Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'INFO ÉCO

États-Unis-France : les taxes de la discorde

En savoir plus

DANS LA PRESSE

Loi asile-immigration : "hystérisation" ou "Bérézina morale"?

En savoir plus

L’invité du jour

Jean-Claude Heudin : "L’intelligence artificielle, c’est un peu comme la force dans Star Wars"

En savoir plus

FOCUS

Cameroun : les ravages du Tramadol, un opioïde prisé des jeunes

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"Emmanuel Macron courtise Donald Trump, mais est-ce bien utile ?"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Herman Van Rompuy : "On ne convaincra les Européens qu'avec des résultats"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Consultations citoyennes : les 27 vont débattre, mais de quoi ?

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Afrique du Sud : violentes manifestations à Mahikeng

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

La fin d'une ère : Arsène Wenger quitte Arsenal

En savoir plus

Macron favorable à un accord commercial UE-Nouvelle-Zélande mais avec des garanties

© POOL/AFP | Jacinda Ardern et Emmanuel Macron à l'ELysée le 16 avril 2018

PARIS (FRANCE) (AFP) - 

Emmanuel Macron s'est déclaré lundi favorable à la signature d'un accord commercial entre l'Union européenne et la Nouvelle-Zélande, à condition qu'il soit "cohérent" avec les principes sociaux, sanitaires et environnementaux européens.

Après s'être entretenu avec la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern à l'Elysée, le président a indiqué son "souhait" que les négociations ouvertes par Bruxelles pour un accord commercial avec Wellington puissent déboucher.

En septembre, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker avait souhaité que ces négociations, menées aussi avec l'Australie, puissent être conclues avant la fin de son mandat en 2019.

"Je ne crois pas que l'avenir de l'Union européenne soit dans la fermeture et l'absence d'accords commerciaux nouveaux", a déclaré Emmanuel Macron. Mais il faut prendre en compte les opinions publiques, qui "ne comprennent et n'acceptent plus que nous puissions négocier des accords commerciaux qui puissent être incohérents avec les politiques que nous menons", a-t-il ajouté.

"Les accords à venir doivent être cohérents (...) avec le modèle social que défend l'Europe, avec des engagements environnementaux et sanitaires", notamment dans l'agriculture, a précisé le président.

Avec la Nouvelle-Zélande, "nous avons une vision commune de ce que doivent être les nouveaux accords commerciaux", a-t-il souligné.

Mme Ardern, issue du Parti travailliste et au pouvoir depuis l'automne 2017, a également insisté sur la nécessité de "renforcer la confiance de l'opinion" sur ces accords. "Les préoccupations en Nouvelle-Zélande rejoignent celles de l'Europe", selon elle.

Le commerce bilatéral franco-néo-zélandais s'est établi à 913 millions d'euros en 2016, légèrement à l'avantage de la France (aéronautique, machines industrielles, agroalimentaire). Les produits agroalimentaires (viandes, lait, pêche...) représentent 50% des exportations néo-zélandaises vers la France.

Paris et Wellington ont en outre l'ambition d'"accroître et diversifier" leur coopération dans plusieurs domaines, notamment dans la lutte contre le réchauffement climatique ou la sécurité dans le Pacifique, où la France est présente, notamment en Polynésie.

M. Macron a rappelé que des dizaines de milliers de soldats néo-zélandais avaient combattu dans le nord de la France durant la guerre 14-18, jouant un rôle actif dans la "libération héroïque" de Le Quesnoy (Nord) en novembre 1918. 18.000 d'entre eux avaient péri.

Il a indiqué son intention de se rendre en Nouvelle-Zélande à une date qui n'a pas été fixée, alors qu'il visitera début mai l'Australie avant de se rendre en Nouvelle-Calédonie.

© 2018 AFP