Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

"7 minutes contre le Franc CFA"

En savoir plus

L'INFO ÉCO

La Grèce peut-elle couper le cordon financier avec l'UE sans danger ?

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

La Une choc du Time sur les séparations des familles de migrants

En savoir plus

LE DÉBAT

Élections en Turquie : Recep Tayyip Erdogan menacé ?

En savoir plus

POLITIQUE

Migrants aux Etats-Unis : Donald Trump recule sur la séparation des familles

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Faouiza Charfi : "Il est important que nos enfants aient une autre vision de l'islam"

En savoir plus

FOCUS

France : le fléau des déchetteries sauvages

En savoir plus

L'ENTRETIEN DE L'INTELLIGENCE ECONOMIQUE

Universités françaises : la compétition internationale "pas forcément négative"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Fête de la musique : Arat Kilo, au carrefour des influences

En savoir plus

BILLET RETOUR

Retour dans les pays qui ont marqué l’actualité, les villes traumatisées par la guerre, une catastrophe naturelle ou un désastre industriel. Le dimanche à 22h10. Et dès le vendredi, en avant-première sur internet!

Dernière modification : 13/04/2018

Vidéo : dans les Balkans, la "Yougonostalgie" contre le nationalisme

© France 24

Nos reporters Michael Sztanke et Julien Alric sont retournés en Bosnie-Herzégovine et en Croatie, près de 30 ans après l'éclatement de la Yougoslavie. Deux pays, deux visions : le sentiment d'une patrie perdue chez l'un, une volonté de modernité qui se traduit par un nationalisme inquiétant chez l'autre.

À Sarajevo, capitale de la Bosnie-Herzégovine, impossible de ne pas tomber sur Tito. Le portrait du maréchal, ancien président de la République fédérative socialiste de Yougoslavie, est partout. Accroché à la réception des hôtels ou dans les bars, il orne aussi la plupart des salons des Bosniens. À quelques pas de l’université, les jeunes sirotent volontiers une ou deux bières Sarajevo au Café Tito. À l’entrée, une banderole est accrochée avec la mention "Mi smo Titovi, Tito je naš" ("Nous appartenons à Tito et Tito nous appartient").

>> À voir aussi : "Retour à Sarajevo, 20 ans après les accords de Dayton"

Ces dernières années, la Bosnie-Herzégovine, comme la plupart des pays de l’ex-Yougoslavie qui s’enlisent dans une crise économique, politique ou encore identitaire, a été gagnée par une vague de "Yougonostalgie" et de "Titonostalgie". Près de quatre décennies après sa mort, le maréchal est, pour beaucoup de jeunes des Balkans, un modèle, une référence, un symbole de la lutte contre les nationalismes. Beaucoup se souviennent avant tout du président qui a réunifié la Yougoslavie après-guerre et maintenu dans une même République la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, la Macédoine, le Monténégro, la Serbie et la Slovénie.

Mémoire sélective

Certains regrettent aussi cette période fantasmée d’avant-guerre où l’on avait un emploi, la sécurité, l’éducation et où l’on mangeait à sa faim... Une mémoire sélective dans laquelle le dictateur Tito reste un demi-dieu, alors que son régime était aussi l’époque du parti unique, de la répression des opposants et du culte de la personnalité. Entre les pro et les anti-Tito le débat fait rage...

En Croatie, où l’économie prospère grâce au tourisme, l’ambiance est tout autre. Tito, souvent dépeint comme un dictateur anti-Croate, est beaucoup plus controversé que dans d'autres pays des Balkans, et les nationalistes ont le vent en poupe.

>> Regarder notre Focus : "Dubrovnik, perle de l'Adriatique, étouffe sous le poids du tourisme"

En septembre dernier, la mairie de Zagreb, la capitale, n'a pas hésité à débaptiser une place emblématique de la ville, la place du Maréchal-Tito. Un parti de droite nationaliste et révisionniste, Les indépendants pour la Croatie, avait conditionné le soutien dont avait besoin le maire populiste Milan Bandic pour conserver sa majorité, à ce changement. Une partie de la population de Zagreb s'est opposée au changement de nom et plusieurs manifestations ont réuni des milliers de personnes sur la place, désormais baptisée "place de la République de Croatie".

Les conservateurs du parti qui gouvernait lors de l'éclatement de la Yougoslavie dans les années 1990, l'Union démocratique croate (HDZ), sont de nouveau au pouvoir, tandis que certains membres du gouvernement se sont fait remarquer par des déclarations ambigües sur le passé nazi de la Croatie... Une tendance au révisionnisme qui trouve racine dans l'histoire du pays.

>> Revoir notre Billet retour : "Kosovo, l'impossible État"

Loin de cette nostalgie, les jeunes veut s'affranchir des divisions, dans le but justement de ne pas reproduire les erreurs des générations passées.

Par Michaël SZTANKE , Julien ALRIC , Vincent ROUX

Les archives

08/06/2018 FRANCE

Que reste-t-il de la France "Black-Blanc-Beur" de 1998 ?

La plupart des Français savent où ils étaient ce soir-là. Le 12 juillet 1998, l'équipe de France est sacrée championne du monde de foot, après avoir battu le Brésil 3-0. Peu...

En savoir plus

25/05/2018 Roméo LANGLOIS

La bataille et ses héros en mémoire, Kobané se reconstruit

Dans le nord de la Syrie, Kobané a subi en 2014 une bataille longue et meurtrière, impliquant les jihadistes de l'EI, les forces kurdes et la coalition internationale. Plus de...

En savoir plus

11/05/2018 Thaïs BROUCK

En Somalie, que reste-t-il des pirates des temps modernes ?

Il y a encore dix ans, les pirates somaliens attaquaient fréquemment les bateaux au large de la Somalie, face à la côte du Puntland. À l'origine de cette vague de violence : la...

En savoir plus

28/04/2018 Amériques

Vidéo : San Francisco, une ville en sursis en attendant le "Big One"

Tous les Californiens le savent : un jour ou l'autre, il arrivera. Le "Big One", ce séisme majeur et catastrophique. Selon les experts, il devrait se produire dans les trois...

En savoir plus