Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

CAP AMÉRIQUES

La lutte sans fin des peuples autochtones

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"La liberté de la presse vous appartient"

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Mille et un kebabs : à chaque pays ses secrets !

En savoir plus

DANS LA PRESSE

En Italie, l'effondrement du "pont malade"

En savoir plus

L'ENTRETIEN DE L'INTELLIGENCE ECONOMIQUE

Capitalisme addictif : l'empire du désir

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"En Tunisie, l'égalité entre hommes et femmes dans l'héritage ne fait pas l'unanimité"

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"Il faut empêcher Assad de se refaire une virginité sur la scène internationale"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Slimane Dazi : le livre "Indigène de la nation" est un acte politique

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le Brésil sous le choc après la mort d'une femme battue

En savoir plus

REPORTERS

Un reportage long format tourné par nos reporters ou nos correspondants aux quatre coins du monde. Le samedi à 21h10. Et dès le vendredi, en avant-première sur internet!

Dernière modification : 16/03/2018

Kosovo, les maux de l'indépendance

© France 24

Il y a un mois, le Kosovo, dernier-né des pays d’Europe, fêtait les dix ans de son indépendance. Ce petit État des Balkans, à majorité albanaise et à minorité serbe, est encore très marqué par la guerre qui l'a opposé à la Serbie de 1998 à 1999, et s'est achevé par sa déclaration d'indépendance. Entre pauvreté, chômage, corruption, chaos politique et exode massif de sa population, le pays peine à se construire un avenir.

Dernier-né des pays d’Europe, le Kosovo a fêté les dix ans de son indépendance le 17 février 2018. Un statut qui n’est reconnu que par une partie de la communauté internationale, dont les États-Unis et 22 pays de l’Union européenne. La Serbie, elle, refuse toujours de reconnaître l’indépendance de son ancienne province. Elle est notamment soutenue par la Russie et la Chine, ce qui empêche le Kosovo d’être membre des Nations unies et d’un certain nombre d’organisations internationales.

>> Billet retour : "Kosovo, l'impossible État"

Depuis 2011, des négociations entre Belgrade et Pristina, les capitales respectives de la Serbie et du Kosovo, se déroulent sous l’égide de Bruxelles. Elles ont permis de régler un certain nombre de problèmes du quotidien pour les populations, mais la mauvaise volonté évidente dont font preuve les deux parties en présence en limitent les avancées...

Le chômage atteint 60 % chez les jeunes

Le Kosovo est le deuxième pays le plus pauvre du continent européen et le premier des Balkans. Le chômage des jeunes, qui forment la majorité de la population, y atteint 60 %. Pour beaucoup d’entre eux, la capitale Pristina agit comme un aimant en raison des possibilités d’études qu'offrent l’université et une myriade d’écoles privées. Mais là, comme dans le reste du pays, les débouchés professionnels y sont extrêmement limités et les conditions de vie de plus en plus difficiles. Le salaire moyen y est inférieur à 400 euros, en baisse depuis 2016, sans parler du salaire pour les emplois non qualifiés qui peut descendre à 150 euros par mois. Une misère.

Aussi, la tentation d'émigrer en Suisse ou en Allemagne est omniprésente, d’autant que la migration à objectif économique est fréquente et ancienne au Kosovo. Elle est même l’un des piliers de l’économie du pays, puisque l’aide financière envoyée par les travailleurs à l’étranger représente 17 % de son PIB.

Un pays qui se vide

Bien que des élections soient organisées régulièrement et que de nombreuses organisations internationales, dont l’Union européenne et les Nations unies, soient toujours présentes sur place, un climat de clientélisme politique a permis à de nombreux ex-commandants de la guérilla albanaise de l’UCK de rester dans les structures du pouvoir. C’est notamment le cas de l’actuel président de la République, mais aussi du Premier ministre, du président du Parlement et de nombreux ministres. Résultat : le pays est aujourd’hui verrouillé.

En 2014, après les élections législatives en juin, le Premier ministre d’alors, qui refusait de quitter le pouvoir, avait engendré un blocage institutionnel de huit mois et était finalement parvenu à rester au gouvernement. Le désespoir causé par cette crise, allié aux mauvaises conditions économiques, avait provoqué un exode migratoire sans précédent en temps de paix. Au total, 120 000 personnes, soit presque 7 % de la population, avaient pris la route de l’Union européenne à la recherche d’une vie meilleure.

Depuis, l’envie de quitter le Kosovo est devenue un sentiment dominant au sein de la population, et notamment chez les Serbes qui y vivent encore. Même si les problèmes de violences que subissait cette minorité semblent appartenir au passé, la dégradation des conditions de vie provoque aujourd’hui un exode des Serbes, cette fois à destination de la Serbie voisine.

Par Laurent ROUY

COMMENTAIRE(S)

Les archives

03/08/2018 Afrique

Le Super Mama Djombo, bande-son de la Guinée-Bissau

La Guinée-Bissau, petit pays d'Afrique de l'Ouest, est avant tout connue pour les multiples coups d'État qui ont rythmé son histoire. Mais au sortir de l'indépendance, en 1974,...

En savoir plus

27/07/2018 Afrique

Le Zimbabwe face à son héritage sanglant

Après 30 années de silence, le Zimbabwe fait désormais face à son passé sanglant, celui de la guerre civile qui a suivi l’indépendance. Les morts des années 80 refont surface et...

En savoir plus

29/06/2018 Amériques

Vidéo : à Masaya, bastion de l’insurrection au Nicaragua

Au Nicaragua, 212 personnes ont été tuées dans la vague de contestation inédite qui touche le pays depuis deux mois. Déclenchée le 18 avril par un projet de réforme de la...

En savoir plus

20/07/2018 Amériques

Maracaibo, miroir de tous les maux du Venezuela

Inflation, pauvreté, pénuries... Maracaibo, deuxième ville du Venezuela, présente à elle seule tous les symptômes d'un pays malade. Sous Chavez, Caracas avait tout misé sur le...

En savoir plus

13/07/2018 Afrique

Centrafrique : à la rencontre des ex-rebelles putschistes

En Centrafrique, pays déchiré par la guerre, les ex-rebelles putschistes rêvent désormais d'indépendance. Les reporters de France 24 James André et Anthony Fouchard sont allés à...

En savoir plus