Ghouta, a annoncé le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU.

Un scénario semblable à celui d'Alep

Les forces du régime ont capturé des secteurs dans l'est et dans le sud-est de l'enclave, jusqu'à prendre le contrôle de plus d’un quart du fief rebelle, selon l'OSDH. "Les forces du régime poursuivent leur avancée" et sont désormais dans le centre de l'enclave, aux portes de la localité de Beit Sawa, d'après l'ONG.

Le scénario dans la Ghouta n'est pas sans rappeler celui de 2016 à Alep (nord), où les rebelles avaient dû abandonner leurs quartiers après un siège et des bombardements dévastateurs du régime et de son allié russe. La Maison Blanche, qui a condamné l'offensive "soutenue par la Russie et l'Iran", a ainsi accusé Moscou et Damas d'utiliser "la même combinaison de mensonges et d'usage non discriminé de la force pour isoler et détruire Alep en 2016".

Inquiet de la situation, Emmanuel Macron a demandé dimanche à son homologue iranien Hassan Rohani, lors d'un entretien téléphonique, de faire pression sur Bachar al-Assad pour que cessent les attaques contre cette banlieue est de Damas. Le président français a exprimé auprès du président iranien sa "grave préoccupation" vis-à-vis de la situation humanitaire, dont il a également fait part, au cours du week-end, à son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, et au secrétaire général de l'ONU, António Guterres.

Avec AFP

Première publication : 04/03/2018

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