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EUROPE

Le Nobel en crise à la suite d'une affaire de harcèlement sexuel

© Olafur Steinar Gestsson, Scanpix Denmark, AFP | La poétesse Katarina Frostenson, dont le mari est accusé de harcèlement sexuel par la presse suédoise.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 13/04/2018

La secrétaire perpétuelle de l'Académie suédoise chargée du Nobel de littérature a été poussée à la démission, jeudi, à la suite d'un scandale de harcèlement sexuel touchant le mari français de l'académicienne Katarina Frostenson.

L'Académie suédoise, qui décerne le Prix Nobel de littérature, a remercié jeudi 12 avril sa secrétaire perpétuelle, victime de divisions internes, à la suite d'accusations de harcèlement sexuel visant un intellectuel marié avec une académicienne.

En novembre 2017, le quotidien Dagens Nyheter avait publié les témoignages de 18 femmes affirmant avoir subi des violences ou des faits de harcèlement sexuel d'un homme d'origine française marié à une académicienne, la poétesse et dramaturge Katarina Frostenson. Celle-ci a annoncé jeudi quitter la prestigieuse institution.

Un Français au cœur du scandale

L'Académie a depuis novembre rompu tout lien avec le mari de Katarina Frostenson, lequel nie tout comportement criminel. Elle a également coupé ses subventions au lieu d'exposition qu'il dirige à Stockholm, couru des élites culturelles. Une enquête interne a été ouverte. Ses conclusions ne sont pas encore connues, et les académiciens sont tenus à un strict devoir de réserve.

Le directeur général de la Fondation Nobel, Lars Heikensten, s'est publiquement inquiété d'une "situation grave et difficile". Après la démission de trois de ses membres la semaine dernière, c'est la secrétaire perpétuelle de l’Académie qui a été poussée vers la sortie jeudi. "C'est la volonté de l'Académie que je quitte mon poste de secrétaire perpétuelle", a annoncé Sara Danius à la fin d'une réunion des sages.

Professeur de littérature à l'université de Stockholm, Sara Danius était la première femme à occuper ce poste.

Une affaire classée sans suite

Sur le plan judiciaire, le parquet de Stockholm a annoncé mi-mars qu'une partie de l'enquête ouverte contre l'homme au cœur du scandale avait été classée sans suite pour cause de prescription ou faute de preuves. Il s'agit de viols et d'agressions présumés commis en 2013 et 2015. Les faits non encore classés n'ont pas été divulgués.

Ce n'est pas la première fois que l'institution fait face à une vague de démissions. Trois académiciens avaient décidé en 1989 de ne plus occuper leur chaire face au refus de l'institution de condamner la fatwa frappant Salman Rushdie après la parution des "Versets sataniques". Elle avait fini par la dénoncer vingt-sept ans après.

Avec AFP

Première publication : 13/04/2018

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