Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DANS LA PRESSE

"Emmanuel Macron courtise Donald Trump, mais est-ce bien utile ?"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Afrique du Sud : violentes manifestations à Mahikeng

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

La fin d'une ère : Arsène Wenger quitte Arsenal

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Contestation sociale en France : l'impossible concertation ?

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

Dans la peau d'un batelier du Nord

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Le géant américain Starbucks accusé de racisme

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Emmanuel Macron peut-il réformer la Zone euro ?

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Café en capsules : "L'impact écologique est considérable"

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Qui a peur de la dette ?

En savoir plus

Amériques

Donald Trump nomme le "faucon" John Bolton conseiller à la sécurité nationale

© Eric Baradat / Alex Wong / AFP | Limogé, H.R. McMaster (g), est remplacé par le très conservateur John Bolton (d).

Vidéo par Sonia DRIDI

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 23/03/2018

Donald Trump a annoncé jeudi, sur son compte Twitter, le limogeage de son conseiller à la sécurité nationale, H.R. McMaster, et son remplacement par le très conservateur John Bolton, ancien ambassadeur des États-Unis à l'ONU.

Le président américain Donald Trump a remplacé son conseiller à la sécurité nationale H.R. McMaster, dont il avait annoncé jeudi soir sur Twitter le limogeage, par le "faucon" John Bolton, partisan d'une ligne diplomatique dure à l'encontre de l'Iran et de la Corée du Nord.

Âgé de 69 ans, l’ancien ambassadeur aux Nations unies sous George W. Bush, est une personnalité clivante dans les cercles diplomatiques de Washington. Après l'éphémère Michael Flynn, contraint à la démission moins de quatre semaines après l'investiture de Trump, et H.R. McMaster, il est le troisième conseiller à la sécurité nationale désigné par le président américain en l'espace de 14 mois.

Fervent partisan de l’invasion de l'Irak en 2003

Sous la présidence de Bush, après les attentats du 11-Septembre, John Bolton avait été l'un des plus fervents partisans d'une invasion de l'Irak de Saddam Hussein, déclenchée en mars 2003 au prétexte de détruire les armes de destruction massive que le régime irakien était censé détenir. Aucune de ces armes n'a pu être trouvée par la suite et les rapports de renseignement faisant état de leur existence supposée se sont révélés manipulés.

Ces dernières années, John Bolton était devenu un commentateur régulier dans les médias, prônant une ligne dure sur la nécessité d'empêcher la Corée du Nord de se doter de la bombe atomique. Cet ultra-conservateur a également milité pour un retrait de son pays de l'accord de juillet 2015 sur le programme nucléaire iranien.

Avec le remplacement, le 13 mars dernier, de Rex Tillerson par Mike Pompeo à la tête du département d'État, Donald Trump continue de placer des personnalités proches de sa ligne aux postes définissant la stratégie nationale de sécurité des États-Unis. Et ce alors que la Maison blanche et le département d'État préparent un sommet historique et inédit entre Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, qui pourrait se tenir d'ici la fin du mois de mai.

"Une approche plus conflictuelle "

"Bolton milite de longue date pour une action militaire préventive contre la Corée du Nord, et sa désignation au poste de conseiller à la sécurité nationale est un signal fort signifiant que le président Trump reste ouvert à cette option", analyse Abraham Denmark, chargé de l'Asie de l'Est au département d'État sous la présidence de Barack Obama.

"Il faut aussi nous attendre à une approche plus conflictuelle de la Chine. Une guerre commerciale pourrait n'être que le début d'une compétition géopolitique plus large", ajoute-t-il.

Ce remaniement intervient aussi alors que le président américain a donné jusqu'au 12 mai à l'Allemagne, à la France et à la Grande-Bretagne, les trois puissances européennes signataires de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, pour réviser ce texte, "le pire" des accords selon lui.

"L'accord nucléaire iranien a été une erreur stratégique en 2015. Cet accord doit être abrogé et l'Amérique doit façonner une nouvelle réalité qui reflète les actes du régime iranien", tweetait John Bolton le 29 janvier.

Le limogeage de H.R. McMaster, qui devrait rester en fonction jusqu'à la mi-avril, survient alors que Donald Trump s'est montré ulcéré par des fuites concernant les préconisations de ses conseillers lui ayant recommandé de ne pas adresser de message de félicitation à Vladimir Poutine à l'occasion de sa réélection. Ce que le président-milliardaire a fini par faire.

Avec Reuters

 

Première publication : 23/03/2018

  • ÉTATS-UNIS

    Gina Haspel, des prisons clandestines à la tête de la CIA

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    Deux psychologues du programme de torture de la CIA évitent un procès

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    Le directeur de la CIA appelle Donald Trump à "se discipliner"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)