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Boeing passe une grosse commande à une usine drômoise pour son 737 Max

© AFP | Boeing passe une grosse commande à une usine drômoise pour son 737 Max

SAINT-VALLIER (FRANCE) (AFP) - 

Le groupe diversifié américain Lord a annoncé jeudi avoir remporté avec Boeing son plus gros contrat dans sa relation vieille de près de 90 ans avec le constructeur aéronautique: une pièce conçue, développée et en partie fabriquée dans la Drôme.

Lord va fournir à Boeing les modules automanettes (ou ATM pour "auto throttle module"), la partie "intelligente" de la manette de gaz, pour ses 737 Max. Cette pièce était jusqu'ici fabriquée en interne par le constructeur américain.

Lord en sera le fournisseur exclusif pour toutes les déclinaisons du 737 Max, la version re-motorisée du best-seller du constructeur américain, déjà commandée à ce jour à 4.307 exemplaires dans le monde.

En pleine charge, le contrat avec Boeing devrait générer entre 15% et 25% des ventes de Lord France, a indiqué son directeur commercial, Frédéric Ponchon. Il va permettre d'équilibrer un portefeuille jusqu'ici dominé par Airbus, qui représente encore près de la moitié des ventes de l'entreprise.

Avant cette commande géante de Boeing, le groupe ne lui fournissait que des tendeurs de câbles pour commandes mécaniques pour les programmes 757 et 767.

Lord avait racheté à l'été 2016 l'usine Fly-by-Wire de Saint-Vallier (Drôme) au suédois SKF. C'est cette unité, spécialisée dans les commandes électromécaniques de vol, qui a conçu cette pièce vendue à Boeing.

La fabrication sera assurée pour 60% dans une nouvelle usine que Lord est en train d'achever de construire à Pont-de-l'Isère, à une vingtaine de kilomètres de Saint-Vallier. Le solde sera produit dans une autre de ses usines, à Cambridge Springs (Pennsylvanie).

Les 180 salariés de Saint-Vallier devraient prendre possession des nouveaux locaux courant août. Lord va ainsi accroître de 50% la surface de ses installations et pourra encore, si nécessaire, étendre son site. Le début de la production du module ATM est programmé pour 2020.

La nouvelle usine, représentant un investissement de 13 millions de dollars, était nécessaire car Lord devait quitter son site actuel, partagé avec un autre équipementier aéronautique, Kalistrut Aerospace (groupe Precision Castparts Corporation).

Ces deux sociétés étaient tombées dans le giron de SKF lorsque le Suédois avait racheté l'entreprise Sarma dans les années 70. Il avait par la suite décidé de ne conserver que l'activité "roulements à billes", correspondant à son c?ur de métier, et de se désengager des autres métiers de l'entreprise.

Présent à la cérémonie, le directeur général de Boeing France, Jean-Marc Fron, s'est félicité de cet élargissement de la base de fournisseurs français du groupe. Boeing, a-t-il rappelé, achète chaque année pour 6 milliards de dollars d'équipements en France.

Fondé en 1924 et basé près de Raleigh (Caroline du Nord), le groupe Lord est présent dans la chimie et l'électromécanique. La société, qui emploie 3.000 personnes et réalise des ventes de 1 milliard de dollars, n'est pas cotée en Bourse mais est détenue par des institutions éducatives.

© 2018 AFP