Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Afrique du Sud : violentes manifestations à Mahikeng

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

La fin d'une ère : Arsène Wenger quitte Arsenal

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Contestation sociale en France : l'impossible concertation ?

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

Dans la peau d'un batelier du Nord

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Le géant américain Starbucks accusé de racisme

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Emmanuel Macron peut-il réformer la Zone euro ?

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Café en capsules : "L'impact écologique est considérable"

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Qui a peur de la dette ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Le succès des monnaies locales

En savoir plus

De de Gaulle à Hollande, sept présidents français aux Etats-Unis

© AFP | Le président français Emmanuel Macron aux côtés du président américain Donald Trump le 18 septembre 2017 à New York

WASHINGTON (AFP) - 

Lafayette, le sang versé, les sacrifices communs et une amitié indéfectible malgré des désaccords ponctuels: tels sont les thèmes incontournables des visites de chefs d'Etats français aux Etats-Unis, du général de Gaulle à François Hollande.

Emmanuel Macron sera reçu en visite d'Etat par le président américain Donald Trump du 23 au 25 avril, avec un discours devant le Congrès le dernier jour.

CHARLES DE GAULLE, avril 1960

De Gaulle est accueilli triomphalement à Washington, où il défile à bord d'une limousine décapotable. A l'extérieur de la Maison Blanche, il dépose avec son hôte Dwight Eisenhower une gerbe au pied de la statue du marquis de Lafayette.

Au Congrès, De Gaulle rend hommage à la longue histoire commune aux deux pays, qui font encore face à des défis globaux majeurs:

"Américains, sachez-le, dans la grande partie qui s'engage, rien ne compte davantage pour la France que la raison, la résolution, l'amitié du grand peuple des États-Unis. Je suis venu vous le dire," déclare le chef de l'Etat.

Le président achève sa tournée par La Nouvelle Orléans, la plus française des villes américaines.

GEORGES POMPIDOU, février 1970

"Lafayette Yes, Pompidou No": quand Georges Pompidou arrive à Washington à l'invitation du président Richard Nixon, des manifestants pro-Israël protestent à l'extérieur de la Maison Blanche contre la vente récente d'avions de chasse Mirage à la Libye.

Le circuit du Français l'emmène à Cap Kennedy, San Francisco, Chicago et New York.

"Permettez à mon amitié de vous dire que la fin de la guerre du Vietnam sera pour les Etats-Unis la plus précieuse des victoires, celle que l'on remporte d'abord sur soi-même", lance Georges Pompidou aux parlementaires américains dans un discours au Congrès.

VALERY GISCARD D'ESTAING, mai 1976

Le moderne président français atterrit en fanfare à Washington à bord du Concorde, après un vol de 3h55, et quelques jours avant le début du service régulier avec Washington.

Lors de la cérémonie d'accueil à la Maison Blanche, il surprend en déclarant: "and now if you allow me, I will be my own interpreter" --"et si vous le voulez bien, je serai mon propre interprète".

Au Congrès, il prononce son discours entièrement dans un anglais qualifié le lendemain par le Washington Post de "compréhensible malgré l'accent".

FRANÇOIS MITTERRAND, mars 1984

La visite d'Etat de 1984 s'effectue dans un climat idyllique entre le socialiste français et le conservateur américain Ronald Reagan.

"N'ayons pas peur de dialoguer avec l'Union soviétique dès lors que les bases et les finalités de ces échanges sont nettement et clairement définies", déclare Mitterrand devant le Congrès, avant de témoigner une nouvelle fois des liens fraternels qui unissent les deux nations:

"Aussi ma première pensée va-t-elle vers les Américains et les Français, frères d'armes qui de Yorktown à Beyrouth ont mêlé leur sang. L'histoire montre que ces sacrifices n'ont jamais été vains, car ils n'avaient pas pour objet la conquête ou la volonté de puissance, mais la défense des libertés".

François Mitterrand se rend aussi à San Francisco et dans la Silicon Valley. Durant son séjour de trois jours en Californie, il rencontre Steve Jobs, 29 ans, le cofondateur d'Apple.

JACQUES CHIRAC, janvier 1996

Comme président, Jacques Chirac a traversé l'Atlantique 12 fois durant ses deux mandats, plus que tout autre dirigeant français.

En 1996, accueilli par Bill Clinton, il invite les Américains à accentuer l'aide au développement, lors d'un discours au Congrès. "N'abandonnons pas à leur sort les pays les plus pauvres de notre planète, notamment les pays d'Afrique".

Mais à Chicago, lors d'une rencontre avec des chefs d'entreprises américains, c'est en anglais qu'il raconte ses vieilles expériences de barman aux Etats-Unis.

NICOLAS SARKOZY, novembre 2007

Six mois après son élection, Nicolas Sarkozy vient dire l'importance des liens entre Français et Américains, après les tensions nées de la guerre en Irak, pour une visite de travail, un cran protocolaire inférieur à celui de visite d'Etat. Il déclare son amour pour l'Amérique dans un discours au Capitole, où quelques années auparavant les "French fries" avaient été rebaptisées "Freedom fries".

"Ma génération, sans venir sur votre territoire, a partagé tous les rêves de l'Amérique. Dans l'imaginaire de ma génération, il y a la conquête de l'ouest et Hollywood. Il y a Elvis Presley, qu'on n'a peut-être pas l'habitude de citer dans ces murs, mais pour ma génération il est universel ! Il y a Duke Ellington, il y a Hemingway. Il y a John Wayne, il y a Charlton Heston. Il y a Marilyn Monroe, Rita Hayworth".

FRANÇOIS HOLLANDE, février 2014

François Hollande est accueilli pour une visite d'Etat de trois jours par Barack Obama, qui emmène son invité à bord d'Air Force One à Monticello, dans la résidence de l'ancien président francophile Thomas Jefferson. Quelque 300 invités se pressent à un fastueux dîner d'Etat sous une tente spécialement dressée dans les jardins de la Maison Blanche.

François Hollande ne prononce pas de discours au Congrès. Il est ensuite le premier président français depuis Mitterrand à se rendre dans la Silicon Valley. "Nous n'avons peur de rien, pas peur de mettre nos meilleures entreprises dans la Silicon Valley, pas peur non plus d'attirer des talents ou des investisseurs étrangers dans notre pays", lance-t-il aux grands patrons de Google, Facebook et Twitter lors d'un déjeuner.

© 2018 AFP