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EUROPE

Affaire Skripal : l'OIAC confirme que le poison était d'origine russe

© Adrian Dennis, AFP | Des agents de l'armée britannique enquêtent, le 14 mars 2018, sur l'empoisonnement de Sergueï Skripal.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 12/04/2018

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a confirmé jeudi la thèse du gouvernement britannique sur l'origine russe du poison utilisé pour empoisonner l'ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille, début mars.

La thèse du gouvernement britannique est soutenue par des experts. L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a confirmé, jeudi 12 avril, l'origine russe de l'agent innervant utilisé début mars à Salisbury, en Angleterre, pour empoisonner l'ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille, Ioulia.

"Les résultats de l'analyse menée par les laboratoires désignés par l'OIAC (...) confirment les découvertes du Royaume-Uni quant à l'identité de l'agent chimique toxique utilisé à Salisbury", indique l'OIAC dans un communiqué publié à Londres. Il souligne par ailleurs la "grande pureté" de la substance.

Londres avait auparavant identifié la substance utilisée à Salisbury comme étant un agent innervant de la famille du Novichok et rendu Moscou responsable de l'attaque. Ce poison, qui signifie "nouveau venu" en russe, a été développé dans les années 1970 par l’Union soviétique.

Organisme indépendant, l'OIAC a prélevé des échantillons de l'agent neurotoxique à la demande du Royaume-Uni. Elle se garde toutefois d'accuser qui que ce soit, et n'évoque pas nommément le Novichok.

"Seule la Russie a les moyens, le mobile, et les capacités"

Réagissant à l'annonce, le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson a déclaré que seuls les Russes avaient "les moyens, le mobile et les capacités" d'empoisonner l'ex-espion russe : "[Ce résultat] se base sur les tests de quatre laboratoires indépendants et hautement réputés dans le monde entier. Et ils en sont tous arrivés au même résultat".

"Il ne peut y avoir aucun doute sur le produit utilisé et de ce fait, il n’y a aucune autre explication possible sur le responsable – seule la Russie a les moyens, le mobile, et les capacités", a-t-il réagi, juste après l'annonce.

L'affaire a provoqué une grave crise diplomatique entre Moscou, mis en cause par Londres mais qui nie toute implication, et les Occidentaux. Elle s'est traduite par la plus importante vague d'expulsions croisées de diplomates de l'Histoire. Lundi, la Première ministre britannique Theresa May a réitéré ses accusations à l'encontre de Moscou.

Londres a annoncé qu'elle convoquait une réunion de l'OIAC le 18 avril pour "étudier la suite".

Avec AFP et Reuters

Première publication : 12/04/2018

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