Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DANS LA PRESSE

Loi asile-immigration: "hystérisation" ou "Bérézina morale"?

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"Emmanuel Macron courtise Donald Trump, mais est-ce bien utile ?"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Afrique du Sud : violentes manifestations à Mahikeng

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

La fin d'une ère : Arsène Wenger quitte Arsenal

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Contestation sociale en France : l'impossible concertation ?

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

Dans la peau d'un batelier du Nord

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Le géant américain Starbucks accusé de racisme

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Emmanuel Macron peut-il réformer la Zone euro ?

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Café en capsules : "L'impact écologique est considérable"

En savoir plus

Trois syndicats de journalistes s'insurgent contre "un appel à l'autocensure" du Quai d'Orsay

© AFP/Archives | Les locaux du ministère des Affaires étrangères, quai d'Orsay à Paris, le 17 février 1996

PARIS (AFP) - 

Trois syndicats de journalistes se sont insurgés samedi dans un communiqué commun contre une note du Quai d'Orsay aux médias pour les dissuader de se rendre en Syrie, dénonçant "un appel à l'autocensure".

Dans un communiqué intitulé "Liberté de la presse: à quoi joue le Quai d'Orsay ?", le SNJ, le SNJ-CGT et l'union syndicale CFDT-Journalistes estiment que "sous l?apparence de simples +recommandations+, cette note du Quai d?Orsay consiste en réalité à inciter les rédactions à rester à distance, et pire, à les inciter à ne pas acquérir et diffuser les reportages des journalistes indépendants qui couvrent le conflit sur place".

"Cachez cette guerre que nous ne saurions voir", ironisent-ils en dénonçant un "appel à l?autocensure, et une vision rétrograde d?une profession qui serait condamnée, au nom de la sécurité, à se cantonner aux sentiers bien balisés de la communication et du journalisme embarqué".

Dans une note aux rédactions vendredi, la porte-parole du ministère Agnès Von Der Mühll dit vouloir attirer leur "attention sur les recommandations cruciales pour la sécurité des journalistes", dans "le contexte de recrudescence de la violence en Syrie, dans la Ghouta orientale et dans le district d?Afrin notamment".

"Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir renoncer à tout projet éventuel de vous rendre dans ce pays ou d?y envoyer des collaborateurs", écrit-elle.

"Une vigilance particulière devrait s?exercer lors de l?acquisition des reportages de journalistes indépendants s?ils ont été réalisés dans des conditions les exposant à des risques disproportionnés", ajoute la porte-parole.

Pour les syndicats, le ministère "fragilise" ainsi "la position de ces reporters".

En outre, en rappelant aux rédactions "la nécessité de respecter les conditions juridiques d?entrée sur le territoire et d?exercice du métier de journaliste des pays voisins de la Syrie", il agit "comme pour donner raison aux autocrates qui ne cherchent qu?à cacher leurs exactions aux yeux du monde, qui emprisonnent et condamnent des journalistes coupables d?avoir voulu simplement exercer leur profession", selon le communiqué commun.

Ce n'est pas la première fois que le ministère des Affaires étrangères formule des recommandations à l'adresse des médias concernant les zones à risques.

Le Quai d'Orsay avait ainsi demandé début février aux journalistes de "surseoir" à leurs projets de déplacement en Afghanistan, rappelant "que la dégradation de la situation sécuritaire" dans ce pays "comporte des risques graves pour les journalistes qui y travaillent".

© 2018 AFP