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FRANCE

Élection législative partielle : Mayotte vote malgré la poursuite du mouvement social

© Ornella Lamberti, AFP | Des manifestants mahorais sur la Place de la Republique de Mamoutzou, le 13 mars 2018.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 18/03/2018

En pleine crise sociale, les électeurs de Mayotte sont appelés à voter, dimanche, pour l'élection législative partielle visant à pourvoir le siège laissé vacant par l'annulation du scrutin de juin 2017.

Les électeurs mahorais sont appelés aux urnes, dimanche 18 mars, pour une élection législative partielle organisée dans un contexte de forte crise sociale qui paralyse Mayotte depuis près d'un mois.

La plupart des élus et les organisateurs du mouvement ont demandé, samedi, le report du scrutin. Outre les difficultés que pourraient rencontrer certains électeurs pour accéder aux bureaux de vote en raison des barrages qui bloquent les points stratégiques de l'île, les élus ont fait valoir, par la voix de leur porte-parole Mohamed Bacar, maire de Tsingoni, que "même si les mairies sont ouvertes, il n'y a pas de garantie que les conditions de sécurité soient réunies".

Le préfet de Mayotte, Frédéric Veau, leur a opposé une fin de non-recevoir : "Mayotte, c'est la République, la République, c'est la démocratie, la démocratie, ce sont les citoyens qui s'expriment dans les urnes", a-t-il affirmé, assurant que "l'État prendra toutes les dispositions pour assurer le bon déroulement du scrutin". Seul le maire de Mamoudzou, le chef-lieu, s'était désolidarisé de cette demande de report.

Dimanche, la ministre auprès du ministre de l'Intérieur Jacqueline Gourault a réaffirmé que "toutes les conditions sont remplies" pour que le scrutin se déroule bien à Mayotte. "Nous sommes dans un département français, l'État est présent et s'assure que les élections se déroulent normalement et, ce matin, les 76 bureaux de vote étaient ouverts", a-t-elle déclaré, précisant que les autorités étaient intervenues sur "environ six" bureaux de vote "pour ouvrir des portes qui avaient été scellées pendant la nuit".

La campagne perturbée

Mohamed Bacar avait également fait part d'un problème de campagne électorale pour les huit candidats qui "n'ont pas pu voir leurs électeurs". Ce qu'a confirmé l'un d'eux, Boina Dinouraini (DVG) : "On ne circule pas, on ne peut pas faire campagne".

Prenant acte de la décision du préfet, le porte-parole des élus prédit déjà "une cascade" de recours après l'élection. Un porte-parole du mouvement social, Salim Nahouda, a lui appelé la population à boycotter le scrutin, ce que plusieurs Mahorais envisageaient de faire, à l'instar de Marie Elna, une enseignante gréviste : "À l'heure actuelle, avec tout ce qui se passe à Mayotte, on n'a pas la tête à aller voter."

Ahamada Haribou, directeur général adjoint des services à la mairie de Mamoudzou, prévoit un taux de participation très faible, rappelant que, lors des élections précédentes, "même sans les barrages, le taux de participation était assez faible", autour de "46 %".

Huit candidats

Dans ce contexte particulier, les électeurs devront choisir entre huit candidats pour le siège de la première circonscription, dont les deux finalistes de juin. Ramlati Ali, devenue la première femme mahoraise députée, avait alors été élue sous l'étiquette PS avant de siéger au groupe LREM à l'Assemblée nationale.

Son élection a été annulée le 19 janvier après un recours de son opposant, l'avocat Elad Chakrina (LR), le Conseil constitutionnel ayant considéré, vu le "faible écart de voix" entre eux, que "la sincérité du scrutin (avait) été altérée". Ramlati Ali a été mise en examen le 14 février pour complicité de fraude électorale dans une affaire de procurations litigieuses lors du précédent scrutin. Ayant fait appel de cette décision, elle se représente sans étiquette.

Parmi les autres candidats figurent donc Elad Chakrina (LR) – qui a reçu le soutien inédit de Marine Le Pen – ; Bacar Ali Boto (centre gauche), premier adjoint au maire de Mamoudzou ; Daniel Zaidani, ancien président du Conseil général, mis en examen en février 2017 pour détournement présumé de fonds publics dans l'exercice de ses fonctions ; ou encore Abdullah Mikidadi (LFI).

Avec AFP

Première publication : 18/03/2018

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