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Tournoi: l'Irlande impressionne pour son troisième Grand Chelem

© AFP | Le flanker irlandais Cj Stander s'arrache pour inscrire un essai contre les Anglais à Twickenham, le 17 mars 2018

PARIS (AFP) - 

Et de trois pour la Saint-Patrick! L'Irlande s'est adjugé le troisième Grand Chelem de son histoire, grâce à son impressionnante victoire à Twickenham contre l'Angleterre (24-15), double tenante du titre, samedi lors de la dernière journée du Tournoi des six nations.

Déjà assuré de remporter l'édition 2018, le XV du Trèfle a dominé son sujet pour aller chercher l'exploit dans un stade glacial, au même jour des célébrations du saint patron de la Verte Erin.

Lui sera peut-être à ranger aussi dans les rangs des héros irlandais: la semaine dernière, Joe Schmidt avait conduit les Irlandais à leur troisième sacre depuis son arrivée (2014, 2015, 2018), il a fait encore mieux en menant ses hommes au troisième Grand Chelem de leur histoire (1948, 2009).

Ce triomphe vient couronner en beauté le glorieux cycle entamé par le technicien néo-zélandais en 2013. Au passage l'Irlande enchaîne un douzième succès consécutif, son record, et peut regarder avec ambition du côté du Japon, où se déroulera la Coupe du monde 2019.

Ce Grand Chelem vient également récompenser le travail des Sexton, Murray, Stander ou O'Mahony, trentenaires ou presque, qui ont pris le relais de leurs aînés invaincus en 2009 avec comme leader Brian O'Driscoll.

Ce triomphe valide aussi la montée en puissance d'une nouvelle génération dorée avec le deuxième ligne James Ryan, le centre Gary Ringrose ou l'ailier Jacob Stockdale, nouveau détenteur du record dans le Tournoi des six nations (depuis 2000) avec sept essais dans un même édition, tous nés en 1995 ou 1996.

-'Anglais en colère'-

Pour les Anglais d'Eddie Jones, en revanche, c'est un véritable coup d'arrêt. Ils enchaînent une troisième défaite de suite, après celles en Ecosse (25-13) et en France (22-16), ce qui n'était jamais arrivé sous le règne de l'Australien.

Le N.8 irlandais CJ Stander s'attendait à affronter "23 Anglais en colère", dos au mur après deux défaites consécutives.

"Pourront-ils la canaliser efficacement? Ou le cancer du doute a-t-il commencé à se propager?", se demandait le Times samedi matin. Il a sa réponse.

Le XV de la Rose n'a en effet pas vraiment existé dans son antre. Schmidt s'attendait à un enfer si l'Angleterre débutait bien, cela n'a pas été le cas...

L'Irlande prenait l'avantage dès la sixième minute, alors que Ringrose aplatissait une chandelle de Sexton mal négociée par Watson. Une action amenée quelques secondes plus tôt par un plaquage à retardement de Farrell sur Kearney. Les hommes en vert ne seront jamais rejoints.

-Retard à la pause-

Une petite combinaison autour de Sexton permettait à Aki de percer, puis de servir Stander finissait en force au pied du poteau (14-0, 24).

Les Anglais réagissaient enfin et réussissaient à développer un peu de jeu pour la première fois du match. Ils gaspillaient néanmoins quatre pénaltouches, et de précieuses minutes en supriorité numérique après le carton jaune du flanker O'Mahony, avant de réduire l'écart sur un superbe coup de pied à suivre de Farrell pour Daly (32, 5-14).

Mais à 14 contre 15, les Irlandais, très sérieux, conservaient ensuite le ballon pour ne pas s'exposer à la domination anglaise... pour mieux frapper lors de la dernière action de la première période

Lancé sur le côté fermé, Stockdale s'échappait et tapait par-dessus Brown, entré un peu plus tôt après la blessure de Watson, puis parvenait à aplatir juste avant que le ballon ne sorte de l'en-but.

Eddie Jones avait choisi d'agrandir les en-buts de Twickenham avant le match, un choix payant... pour les Irlandais (21-5, 40).

Toujours aussi sérieuse, l'Irlande a ensuite limité la casse en seconde période, capitalisant sur les erreurs anglaises pour se dégager.

Le XV de la Rose a bien marqué deux nouveaux essais par Daly (62) et May (80), mais c'était plus une question d'honneur, tant il semblait impossible de revenir sur un XV du Trèfle si bien organisé. Pour la Saint-Patrick et pour la première fois depuis 2010, Twickenham était bien trop irlandais.

© 2018 AFP