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Moyen-Orient

Syrie : 20 000 civils fuient la Ghouta orientale, des dizaines de civils tués

© Louai Beshara, AFP | Un membre des forces syriennes aide un enfant à boire de l'eau durant une évacuation de civils de la Ghouta orientale, le 15 mars.

Vidéo par Kévin BAPTISTA , Adélaïde MANGIN

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 17/03/2018

Un exode massif de la population civile de la Ghouta orientale a débuté jeudi. Selon l'OSDH, ils sont 20 000 à avoir quitté ce fief rebelle aux portes de Damas, où des dizaines de personnes ont péri dans des frappes aériennes.

C'est un exode qui a commencé jeudi 15 mars : environ 20 000 civils ont fui ce jour-là la partie rebelle de la Ghouta orientale, près de Damas, après avoir été soumis pendant près d'un mois à des bombardements et avoir subi pendant cinq ans un siège des forces gouvernementales syriennes. Sept ans jour pour jour après le début du conflit syrien, le président Bachar al-Assad, soutenu par la Russie, semble sur le point de reprendre la totalité de ce fief rebelle situé aux portes de Damas.

À pied, à moto ou en voiture, des familles syriennes épuisées et affamées ont quitté Hammouriyé et ses environs vers des zones gouvernementales, laissant derrière elles des proches et des maisons détruites par les bombardements du régime.

Selon l'OSDH, près de 20 000 civils ont été évacués de Hammouriyé et de localités environnantes, soit l'exode le plus massif depuis le 18 février de l'enclave rebelle, où quelque 400 000 civils subissaient un siège asphyxiant imposé en 2013 par le régime. L'ONU a néanmoins affirmé que le nombre des départs n'était "pas connu, pas plus que les destinations".

70 % de la Ghouta orientale sous contrôle du régime

Dans la Ghouta orientale, les forces de Damas, appuyées militairement par Moscou, ont lancé le 18 février une offensive aérienne d'une rare intensité suivie d'un assaut terrestre avec l'objectif déclaré de reprendre l'enclave rebelle d'où des obus sont tirés sur Damas. Le pouvoir en contrôle désormais plus de 70 %, au prix d'un lourd coût humain, outre des destructions colossales : plus de 1 260 civils, dont plus de 250 enfants, ont été tués et plus de 4 800 blessés, selon une ONG, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Si l'intensité des bombardements a relativement baissé jeudi, au moins 12 civils ont encore péri sous les bombes du régime, a indiqué l'OSDH.

>> À lire : La Ghouta orientale, le verger de Damas qui, depuis six ans, résiste à Assad

Dans la soirée, les forces prorégime, aidés "d'officiers et de conseillers militaires russes", ont réussi à reprendre le village d'Al-Rihane, près de Douma, selon l'OSDH. Mais, à Hammouriyé reconquise totalement plus tôt par le régime, des combats ont éclaté dans la soirée après une contre-offensive du groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham, présent dans l'enclave, et de la faction rebelle Faylaq al-Rahmane qui ont repris certains secteurs, a indiqué l'ONG. Quatorze combattants prorégime ont péri.

Dans cette guerre complexe aux multiples acteurs, un autre exode a eu lieu dans le nord-ouest du pays, avec la fuite de 30 000 civils de la ville d'Afrin, cible de bombardements de l'armée turque qui veut en déloger des combattants kurdes qu'Ankara qualifie de "terroristes".

Déclenchée il y a sept ans, le 15 mars 2011, avec la répression de manifestations prodémocratie, la guerre en Syrie a fait plus de 350 000 morts et jeté à la rue des millions de personnes.

Avec AFP

Première publication : 16/03/2018

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