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FRANCE

En visite officielle à Paris, le prince héritier saoudien visé par une plainte

© Bandar al-Jaloud / Saudi Royal Palace / AFP | Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, accueilli à Matignon par le Premier ministre français, Édouard Philippe, le 9 avril 2018.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 10/04/2018

Alors que Mohammed ben Salmane achève mardi sa visite dans la capitale française, le prince héritier saoudien fait l'objet d'une plainte déposée à Paris par l'association yéménite de défense des droits de l’Homme pour "complicité d’actes de torture".

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (MBS), qui achève mardi 10 avril sa visite officielle en France par une nouvelle rencontre avec Emmanuel Macron, fait l’objet d’une plainte au regard de sa responsabilité dans la guerre au Yémen. Le pôle spécialisé sur les crimes de guerre du tribunal de grande instance de Paris a été saisi lundi, selon une information de France Info.

La plainte, déposée par l’avocat français Joseph Breham au nom de l'association yéménite de défense des droits de l’Homme, accuse "MBS", homme fort du régime saoudien, de "complicité d’actes de torture", de crimes de guerre et d’usage d’armes à sous-munitions interdites par une convention internationale de 2008 non signée par l'Arabie saoudite.

La plainte mentionne également des "disparitions forcées" et des "centres de détention clandestins" installés au Yémen "par les Émirats arabes unis (EAU) ou par des forces yéménites entraînées par les EAU". L’association cite, à l’appui de cette dernière accusation, une enquête menée par l’agence de presse Associated Press (AP) et indique que le nombre de disparus avoisine les 2 000 personnes.

Près de 10 000 morts au Yémen

La guerre au Yémen oppose des forces pro-gouvernementales, appuyées par une coalition internationale menée par l'Arabie saoudite et soutenue par les Émiratis, aux rebelles houthis d’obédience chiite, soutenus par l'Iran, et qui contrôlent la capitale Sanaa. Le conflit a fait près de 10 000 morts depuis 2015, dont des milliers de civils, et provoqué ce que l'ONU qualifie de "pire crise humanitaire du monde".

Puisque la France a signé et ratifié la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants de 1984, Me Breham estime que "la présence (sur le territoire français) de M. Mohammed ben Salmane au moment du dépôt de la présente plainte emporte compétence des juridictions françaises sur les faits de torture dont il se serait rendu coupable en tant que complice".

Le jeune prince héritier saoudien avait axé sa visite en France autour de discussions à propos des crises qui secouent sa région et des divergences avec la politique française sur plusieurs d'entre elles. Il a déjà dîné, dimanche soir, en compagnie d’Emmanuel Macron afin d’avoir "une discussion stratégique", selon l’Élysée, qui n’a pas indiqué que la question yéménite avait été abordée. Il a ensuite rencontré le lendemain le Premier ministre Édouard Philippe et le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, qui l’avait accueilli à son arrivée.

Le dossier Yémen est au cœur de la visite de MBS en France. Plusieurs ONG ont dénoncé les ventes d'armes françaises à Riyad, soupçonnées d'être utilisées au Yémen. Ce à quoi le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a rétorqué que ces ventes sont un "intérêt clair pour l'industrie française". "Tout dépend (de) la façon dont [les armes] peuvent être utilisées par la suite. En l'occurrence là, il y a un intérêt clair pour l'industrie française à pouvoir procéder à ces échanges de nature commerciale avec l'Arabie saoudite", a-t-il affirmé.

Avec AFP

Première publication : 10/04/2018

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