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F1: qu'est-ce qui ne va pas chez Mercedes ?

© AFP/Archives | Lewis Hamilton, à Shanghai, le 13 avril 2018

SHANGHAI (AFP) - 

Trois Grand Prix en 2018 et toujours aucune victoire, ça n'était pas arrivé à Mercedes depuis le début de sa domination sur la Formule 1 en 2014. Qu'est-ce qui ne va pas chez les Flèches d'argent, pourtant données favorites à l'inter-saison ?

. Un Lewis Hamilton "sous-performant"

"Il faut que je retrouve mon niveau normal de performance avant de perdre davantage de points." Le constat est signé Lewis Hamilton après le Grand Prix de Chine, bouclé à la quatrième place dimanche. Le champion du monde en titre, 2e en Australie et 3e à Bahreïn, connaît son plus mauvais début de saison depuis 2016, quand il lui avait fallu attendre la sixième manche pour signer sa première victoire. Un démarrage façon diesel qui lui avait coûté le titre, au profit de son coéquipier allemand Nico Rosberg, malgré une fin d'année sur les chapeaux de roues. Comme en 2016, la baisse de régime du Britannique remonte en fait à la fin de saison précédente: Hamilton n'a plus gagné depuis le GP de Etats-Unis en octobre 2017. Fin 2015, il avait également concédé les trois dernières manches suivant le rendez-vous américain. "Nous sommes sous-performants mais je ne vais pas me laisser aller", promet le roi des qualifications, passé à côté de l'exercice lors des deux dernières courses (4e de la Q3).

Après un premier rendez-vous raté en Australie (8e), Valtteri Bottas limite les pertes pour son équipe, avec deux deuxième places. Comme l'an dernier, le numéro 2 de Mercedes supplée Hamilton dans ses moments de moins bien. Moins performant en qualifications que son alter ego chez Ferrari Kimi Räikkönen, il ne souffre pas de la comparaison avec son compatriote en course et compte dix points de plus au Championnat. Reste à voir comment le Finlandais gérera sur la durée la pression de sa prolongation de contrat espérée pour 2019.

. Une monoplace qui doit progresser

La Mercedes de 2018 est bien née, elle est même moins "diva" que son ancêtre de 2017, assure-t-on du côté de l'écurie allemande. S'il n'y a pas de raison d'en douter, force est de constater que Ferrari a beaucoup progressé cette année en matière de performance moteur, la force des Flèches d'argent après le passage au V6 turbo hybride en 2014. Pour preuve, depuis, la pole position n'avait pas échappé deux courses de suite à l'équipe de Toto Wolff avant les deux dernières semaines. "Ce week-end nous étions probablement troisième et quatrième" derrière les Ferrari, reconnaissait l'Autrichien dimanche. "L'équilibre des forces a changé en trois courses et il est clair que nous avons encore beaucoup à apprendre sur notre voiture et comment tirer le meilleur des pneumatiques", admet-il.

. Des erreurs stratégiques

Un bug de logiciel ayant faussé les calculs chronométriques de Mercedes a coûté la victoire à Hamilton en Australie au jeu des arrêts aux stands, rappelant l'importance de la stratégie dans un Championnat des plus serrés. En Chine, les Flèches d'argent semblaient avoir tout bon en arrêtant Bottas avant Vettel, ce qui a permis au Finlandais de prendre la place de l'Allemand, mais la voiture de sécurité entrée à mi-course a tout changé. Les Mercedes comme Ferrari se sont fait piéger par Red Bull, seule écurie de pointe à en avoir profité pour chausser des pneus neufs, qui ont permis à Daniel Ricciardo de filer vers le succès. Face à cette nouvelle erreur stratégique, Wolff plaide la bonne foi: "Nous pensions que conserver nos positions était plus important. Nous avions tort, mais ça n'était pas évident à ce moment de la course", qui n'avait pas encore vu de dépassement aux avant-postes. "Il faut nous reprendre", exhorte-t-il. "Nous avons connu des moments difficiles par le passé et avons fait preuve du bon état d'esprit pour réagir. Nous allons faire de même cette fois-ci."

© 2018 AFP