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Syrie : la mission de l'OIAC n'a toujours pas accès à Douma

© Hasan Mohamed, AFP | Une roquette trouvée à Douma, dans la Ghouta orientale, le 22 janvier 2018.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 16/04/2018

Lundi, l'équipe d'experts de l’OIAC n'a pas pu entrer dans la ville syrienne de Douma, dans la Ghouta orientale, pour y enquêter sur l'attaque au gaz présumée du 7 avril. Damas et Moscou invoquent des "problèmes de sécurité".

Les experts de l'Organisation internationale pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) ont commencé leur mission dimanche, en Syrie, dans le plus grand secret. Ils ont pour mandat d'enquêter sur l'utilisation éventuelle d'armes chimiques dans la ville de Douma, le 7 avril dernier. Pourtant, lundi 16 avril, ils n’avaient toujours pas pu commencer leur travail, ni même entrer dans la ville de la Ghouta orientale.

La mission de l'OIAC "n'a pas encore été déployée à Douma", a annoncé à La Haye le directeur de l'organisation, Ahmet Uzumcu, lors d'une réunion d'urgence des États membres du conseil exécutif. La Syrie et la Russie ont invoqué des "problèmes de sécurité", a-t-il ajouté.

Selon l'ambassade russe auprès de l'OIAC, les enquêteurs auront accès au site mercredi. Un haut responsable russe a déclaré que les routes menant à Douma devaient encore être débarrassées des mines.  

Une mission qui s’annonce compliquée

Le travail des experts de l’OIAC, qui ne vise pas à identifier les auteurs d’une éventuelle attaque chimique, s'annonce d’emblée compliqué. Depuis le 7 avril, la zone est passée sous le contrôle du régime syrien et de la police militaire russe ; les derniers rebelles ont été évacués ; et les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont frappé la Syrie, en représailles au drame de Douma qui a fait au moins 40 morts et des centaines de blessés, selon les secouristes.

>> À lire : Syrie : de la difficulté d'enquêter sur les attaques chimiques

Les États-Unis soupçonnent la Russie d'avoir manipulé le site de Douma pour empêcher la découverte de preuves. "Les Russes pourraient avoir visité le site de l'attaque. Nous craignons qu'ils ne l'aient altéré dans l'intention de contrecarrer les efforts de la mission de l'OIAC pour mener une enquête efficace", a déclaré l'ambassadeur américain auprès de l'organisation, Ken Ward.

Moscou, grand allié de Damas, s'est pourtant engagé à "ne pas s'ingérer" dans le travail de la mission de l'OIAC. Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a par ailleurs nié toute mauvaise volonté, et souligné que la Russie était dès le début "pour une enquête impartiale". L’OIAC a été officiellement invitée par les autorités de Damas qui nient l’emploi d’armes chimiques dans le drame de Douma.

"Demander des comptes"

Le Royaume-Uni a quant à lui exhorté l'OIAC à "demander des comptes aux auteurs de l'attaque", sans quoi le monde risquerait "d'autres utilisations barbares d'armes chimiques, en Syrie et ailleurs". "Le régime syrien a une réputation odieuse d'utiliser des armes chimiques contre son propre peuple", a déclaré l'ambassadeur britannique à La Haye Peter Wilson, appelant les États membres de l'OIAC à prendre leurs "responsabilités".

Désormais, la priorité est le démantèlement total du programme chimique syrien, a déclaré l'ambassadeur français à La Haye, Philippe Lalliot. "Les faits sont là et têtus. Ils résistent aux mensonges les plus grossiers et aux dénégations les plus absurdes", a-t-il lâché, ajoutant qu'il n'y avait plus de doutes : "la Syrie a conservé un programme chimique clandestin depuis 2013".

Cette année-là, après l'attaque au gaz sarin de la Ghouta, qui déjà avait fait plusieurs centaines de morts, le régime de Bachar al-Assad avait fini par rejoindre l'OIAC sous la pression internationale, et pris l'engagement formel de déclarer tous ses stocks et de ne plus jamais utiliser d'armes chimiques.

Avec AFP

Première publication : 16/04/2018

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