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Amériques

Facebook : Mark Zuckerberg s'excuse pour ses "erreurs" devant le Sénat américain

© Alex Brandon/Pool/AFP | Le PDG de Facebook Mark Zuckerberg au Sénat américain, le 10 avril 2018.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 11/04/2018

Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a présenté mardi ses excuses devant le Sénat américain pour les erreurs commises sur la protection des données et la manipulation politique. Sa société est dans la tourmente du scandale Cambridge Analytica.

Mark Zuckerberg a fait profil bas devant le Sénat américain. Le PDG de Facebook a présenté mardi 10 avril ses excuses personnelles et officielles devant la Chambre haute des États-Unis pour les erreurs commises sur la protection des données et la manipulation politique.

"Il est évident aujourd'hui que nous n'avons pas fait assez pour empêcher ces outils d'être utilisés de façon malintentionnée (...). Nous n'avons pas pris une mesure assez large de nos responsabilités et c'était une grosse erreur. C'était mon erreur et je suis désolé", a-t-il déclaré, en pleine tourmente sur le scandale de fuite de données vers Cambridge Analytica (CA)

"Cela prendra du temps pour mener à bien tous les changements nécessaires" pour limiter ces mauvais usages, a-t-il ajouté.

Le jeune milliardaire est entendu par les parlementaires américains au cours d'auditions qui ont commencé mardi et se poursuivront mercredi. Elles visent à établir comment les données de dizaines de millions d'usagers de Facebook ont pu se retrouver entre les mains de Cambridge Analytica. Cette firme d'analyse de données a ensuite travaillé pour la campagne du candidat républicain à la présidentielle américaine de 2016, Donald Trump.

Facebook et son patron sont violemment critiqués pour avoir été laxistes dans la protection des données. Il doit aussi expliquer pourquoi il a attendu 2014 pour décider de limiter l'accès aux données personnelles par les applications tierces, comme celle par laquelle ont transité les informations récupérées par CA. Il doit par ailleurs rendre des comptes sur sa façon de lutter contre la manipulation politique sur le réseau. Le groupe aux plus de deux milliards d'utilisateurs est ainsi vilipendé depuis des mois pour avoir servi d'outil de désinformation et de manipulation politique, orchestrée selon la justice américaine par le Kremlin dans le but de favoriser l'élection de Donald Trump.

Mark Zuckerberg n'aimerait pas que l'on révèle ses informations personnelles

"Seriez-vous à l'aise à l'idée de partager avec nous le nom de l'hôtel dans lequel vous avez séjourné la nuit dernière ?", a demandé, au cours de l'audition, le sénateur démocrate Dick Durbin au jeune dirigeant. Surpris par la question mais visiblement amusé, Mark Zuckerberg a répondu "hum, heu ... non", suscitant les rires de l'assistance.

Et "si vous envoyiez un message à quelqu'un cette semaine, partageriez-vous avec nous les noms des personnes destinataires ?", a aussi demandé l'élu de l'Illinois."Non, je ne choisirais sans doute pas de partager cela avec vous ici", a répondu l'intéressé, avant que Rick Durbin n'explicite le sens de ses questions. "Je pense que l'on est au cœur du sujet : le droit à la confidentialité, les limites du droit à la confidentialité (...) C'est la question de savoir quelles informations Facebook collecte, à qui il l'envoie et s'il a demandé au préalable l'autorisation de le faire".

"Je pense que tout le monde devrait pouvoir contrôler la façon dont leurs informations sont utilisées", a assuré en réponse Mark Zuckerberg.

"Course aux armements" avec la Russie

Ce dernier a également évoqué une "course aux armements" avec la Russie concernant la protection des données et la manipulation politique.

"Il y a des gens en Russie dont le travail est d'exploiter nos systèmes et d'autres systèmes Internet aussi. Donc c'est une course aux armements", a-t-il affirmé.

Auparavant, il avait admis n'avoir pas suffisamment empêché que de fausses informations se répandent lors de la dernière campagne électorale. "Après les élections de 2016, notre priorité était de protéger l'intégrité d'autres élections dans le monde", a-t-il dit. Il a également confirmé – sans préciser de quelle manière – que Facebook coopérait dans l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l'ingérence russe dans la campagne.

Avec AFP

Première publication : 10/04/2018

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