Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DANS LA PRESSE

"Emmanuel Macron courtise Donald Trump, mais est-ce bien utile ?"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Afrique du Sud : violentes manifestations à Mahikeng

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

La fin d'une ère : Arsène Wenger quitte Arsenal

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Contestation sociale en France : l'impossible concertation ?

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

Dans la peau d'un batelier du Nord

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Le géant américain Starbucks accusé de racisme

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Emmanuel Macron peut-il réformer la Zone euro ?

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Café en capsules : "L'impact écologique est considérable"

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Qui a peur de la dette ?

En savoir plus

Toulouse: un juge décide qu'un bébé prénommé "Jihad" s'appellera "Jahid"

© AFP/Archives | Un juge aux Affaires familiales de Toulouse a décidé vendredi qu'un garçon né en août et que ses parents désiraient prénommer "Jihad" s?appellerait "Jahid" à l'état civil

TOULOUSE (AFP) - 

Un juge aux Affaires familiales de Toulouse a décidé vendredi qu'un garçon né en août et que ses parents désiraient prénommer "Jihad" s?appellerait "Jahid" à l'état civil, a-t-on appris lundi auprès du parquet.

Alors que ses parents souhaitent continuer à l'appeler Jihad "à l'oral", le magistrat a choisi "dans l'intérêt de l'enfant" d'intervertir les deux voyelles du prénom pour les registres d'état civil, a précisé la même source.

Jihad désigne, outre le concept de guerre sainte menée pour propager ou défendre l'islam, la "lutte" ou l'"effort", mais la mairie de Toulouse, dans un contexte marqué par des attentats et le jihadisme, avait fait un signalement auprès du procureur de la République.

En novembre à Nice, la mairie avait elle aussi saisi la justice après la naissance d'un garçon déclaré à l'état civil sous le nom de "Mohamed Nizar Merah", identique à celui du jihadiste auteur d'une tuerie à Toulouse et Montauban en 2012 et dont le frère a été jugé à Paris pour complicité d'assassinat. Mohamed Merah avait tué en mars 2012 sept personnes, dont trois enfants juifs.

La mairie de Nice avait estimé que le choix des parents "pouvait être contraire à l'intérêt de l'enfant" et l'avait assimilé à une apologie du terrorisme. Le parquet avait saisi le juge des Affaires familiales, avant que les parents de l'enfant renoncent au prénom.

En France, depuis 1993, les officiers d'état civil ne peuvent plus décider d'interdire un prénom. Les transmissions au parquet pour un changement de prénom sont très rares.

© 2018 AFP